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Le Parlement européen veut réduire les antibiotiques dans les élevages

Pour lutter contre la résistance aux batéries qui ne cesse de s'accroître, les parlementaires européens ont voté une loi le 10 mars qui obligera les agriculteurs à utiliser moins d'antibiotiques dans leurs élevages.

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Le Parlement européen veut réduire les antibiotiques dans les élevages
Le Parlement européen veut réduire les antibiotiques dans les élevages

Ce texte, qui va désormais faire l'objet de négociations avec les Etats membres et ne devrait pas être applicable avant 2019 ou 2020, vise à "réduire la quantité d'antibiotiques qui se retrouvent dans l'assiette des consommateurs", a résumé sa rapporteure, l'élue conservatrice française Françoise Grossetête.

Pour lutter contre la résistance aux antibiotiques, qui "pourrait bientôt faire plus de victimes que le cancer", les députés européens proposent notamment d'interdire - sauf exceptions dûment prévues par l'Agence européenne du médicament - l'usage préventif de ces molécules, appliqué à l'ensemble des cheptels.

Il s'agit de mettre fin à une "utilisation routinière des antibiotiques", a souligné l'élue écologiste britannique Molly Scott Cato. Aujourd'hui, lorsqu'un seul animal est malade dans une ferme, il n'est pas rare que tous ses congénères se voient prescrire des médicaments, a-t-elle déploré.

Un texte qui aura beaucoup de mal a être accepté

Le texte vise également à interdire l'usage vétérinaire de certains antibiotiques précis - qui seront donc réservés à la médecine humaine -, et à mettre fin à la vente en ligne d'antibiotiques, de vaccins et de produits psychotropes pour les animaux d'élevage. D'un autre côté, la législation approuvée jeudi 10 mars, vise à "encourager et protéger l'innovation, réduire la bureaucratie et assouplir certaines procédures de mise sur le marché" des médicaments vétérinaires, afin de ne pas entravers les efforts de lutte contre les épizooties.

Les négociations avec les états membres ne devraient pas débuter avant début 2017, et s'annoncent ardues, notamment du fait des réticences prévisibles de la part des pays où l'agriculture intensive a largement recours aux antiobotiques.

Lorsque les Etats membres et le Parlement auront trouvé un accord, la nouvelle réglementation sera applicable dans un délai de deux ans.

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