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Somnifères : sortir de la dépendance

Les Français en consomment beaucoup trop. Les somnifères sont parfois le seul moyen de retrouver le sommeil, mais leur consommation n'est pas sans risque. Comment se libérer d'une dépendance ? Quelles sont les alternatives aux somnifères contre les problèmes de sommeil ?

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Somnifères : sortir de la dépendance
Somnifères : sortir de la dépendance
Sommaire

Comment agissent les somnifères ?

Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent l'action des somnifères.

Les phases sommeil/éveil sont régulées par notre cerveau. Tant que notre œil perçoit la lumière du jour, des signaux sont envoyés à l'hypothalamus pour libérer cinq substances qui vont nous maintenir éveillées : l'histamine, le glutamate, l'acétylcholine, la noradrénaline et la sérotonine.

Quand la luminosité baisse, les signaux cessent et l'hypothalamus ordonne la libération de l'hormone du sommeil, la mélatonine. Sa sécrétion suit le rythme de l'horloge biologique. Elle commence à être secrétée vers 21h et s'arrête vers 7h30 du matin. Durant cet intervalle, certains neurones désactivent leurs productions (ils se mettent au repos) alors que d'autres empêchent l'éveil. Il arrive que cette horloge biologique soit déréglée pour une raison ou une autre et des troubles du sommeil apparaissent.

Plusieurs familles de somnifères existent, chacune avec ses propriétés et ses effets indésirables. Certains contiennent de la mélatonine et vont avoir une action sédative. Ceux qu'on appelle des somnifères sont le plus souvent des hypnotiques, ils agissent directement au niveau du cerveau en rendant les neurones moins excitables. L'activité neuronale se réduit et on entre dans la phase de sommeil. Mais les somnifères n'ont pas que des propriétés calmantes et apaisantes.

Somnifères : se libérer de la dépendance

Pour vaincre ses troubles du sommeil, Janine, 86 ans, prend des somnifères tous les soirs.

Beaucoup de personnes qui souffrent d'insomnies continuent à prendre des somnifères même s'ils n'agissent plus. Des problèmes d'accoutumance et de dépendance auxquels sont confrontés patients et médecins.

La sophrologie comme alternative aux somnifères

Les bienfaits de la sophrologie

En complément des prises en charge de sevrage classique, la thérapie cognitive et comportementale ou encore la sophrologie peuvent permettre de décrocher des somnifères et de retrouver le sommeil.

La sophrologie a pour but d'arriver à un état privilégié, entre veille et sommeil. La personne va pouvoir alors stimuler différentes capacités qu'elle ne soupçonne pas ou qu'elle exploite peu. Elle devient capable de se détendre, de se concentrer, de gérer son stress et ses émotions, mais aussi de mieux mémoriser, de positiver et de se dépasser.

La sophrologie se pratique sous forme de séances régulières. Des conseils de respiration et de visualisation sont formulés par le sophrologue. Le corps se détend au son de sa voix. Une fois les tensions éliminées, il est possible d'atteindre des zones de la conscience inaccessibles en temps normal.

Bien dormir grâce aux plantes

La phytothérapie, une alternative aux somnifères

"Dormir comme un bébé" un lointain souvenir, voire un rêve, pour beaucoup de personnes âgées. Avec l'âge, le sommeil se transforme, les nuits sont plus courtes et les réveils plus fréquents.

Un tiers des plus de 65 ans consomme régulièrement des somnifères selon la Haute Autorité de Santé, qui voudrait voir diminuer ces prescriptions. Dans plus d'un cas sur deux, ces traitements ne seraient pas indiqués et ils peuvent avoir des effets secondaires importants : dépendance, chutes, troubles de la mémoire.

Mais pour régler ces troubles nocturnes qui peuvent gâcher la vie, certains seniors préfèrent les plantes aux somnifères. Dans ce domaine, l'automédication est proscrite. Il ne faut pas remplacer les somnifères par les plantes du jour au lendemain, et un spécialiste doit vous conseiller un cocktail de plantes adapté à votre cas.

Somnifères : lutter contre la dépendance grâce aux TCC

En quoi consistent les thérapies comportementales et cognitives ?

Près de quatre millions de Français prennent des médicaments pour dormir. 40% des personnes âgées sont concernées. Si cette aide chimique peut être nécessaire à certaines périodes de la vie pour atténuer l'anxiété et retrouver le chemin du sommeil, elle comporte néanmoins des risques à long terme. La dépendance aux somnifères est en effet compliquée à gérer et nécessite un véritable suivi.

Souvent utilisées pour atténuer les troubles obsessionnels compulsifs et les phobies, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont également efficaces pour accompagner les patients souhaitant diminuer leur prise de somnifères.

En thérapie comportementale et cognitive, le patient apprend à repérer les situations qui posent problème et ce qu'elles déclenchent comme émotions, pensées et comportements. Le but étant de parvenir à modifier ces pensées négatives.

Arrêt des somnifères : un parcours compliqué

Le biofeedback est une technique de relaxation qui apprend au patient à agir sur son état d'anxiété, notamment grâce à la respiration.

Le parcours de sevrage s'avère souvent compliqué. Pour réduire sa consommation de somnifères, l'écoute d'un psychiatre et le recours à des outils de relaxation peuvent être pertinents.

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