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Faut-il baisser le numerus clausus des sages-femmes ?

Faut-il baisser le numerus clausus des sages-femmes, autrement dit, le nombre d'étudiants admis à l'école ? Le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes le recommande, et suggère de mettre en œuvre cette mesure dès la rentrée universitaire prochaine. Une manière de rééquilibrer les disparités régionales et de réduire les difficultés d’accès à l’emploi des jeunes diplômés. Mais cette proposition n’est pas franchement du goût des organisations syndicales.

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Faut-il baisser le numerus clausus des sages-femmes ?

 Aux quatre coins de la France, elles sont nombreuses à enchaîner les contrats de quelques semaines dans les maternités. A peine embauchées, et déjà à la recherche d'un nouvel emploi. Dès la sortie d’école, beaucoup de sages-femmes ont du mal à trouver un poste stable et elles font bien souvent le tour du pays pour rester actives. Le nombre de sages-femmes a en effet augmenté de plus de 70% depuis vingt ans, quand le nombre de naissance a  lui-même augmenté de 10% dans le même temps.

Une situation critique qui ne risque pas de s'arranger. "On craint de graves difficultés d’emploi pour les sages-femmes. Aujourd'hui le taux de chômage s'élève à 3%, mais en 2021 on aura 4.000 sages-femmes de plus sur le terrain. On est aujourd’hui 22.000, en 2021 on sera 26.000, et si on continue au même rythme on dépassera les 30.000 en 2031", explique Marianne Benoit Truong, vice-présidente du Conseil national de l'Ordre des sages-femmes. 

L'institution propose donc une baisse du numerus clausus d'environ 10% sur cinq ans, soit près de 100 places en moins. Une réduction qui serait modulée par région dès la rentrée universitaire prochaine, mais une réduction inappropriée aux yeux d'organisations syndicales comme l'Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes (ONSSF). "Diminuer le numerus clausus des sages-femmes, soit le nombre de sages-femmes qui sortiraient dans les années a venir, c’est à contre-courant, parce que nous avons des compétences comme le suivi gynécologique de prévention, la vaccination ou  l'IVG médicamenteuse. Nous n'avons pas encore exercé ces compétences pleinement que déjà, on nous retire des sages-femmes. C'est vraiment trop tôt", déclare Caroline Raquin, présidente du syndicat.

La question du numerus clausus fait débat, mais elle n'est pas encore tranchée. La ministre de la santé, Marisol Touraine, devrait se prononcer sur la question avant le 31 décembre 2016. 

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