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Aspirine au long cours : des risques pour les plus de 75 ans

Les plus de 75 ans qui prennent de l'aspirine tous les jours pour prévenir les crises cardiaques et les AVC courent un risque accru d'hémorragies digestives potentiellement fatales. C’est la conclusion d’une étude publiée mercredi dans la revue britannique The Lancet.

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Aspirine au long cours : des risques pour les plus de 75 ans

Prendre de l'aspirine, c’est un geste quotidien pour les patients qui ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, lié à l’obstruction d’une artère dans le cerveau, ou d’un infarctus du myocarde. Mais prendre de l’aspirine au long cours n’est pas sans risque. "L’aspirine a pour propriété de fluidifier le sang donc cela peut augmenter la fréquence des accidents hémorragiques, des saignements et en plus ça a un effet sur la paroi gastrique et donc peut augmenter en particulier les hémorragies digestives, c’est-à-dire les saignements au niveau du tube digestif", explique Pr Christian Spaulding, cardiologue à l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP).

Selon une équipe de l’université d’Oxford, qui a mené une étude sur plus de 3.000 patients, le risque de mourir ou de rester handicapé après une hémorragie est dix fois plus élevé chez les patients de plus de 75 ans.

Mais l’aspirine permet de diminuer de façon significative le risque de récidive, un risque fréquent après un accident vasculaire cérébral (AVC) ou un infarctus du myocarde. "C’est une véritable balance que l’on est obligé de mettre en place et qui fait partie de nos choix, c’est-à-dire quel est le risque de récidive ? Quel est le risque de saignement ? Toutes les études ont montré qu’il y a un bénéfice à prendre de l’aspirine, c’est-à-dire le fait de réduire les événements contrebalancent de façon très importante le risque de saignement", affirme le Pr Christian Spaulding.

Il est recommandé aux patients de ne pas arrêter brutalement la prise d’aspirine, après un AVC ou un infarctus du myocarde. Surtout si ce traitement s’accompagne par la prise d’un autre médicament, les IPP, inhibiteurs de la pompe à proton, qui permettent de diminuer le risque d’hémorragie digestive.

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