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Les somnifères

Ch@t du 15 mars 2012 de 15h à 16h : les réponses du Dr Frédérique Aussert, médecin généraliste, spécialiste du sommeil et au Dr Marie-Françoise Vecchierini, médecin du sommeil.

Rédigé le , mis à jour le

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Sommaire

Les réponses du Dr Frédérique Aussert, médecin généraliste, spécialiste du sommeil

  • J'ai un sommeil lourd, je dors profondément il est difficile de me réveiller. Par contre, je n'arrive à m'endormir qu'à 3h-4h du matin, comment faire pour régler mon horloge biologique à nouveau sans somnifères ?

C'est dans ces conditions que la mélatonine, dont la prescription doit être encadrée par un médecin spécialiste du sommeil, peut-être utile et particulièrement indiquée.

Tous les deux sont des médicaments inducteurs de sommeil, donc des hypnotiques, la molécule n'est simplement pas la même donc les effets secondaires, notamment à court terme, peuvent être un peu différents.

  • Je me réveille à 4 heures du matin (suite à une incontinence urinaire), ensuite, j'ai du mal à me rendormir. Mon médecin référent m'a prescrit un antidépresseur, Seroplex®. Y a-t-il un risque d'accoutumance ? Je me considère comme angoissée et non déprimée.

Il y a toujours un petit risque d'accoutumance avec les médicaments psychotropes, ceci étant il est probablement bien moins important qu'avec les hypnotiques et les anxiolytiques.

  • Tous les problèmes de sommeil ont-ils des causes curables ? J'ai essayé différents somnifères : mais toujours aussi épuisé la journée comme si je n'avais pas dormi.

Oui, tous les problèmes de sommeil sont curables à condition qu'on ait bien identifié la cause de l'insomnie, ce qui permettra de bien cibler le traitement.

  • Je prends du Donormyl® sans ordonnance de temps en temps pour éviter les hypnotiques. Est-il inoffensif ou finalement plus nocif que le Stilnox® par exemple ?

Le Donormyl® est un anti-histaminique donc ne fait pas partie des médicaments psychotropes, sa prise ponctuelle ne pose pas de problèmes spécifiques.

  • La mélatonine me semble indiquée pour régler mon horloge biologique... Mon médecin traitant peut-il me la prescrire ou dois-je aller voir un médecin du sommeil ?

Les médecins généralistes sont, de manière générale, très peu formés à la prescription de la mélatonine, et vous serez certainement mieux pris en charge par un médecin spécialiste du sommeil.

  • Je n'ai pas de problème d'endormissement, mais je me réveille tous les jours vers 4-5 h du matin, sans arriver à me rendormir, que faire pour me sentir moins fatigué ?

Il va falloir se poser la question du diagnostic de cette insomnie de fin de nuit : dépression, problème de rythme de sommeil, anxiété... et y remédier pour avoir un temps total de sommeil correct.

  • Est-il recommandé de donner Dornomyl® aux nourrissons de moins de 6 mois ? Y a-t-il une autre méthode pour faire dormir un bébé malgré un bon allaitement ?

Aucun médicament n'est recommandé chez le nourrisson, une prise en charge comportementale porte ses fruits dans l'immense majorité des cas.

Oui : les hypnotiques, les anti-histaminiques et les antidépresseurs, et la mélatonine pour les troubles de l'horloge biologique.

  • Je prends du Stylnox® depuis deux ans à cause de mes difficultés d'endormissement, je suis somnolente en journée. Est-ce un effet secondaire ?

A priori non car le Stilnox® a une demi vie courte, en tout cas ne peut induire de somnolence sur la deuxième partie de la journée.

  • L'accès aux centres du sommeil (à Paris en tous cas) est très difficile (plus de six mois au moins et avec un courrier du généraliste), mais sont-ils les seuls aptes à trouver les causes des problèmes de sommeil ?

Il est vrai que les spécialistes du sommeil sont peu nombreux, il existe cependant des prises en charge possibles avec des délais moins importants par des centre privés, qui ont de meilleurs délais que les centres hospitaliers.

  • J'ai été sous traitement de Mépronizine® pendant deux ans qui marche très bien sauf qu'il a été retiré du marché pourquoi ? Quel autre médicament peut le remplacer ?

