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Les sept travaux de recherche médicale les plus enthousiasmants de 2016

Si une étude isolée ne prouve rien, et qu'il faut toujours attendre que ses résultats soient reproduits de manière indépendante avant d'envisager de sabrer le champagne, plusieurs publications scientifiques vous ont particulièrement enthousiasmé cette année. Innovations technologiques, stratégies thérapeutiques, succès expérimentaux... sept annonces ont particulièrement retenu votre attention, et celle de l'équipe d'Allodocteurs.fr.

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Les sept travaux de recherche médicale les plus enthousiasmants de 2016
Les sept travaux de recherche médicale les plus enthousiasmants de 2016

Un minuscule capteur résorbable pour veiller sur le cerveau – janvier 2016

Jusqu'à présent, surveiller la température et la pression à l'intérieur du cerveau nécessite des interventions chirurgicales délicates, ainsi qu'une débauche de câbles qui limitent les mouvements du patient et augmentent les risques d'infection.

En janvier, des chercheurs de l'Illinois ont présenté dans la revue Nature un dispositif qui pourrait révolutionner la pratique : un implant minuscule qui se dissout en quelques semaines sans laisser de traces.

Paludisme : un protocole prometteur pour réduire les risques de transmission lors des transfusions – avril 2016

Élaboré il y a plusieurs années, un protocole de traitement du sang destiné a inactiver l’agent infectieux du paludisme durant une transfusion a, pour la première fois, été expérimenté en conditions réelles au Ghana.

Les résultats, publiés fin avril dans The Lancet, montre que la méthode réduit significativement le risque d’infection.

Cancer : des ultrasons pour rendre le cerveau perméable aux traitements – juin 2016

À gauche, le schéma d'implantation du dispositif. À droite, le matériel utilisé pour l'intervention. (crédits : Alexandre Carpentier et al., Sci Transl Med 2016;8:343re2)

La barrière physiologique qui protège le cerveau des infections limite aussi très fortement la diffusion des traitements de chimiothérapie chez les patients atteints de tumeurs cérébrales.

Des chercheurs français ont présenté mi-juin les résultats d'un essai clinique dans lequel ce filtre est rendu perméable de façon transitoire grâce à l'action d'ultrasons.

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Imprimer en 3D des implants osseux résorbables – septembre 2016

Et si l’on pouvait imprimer, sur demande, des os ou des mâchoires en bloc opératoire ?

Des chercheurs nord-américains ont récemment présenté un matériau étonnant, destiné à réaliser des impressions 3D. Goutte à goutte (jusqu’à 275 cm3 par heure !), il permet de dessiner des os ou des mâchoires aux propriétés physiques et mécaniques très intéressantes. À la fois souple, poreux et solide, il se laisse rapidement coloniser par de vraies cellules osseuses. Des expériences in vitro sur des cellules de diverses espèces (y compris humaine) semble montrer qu’il constitue un terrain favorable à la croissance cellulaire.

Reprogrammer les cellules de peau d'un individu...

Des cellules de peau prélevées sur un macaque ont été reprogrammées et utilisées avec succès pour "régénérer" le coeur endommagé d'autres singes, selon une étude publiée début octobre dans la revue Nature.

L'expérience a été réalisée avec les cellules de peau d'un macaque "donneur", reprogrammées en cellules souches pour obtenir des cellules de muscle cardiaque pour d'autres macaques. Leur prouesse a été de faire correspondre une protéine particulière du système immunitaire entre donneur et receveur afin d'assurer la compatibilité des cellules souches reprogrammées.

Des ovules viables dérivés de cellules de peau (de souris !), et entièrement cultivés en laboratoire, ont été fécondés avec succès. Une première "made in Japan", qui fait l’objet d’une publication mi-octobre dans la revue Nature.

Vingt-six souriceaux seraient nés "en bonne santé" à l’issue d’une FIV réalisée sur ces cellules. D'après l’un des co-auteurs, plusieurs de ces souris auraient elles-mêmes procréé durant l’année écoulée !

Paralysie : reconnecter cerveau et moelle épinière en Bluetooth ? – novembre 2016

En cas de lésion de la moelle épinière, les signaux nerveux envoyés par le cerveau ne peuvent être acheminés jusqu’aux membres.

Depuis plusieurs années, de nombreuses équipes de par le monde cherchent à acheminer ces signaux vers la zone située en-deçà des lésions. En novembre, une équipe franco-suisse a annoncé que des macaques paralysés d'une jambe, suite à une lésion partielle de la moelle épinière, ont pu retrouver le contrôle de ce membre grâce à la connexion artificielle du cerveau, par Bluetooth, avec une zone inférieure de la colonne vertébrale.

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