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Infections en chirurgie et superbactéries : l'OMS harmonise les stratégies

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie de nouvelles recommandations pour les chirurgiens destinées tout à la fois à soigner à meilleur coût, limiter les infections et à arrêter la propagation des superbactéries.

Rédigé le , mis à jour le

Infections en chirurgie et superbactéries : l'OMS harmonise les stratégies

Sur la base de 26 méta-analyses récentes, vingt experts mondiaux viennent de formuler 29 recommandations concrètes "pour la prévention des infections sur le site opératoire". Publiées ce 2 novembre dans The Lancet Infectious Diseases, elles devraient devenir les "réflexes" de demain.

Ainsi, expliquent les experts, "la préparation à une intervention chirurgicale devrait toujours comporter un bain ou une douche, mais pas de rasage". Par ailleurs, "les antibiotiques ne devraient être utilisés qu’en prévention des infections avant et pendant l’opération, pas après"…

Des recommandations harmonisées

Il n’y avait jusqu’à présent "aucune ligne directrice internationale, fondée sur des bases factuelles", tandis qu’il existait " des incohérences dans l’interprétation des faits et des recommandations dans les directives nationales [en vigueur]", constate l’OMS. "Ces nouvelles lignes directrices sont valables pour tous les pays, peuvent être adaptées aux conditions locales et prennent en compte la validité des données scientifiques disponibles, les conséquences en termes de coût et de ressources, ainsi que les valeurs et les préférences des patients".

"Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 11% des patients opérés sont infectés au cours de l’intervention. En Afrique, jusqu’à 20 % des femmes ayant une césarienne contractent une infection de la plaie, ce qui compromet leur santé et leur capacité de s’occuper de leurs enfants", précise l’OMS dans un communiqué. "Mais le problème des infections du site opératoire n’est pas réservé aux pays pauvres. Aux États-Unis, elles contribuent à plus de 400.000 journées supplémentaires d’hospitalisation, augmentant les dépenses totales de 900 millions de dollars par an".

Selon l’OMS, une étude pilote dans 4 pays africains aurait mis en évidence que l’application d’une sélection des nouvelles recommandations pouvait entraîner une baisse de 39% du nombre des infections du site opératoire. Sur cette base, l’organisation annonce être en train de préparer "un guide et un kit pratique" destinés à une large diffusion.

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