Les médicaments qui sont retirés du marché sont ceux qui ont montré le plus d'effets secondaires, il n'y a pas d'équivalent pharmacologique, il faut rediscuter l'indication d'un traitement médicamenteux au cas par cas.

Il va falloir mettre en place d'autres alternatives aux somnifères et ensuite seulement entreprendre un sevrage sur plusieurs mois.

Quelle que soit la dose initiale il y a un risque d'accoutumance et de dépendance à moyen et long terme.

  • Comment trouver un médecin spécialiste du sommeil pour un enfant ?

Il y a des centres hospitaliers de référence pour le sommeil de l'enfant, par ailleurs si vous habitez en Ile-de-France vous pouvez vous adresser au Réseau Morphée.

  • J'ai 26 ans et des troubles du sommeil depuis mes 14-15 ans, une étude de mon sommeil peut-elle être utile pour comprendre mon problème avec le sommeil ?

Une étude oui, pas forcément un enregistrement de votre sommeil.

  • Mon père de 80 ans se réveille systématiquement à 3h et dit ne pas pouvoir se rendormir. Je lui dis que c'est normal car il dort beaucoup la journée et à très peu d'activité, il veut des somnifères, je ne veux pas car il se trompe déjà dans ses médicaments, sédatifs parce qu'ils ne fonctionnent pas. Que lui donner de naturel ?

Tournez-vous vers la phytothérapie, notamment les médicaments à base de valériane.

  • J'ai travaillé la nuit pendant 10 ans et je garde un endormissement tardif vers 1h et le matin, c'est une torture de me lever tôt, je reprends du dynamisme vers 11h, midi et je suis fatiguée toute l'année, pourtant je ne travaille plus. Que faire ? Je suis une femme et j'ai 44 ans.

C'est dans ces cas où l'horloge biologique reste décalée qu'un médecin spécialiste du sommeil peut poser l'indication d'un traitement par mélatonine.

  • Tous les médecins s'accordent à ne pas conseiller l'utilisation d'hypnotiques au long cours, mais aucun ne peut donner précisément une liste de répercussions à moyen et long terme. Êtes-vous en mesure de le faire et si non pourquoi ?

Bien sûr qu'on est en mesure de la faire. La grande majorité des effets secondaires sont connus, notamment ceux à moyen terme, pour les effets à long terme c'est plus compliqué car il faut plus de recul et des études rétrospectives de grande envergure.

  • Prenant du Lexomil® depuis de nombreuses années je n'arrive pas à descendre en dessous 1/2 chaque nuit. Après de nombreuses tentatives, j'ai toujours un effet rebond. Que faire ?

Mettre en œuvre d'autres méthodes pour trouver le sommeil et ensuite reprendre un sevrage plus progressif sur plusieurs mois.

  • Mon conjoint prend des somnifères (petite dose) et antidépresseurs depuis 2003 notamment Noctran® qui depuis peu n'est plus prescrit, donc le docteur lui a prescrit Stilnox® mais il ne trouvait plus le sommeil, changement de prescription avec Temesta®, Atarax®, moi je souhaiterais qu'il arrête les médicaments mais pas facile ! On se sent impuissant ! Comment le faire arrêter ?

Conseillez lui de consulter un médecin spécialiste du sommeil qui pourra lui proposer des alternatives aux traitements médicamenteux et ensuite l'aider au sevrage.

  • Comment se sevrer du Rivotril® un comprimé par soir ? Y a-t-il un substitut ? Mon médecin généraliste semble démuni.

Le sevrage du Rivotril® doit se faire très progressivement sur une durée très longue si on veut qu'il se passe bien, donc passer à la posologie en goutte sera plus simple pour gérer le sevrage plus progressivement.

  • Je suis en train de plonger dans la dépression et ne dort plus la nuit. M'étant sevrée seule autrefois d'Effexor et de Deroxat® en raison de troubles énurétiques importants, quelles solutions s'offrent à moi aujourd'hui pour passer ce mauvais cap ? (traitement par homéopathie ?). J'ai très peur des anxiolytiques, benzodiazépines et autres...

Si vous ne voulez plus de médicaments il faut vous tourner vers la sophrologie et la prise en charge en thérapie comportementale et cognitive pour votre dépression.

  • Je prends du Donormil® à raison d'un demi comprimé par soir depuis quatre ans, est-ce mauvais pour ma santé ?

Toute prise quotidienne de médicaments n'est pas recommandée dans les troubles du sommeil, ceci étant le Donormyl® ne fait pas partie des psychotropes et donc n'a pas les mêmes effets secondaires à moyen et long terme.

  • Je prends un 1/2 Lexomil® tous les soirs, on m'a conseillé de le remplacer progressivement par un produit naturel comme l'euphytose est-ce une solution efficace sinon quoi faire ?

Pourquoi pas, l'important est d'arrêter très progressivement le Lexomil® pour qu'il n'y ait pas de rebond d'insomnie.

  • Mon manque de sommeil est très compliqué à gérer avec le quotidien. Je prends depuis quelques mois du zolpidem, environ 3 fois par semaine afin de pouvoir dormir un minimum (un comprimé), y a-t-il un risque de dépendance à long terme ? À part la sophrologie (séances très chères), que puis-je envisager ?

Oui, il y a un risque de dépendance, la prise en charge en sophrologie pour le sommeil se passe généralement sur 5 séances d'une heure, avec possibilité de thérapies de groupe, donc ça réduit considérablement les coûts. La thérapie comportementale est une bonne alternative, mais souvent non remboursée si faite par un psychologue.

  • Je prends un demi Lexomil® tous les soirs depuis deux ans. Comment l'arrêter ? Passer à 1/4 directement ? J'ai déjà essayé mais mon sommeil était vraiment perturbé.

Il faut faire une étape intermédiaire : 1/4 un jour sur deux et 1/2 un jour sur 2 pendant au moins 15 jours puis poursuivre la décroissance très lentement en faisant autant de paliers que nécessaire.

  • La mélatonine peut-elle remplacer Imovane® ou Havlane® ?

Absolument pas, la mélatonine n'est pas un inducteur de sommeil mais un régulateur d'horloge biologique, ses indications sont donc très spécifiques.

  • Je prends 8 gouttes de Laroxyl® et un comprimé de Lyrica® pour cause de fibromyalgie et malgré tout ça je dors très mal, est-ce suffisant pour pouvoir dormir ?

Ces deux médicaments ont une action sur le sommeil c'est vrai, il faut cependant chercher les causes qui perturbent votre sommeil pour savoir si ce sont les médicaments adaptés à votre cas.

  • Depuis que je suis en retraite, je dors beaucoup trop (12 h). Je prends des antidépresseurs depuis longtemps et pas de somnifères. Comment lutter contre cette nouvelle torpeur ?

Il faut savoir à quoi elle est due : sommeil non récupérateur, de mauvaise qualité donc compensation par une longue durée de sommeil, ou syndrome dépressif avec refuge dans le sommeil ? Faites le point avec votre médecin traitant à ce sujet.

  • Mon fils de 3 ans a du mal à s'endormir il nous réclame de rester avec lui après le câlin du soir et dort avec la lumière du couloir toute la nuit (quand il n'allume pas le plafonnier de sa chambre en pleine nuit). Depuis bébé, il se réveille à 6h30 qu'il ait veillé un peu ou non. Souvent c'est pour réclamer le canapé et un dessin animé. Nous le laissons en regarder le matin. Que faire ?

Je vous conseille de vous connecter sur le site du Réseau Morphée vous y trouverez un DVD en ligne sur le sommeil de l'enfant et un forum dédié au sommeil de l'enfant où vous trouverez les réponses à vos questions.

  • Depuis que j'ai un masque pour les apnées du sommeil je dors mieux la nuit mais je n'ai pas rétabli mes horaires. Je m'endors à deux ou trois heures pour me réveiller à neuf ou dix heures du matin heureusement je suis retraitée ! Que faire ?

Il s'agit sûrement d'un problème d'horloge biologique un peu décalée, parlez-en à un spécialiste du sommeil pour discuter de l'indication de la mélatonine.

  • Mon père de 78 ans s'endort facilement vers minuit puis se réveille deux heures après, se lève pendant deux heures puis prend un 1/2 Stilnox® pour finir sa nuit (il dort souvent jusqu'à 10 ou 11h). Prend-il des risques inutiles ? Il me dit qu'à son âge, ça ne peut pas lui faire de mal.

Oui il prend des risques : augmentation du risque de chute et donc de fractures, notamment col du fémur, troubles de la mémoire et de la concentration.

  • Si le sevrage du Rivotril® est long, comment se sevrer vu son retrait des pharmacies ?

Il ne s'agit pas d'un retrait mais d'une modification des règles de prescription.

  • J'aimerais essayer la mélatonine. Est-elle délivrée sans ordonnance ? Existe-t-il des somnifères efficaces délivrés sans ordonnance. J'ai déjà essayé Euphytose® ou médicament identique et aucun effet sur moi.

La mélatonine est sur ordonnance, ce n'est pas un somnifère mais un régulateur de l'horloge biologique donc pas indiqué et efficace chez tout le monde, le seul produit sans ordonnance est un anti-histaminique.

  • Quand je me réveille au milieu de la nuit je perds mon sommeil, que me conseillez-vous ?

De ne pas rester au lit si vous ne vous rendormez pas dans les 25 minutes, de faire une activité calme et non stimulante et de ne vous remettre au lit qu'en présence de signaux de sommeil.

  • Un dosage de la TSH (TSH-US) à 1.02 mui/l peut-il jouer un rôle dans mon insomnie ?

Les dysfonctionnements de la thyroïde ont une incidence sur le sommeil.

  • Mon compagnon me dit que je ronfle très fortement depuis que je prends du Stylnox®. Est-ce possible ?

Les hypnotiques modifient l'architecture du sommeil donc ça peut être par ce biais là que le ronflement se modifie, par contre le Stilnox® n'entraîne pas en lui-même de ronflements.

Ca dépend de la cause initiale de prise du Lexomil®.

  • Je pars en vacances aux USA (côté Est) deux semaines. J'ai toujours beaucoup de mal à caler et recaler mon sommeil ce qui me gâche souvent mes vacances. Dois-je prendre de la mélatonine le matin sur place et le soir au retour ? Je n'ai jamais essayé mais c'est en vente libre là bas...

Certainement pas le matin, éventuellement vers 22h le soir pendant quelques jours. Mais vous pouvez aussi être très efficace en jouant sur l'exposition à la lumière : exposition +++ à la lumière le soir et lunettes de soleil le matin.

  • Je n'arrive pas à trouver mon rythme de sommeil, le temps de sommeil dont j'ai besoin. J'ai tout essayé (hypnose, acupuncture, sophrologie, homéopathie etc.) J'essaye de me passer de mes somnifères mais je me réveille au bout de deux heures et n'arrête pas de me réveiller (3-4 fois/heure). Je suis épuisée. Mon médecin n'arrive pas à m'aider.

Si votre sommeil est fragmenté à ce point il faut voir un spécialiste du sommeil pour éliminer une étiologie organique à ces multiples éveils nocturnes.

  • La mélisse a-t-elle des effets prouvés ?

Les études validées ont surtout porté sur la valériane, la mélisse cependant est connue pour ses vertus apaisantes.

  • Il ne faut pas rester au lit quand on n'a pas sommeil. Mais comment faire quand au bout de pas mal d'heures le sommeil ne vient pas ? Faire nuit blanche ? Je culpabilise de ne pas rester au lit... J'ai peur de gâcher encore plus.

Plus vous passez de temps au lit à ne pas dormir plus votre cerveau associe le lit à l'insomnie et non au sommeil. Rester au lit sans dormir ne repose pas, et en général est plutôt éveillant car on se focalise sur une idée fixe : se rendormir à tout prix, ce qui a souvent l'effet contraire à celui voulu !

  • Quels sont précisément les effets à moyen terme de l'utilisation du Stylnox® ?

Troubles de la concentration, de la mémoire, accoutumance et dépendance.

  • Des réveils nocturnes fréquents, toutes les heures, ou deux heures, fin de nuit vers 5 h. Après test, en milieu hospitalier, (pneumologie) ni apnée ni autre problème. Vers qui me diriger pour trouver une solution ?

Sophrologie, thérapie comportementale et cognitive.

  • J'ai l'impression que les périodes où je travaille de nuit j'ai moins de difficultés à dormir quand je rentre du boulot. À l'inverse quand je suis du matin je dois prendre des somnifères et j'ai un sommeil très mauvais. Est-ce possible de vivre en décalé en permanence ?

Bien sûr, ça dépend comment s'est calée votre horloge biologique. Si vous passez plus de temps à être éveillée la nuit votre horloge va se caler sur ce rythme.

  • Je suis obligée de prendre un Lexomil® chaque soir pour m'endormir. Comment pourrais-je m'en passer ?

En trouvant des alternatives pour gérer votre endormissement et ensuite en entamant un sevrage très progressif.

  • Le reportage a montré la sophrologie, mais en quoi consiste la thérapie comportementale dont il était aussi question ?

Regardez sur le site du réseau Morphée vous y trouverez des informations sur le sujet.

Les réponses du Dr Marie-Françoise Vecchierini, médecin du sommeil

  • Mon généraliste a de la réticence à me délivrer des somnifères, ce que je peux comprendre, mais je n'arrive plus à trouver le sommeil et je suis tendue, irritable et moins efficace au travail. J'ai essayé la sophrologie, sans grand résultat. Que faire ?

Faites le point dans un centre du sommeil avec un mot de votre généraliste.

À deux mois, il est normal que votre bébé ne fasse pas ses nuits. Il ne faut surtout rien lui donner.

  • Je veux savoir s'il existe des personnes qui ne dorment presque jamais ?

Il existe des courts dormeurs qui ne dorment que 5 à 6 heures par nuit.

  • Dans quelle mesure l'utilisation du Stylnox® est nocive à moyen et long terme ?

Il n'est jamais recommandé de prendre des hypnotiques à long terme.

  • J'ai un problème avec les benzodiazépines, en effet, Imovane®, Stillnox®, Noctamide®, ou encore Lorazepam® ont des effets stimulants chez moi... Dois-je consulter un spécialiste pour essayer de comprendre pourquoi ?

Il est rare mais connu que certains produits ont chez certains sujets l'effet opposé de ce qu'il est habituel d'attendre.

  • Mon père se dit insomniaque et prend du Stilnox® toutes les nuits, mais il dort très souvent au cours de la journée, presque dès qu'il veut s'asseoir et ne se lève que vers 10 ou 11 heures du matin. Comment peut-il recaler son sommeil ?

Il faut commencer par connaître les habitudes de veille et de sommeil de votre papa, faites lui remplir un agenda du sommeil.

  • Grandes difficultés d'endormissement, réveils nocturnes très fréquents après les deux premiers cycles de sommeil. Quel traitement envisager ?

Il faut commencer par déterminer la cause de ces insomnies.

  • Quelle est la meilleure attitude à adopter pour faire face au jetlag ?

Il est possible de s'aider par la lumière, la mélatonine, voire dans certains cas d'un hypnotique sur quelques jours...

  • Je prends depuis une dizaine d'années du Séresta® 50 (1/4). Comment effectuer un sevrage ? J'ai essayé à plusieurs reprises, mais le fait de ne pas le prendre m'empêche de m'endormir.

Il faut choisir le bon moment, diminuer très progressivement la dose de Séresta® (c'est long) et vous faire aider par une technique non médicamenteuse.

  • J'ai cherché des médecins du sommeil mais je n'en trouve pas dans les pages jaunes, sont-ils rares dans notre pays, ou s'appellent-ils différemment ?

Regardez sur Internet dans le cadre de l'APHP ou téléphonez à l'INSV (Institut national de la Veille et du sommeil) ou à la Société de recherche et de médecine du sommeil qui vous donnera des adresses.

  • Suite à des acouphènes je prends du Rivotril® pour dormir. Deux gouttes maintenant suffisent à m'endormir. Le Rivotril® est-il un somnifère ?

Le Rivotril® n'est pas un hypnotique.

  • Je m'endors toujours tard mais je dors cependant assez longtemps le problème est que je n'arrive pas à me réveiller en forme. Les somnifères peuvent-ils aider ?

Non, les somnifères n'ont pas d'indication dans ce cas.

  • Depuis dix ans je prends un quart de Lexomyl® tous les soirs, je voudrais tant l'arrêter, de ma propre initiative en prenant la moitié du quart pendant 15 jours puis essayer définitivement de le supprimer. Est-ce possible sans effet rebond ?

Oui c'est possible mais il faut être patient...

Il n'y a pas de contre-indication pharmacologique à cette association mais il faut se poser la question de l'utilité d'associer plusieurs molécules.

  • Une pharmacienne m'a dit que le Dornomyl®, c'était du Lexomil® à plus faible dose. Est-ce vrai ?

Non, ce sont deux catégories de molécules différentes.

  • Je travaille de nuit et j'ai beaucoup de mal à m'endormir quand je suis en repos (3-4 h du matin) et mon rythme est décalé. Le Stilnox® est sans effet, que faire ?

Voyez un médecin du travail et connaissant les rythmes de sommeil, il pourra vous aider au moins partiellement.

  • Je suis une infirmière SAMU qui pendant huit ans a travaillé de nuit et s'est sur-automédiquée... J'ai été hospitalisée pour un sevrage (réussi), je travaille de jour, j'assume mes enfants, mais depuis quatre ans je ne récupère toujours pas une bonne qualité de sommeil. On me parle d'insomnie physio-pathologique... J'ai amélioré ma vie, mes habitudes, bonne hygiène de vie. Qu'en pensez-vous ?

S'il s'agit d'une insomnie psycho-physiologique, il y a des moyens pour vous aider.

  • Homme, 66 ans, j'ai Adartrel® pour mon syndrome des jambes sans repos qui m'induit des contractures Tétrazépam®. Je m'endors bien, elles me réveillent par leur douleur, je me lève jusqu'à sept fois dans les deux premières heures pour les résorber et ne me rendors pas. La moyenne de sommeil hebdomadaire est 16/18h. Du zolpidem m'a été prescrit à prendre de temps en temps pour récupérer, il induit de 5h de sommeil à des nuits blanches. Je reste fatigué.

Peut-être faut-il revoir votre traitement du SJSR ?

  • Quels sont donc les effets à moyen terme d'utilisation d'hypnotiques ?

Les effets sont différents selon les molécules en cause.

Il est important de savoir à quelle heure ont lieu vos cours de chant. Si c'est le soir, il est normal que vous ayez plus de mal à trouver le sommeil.

  • Arthur prend 1/2 Lexomil® depuis plus de 30 ans, atteint de parkinson, cela a-t-il joué sur l'origine de sa maladie ?

Non, la relation prise de Lexomil® - maladie de Parkinson n'a pas été décrite à ma connaissance.

  • Prenant un demi Stilnox® depuis plusieurs mois, je dors bien (j'ai 80 ans), j'ai essayé l'euphytose qui me donne des cauchemars, vu mon âge, je me dis que je peux continuer Stilnox®.

Sagesse.

  • Je prends des anxiolytiques suite à une dépression depuis 1977, j'avais arrêté tout médicament et un choc traumatique, ma fille avait huit ans, mordue au visage, je l'ai cru morte et de nouveau et des somnifères car j'ai repris anxiolytiques et somnifères sinon je ne peux pas dormir car le film du mal vivre de ma vie défile. Je voudrais bien arrêter mais comment ?

Voyez un médecin compétent dans le stress post-traumatique. Certains psychiatres connaissent bien la question.

  • Ma fille de 13 ans ne s'endort pas avant 1 h voire 2 h du matin. Elle a toujours été une couche tard. Le lendemain elle est fatiguée et a du mal à se concentrer. On a essayé les médicaments à base de plantes, sans succès. Que faire ?

Votre fille est adolescente et souvent à l'adolescence il existe un retard physiologique à l'endormissement. Il faut voir si elle réalise des activités éveillantes le soir...et être rigoureux dans la régularité des horaires...Ni TV, ni écran d'ordinateur...

  • Voilà presque 30 ans que je prends du Lysanxia® deux à six par jour, j'essaie de m'en passer et j'ai trouvé un complément alimentaire à base d'extrait aqueux de plantes (tilleul aubépine houblon..) je dors bien mais je fais beaucoup de cauchemars, est-ce lié ?

Il ne semble pas.

  • À qui s'adresser pour essayer la sophrologie (pour qu'elle soit prise en charge en partie) ?

La sophrologie n'est pas remboursée par la Sécurité sociale. Tout dépend aussi de la qualification de la personne qui la réalise.

  • Que veut dire SJSR ? Son traitement initial était Noctran® (un quart comprimé) et Prozac® un comprimé par jour, mais il a arrêté ce dernier, mais ne peut pas se passer du somnifère pour l'aider à s'endormir ! Il est sujet à des crises d'angoisse, un état qui s'est déclenché suite à un deuil, dès qu'il y a un évènement difficile qui survient au cours du chemin de sa vie, il ne peut plus dormir !

SJSR signifie syndrome des jambes sans repos.

Certains médecins utilisent certains antidépresseurs habituellement sédatifs pour traiter l'insomnie.

  • J'ai 52 ans et je me réveille tous les jours entre 3 h et 5 h du matin. Du coup je me sens fatigué vers midi et si je peux faire une sieste, je dors pendant trois heures. Je me couche généralement vers 21 h et m'endors dans l'heure qui suit. Je ne réussis pas à me coucher plus tard car le sommeil me prend. En journée je ne réussis à rester éveillé que si je m'active.

Quel est votre besoin de sommeil ? Combien de temps dormez-vous ? Quelles que soient les horaires, une sieste dans la journée ne doit pas excéder 20 minutes de sommeil, autrement vous altérez le sommeil de nuit.

  • Faut-il faire de l'exercice physique avant de se coucher ? Lequel ?

L'exercice physique est une bonne chose pour le sommeil mais plus tôt dans la journée et pas dans la soirée.

  • Mon médecin qui est un ami m'a prescrit du Veratran® 10 mg. Je prends un comprimé tous les deux ou trois soirs. Il m'a dit que c'était sans danger mais en allant sur Internet le tableau est assez noir. Qui a raison ?

Le Veratran® est une benzodiazépine, anxiolytique.

Ce SJSR induit-il des mouvements périodiques de jambes qui peuvent fragmenter le sommeil. Intermittent ? Il faut préciser. C'est possible mais on ne peut répondre formellement à cette question.

  • Stilnox® n'est-il pas très dangereux d'après ce que j'ai lu ?

Tout hypnotique a des inconvénients à long terme. Il faut s'entendre sur le "très dangereux".

  • Je prends du Lexomyl® depuis 20 ans, pendant dix ans je prenais 1/4 et ça me suffisait pour dormir et aujourd'hui, je prends 4/4 et je ne dors que 1h30 par nuit. Je prends aussi des tisanes pour le sommeil mais rien n'y fait. Que pouvez-vous me conseiller car la journée je suis comme un "zombie".

On peut seulement dire que quand un médicament n'a pas d'effet, il n'est pas souhaitable de continuer à le prendre.

  • Je dors environ six heures par nuit et après plus moyen de me rendormir. Si je fais une sieste de 20 minutes je reste somnolent toute la journée.

Le problème n'est pas la durée du sommeil en soi mais la forme dans la journée.

  • On m'a conseillé de prendre des acides aminés pour retrouver le sommeil. Qu'en pensez-vous ?

Quels acides aminés ?

  • Y a-t-il un risque à réduire son temps de sommeil pour favoriser l'endormissement la nuit suivante ? (dans mon cas cinq heures).

Si vous réduisez votre temps de sommeil, il y aura un rebond de sommeil la nuit suivante. Dans quel but ?

En savoir plus

Les somnifères peuvent être utilisés en cas d'anxiété, de stress, d'insomnie…Ils peuvent apporter une solution temporaire pour surmonter une période difficile, ils soulagent les symptômes, mais ne guérissent pas ! Les somnifères ont révolutionné le traitement de l'insomnie. Utilisés depuis la nuit des temps, ils sont certainement parmi les plus anciens médicaments. Barbituriques, benzodiazépines... des plus doux aux plus sédatifs, plusieurs familles existent, chacune avec ses propriétés et ses effets indésirables. Les Français en usent beaucoup voire en abusent.

Les somnifères ont de nombreux effets secondaires ! Quelques recommandations sont impératives quant à la prise de ces médicaments : le risque d'accoutumance, le respect des posologies, la prise au moment du coucher, pas d'alcool avec ces médicaments, la baisse de la vigilance et donc pas de conduite après, le risque de troubles de la mémoire, les chutes de tension, les possibles interactions avec d'autres médicaments… Pour toutes ces raisons, il ne faut pas hésiter à consulter. Un traitement de somnifères ne doit pas être pris non plus sur une période trop longue.

En savoir plus :

Le Point.fr
- "
Les Français aiment toujours les tranquillisants", par Anne Jeanblanc, 17 janvier 2012.

 

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