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"Réparer les vivants" : coup de projecteur sur le don d'organes

"Réparer les vivants", c’est le nom d’abord d’un roman, de Maylis de Kerangal, publié en 2014. Un livre qui a inspiré plusieurs pièces de théâtre, dont celle mise en scène et interprétée par Emmanuel Noblet. Un livre qui trouve encore une nouvelle vie, au cinéma cette fois, avec un film réalisé par Katell Quillévéré.

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"Réparer les vivants" : coup de projecteur sur le don d'organes

Pour la première fois au cinéma, et dans une démarche quasi documentaire, le don d'organes est décortiqué et expliqué dans toute sa complexité. L'occasion de nous intéresser à un métier de l’ombre, sans qui rien ne se ferait, celui d'infirmier coordinateur de prélèvement d’organes. 

Dans le film, l'infirmier coordinateur est interprété par Tahar Rahim. "J’ai quasiment tout découvert sur ce métier, c’était l’une des choses les plus importantes pour moi en tant qu’interprête. Ils s’arrangent (NDLR les infirmiers coordinateurs) avec leur quotidien parce que c’est très difficile de vivre aux portes de la mort tout le temps. Et c’est assez fou de voir à quel point ils arrivent à mettre leur armure sans qu’on la voit ni qu’on la sente", explique Tahar Rahim.

L'infirmier coordinateur de don d'organes

Pour ce rôle, l’acteur s’est immergé à l'hôpital Necker - Enfants malades (AP-HP). Il y a passé des semaines à côtoyer le quotidien de l’infirmier coordinateur qui accompagne les familles en deuil et aborde avec eux la question du don d’organes. "Il y a une progression qui s’est jouée entre le premier moment où on s’est vu car Tahar avait déjà tout à apprendre sur ce qu’était le métier de coordination", explique Régis Quéré, le coordinateur de l’hopitâl Necker.

Plus de 5.000 greffes sont effectuées chaque année en France. Pas une d’elles ne peut se faire sans ces infirmiers coordinateurs. Ils ne sont qu’une poignée en France, tout au plus trois cents. Viviane est une pionnière. Pour elle, toute la subtilité de son métier est d’aider les familles à prendre la bonne décision car en aucun cas le don d’organes doit être une fin en soi. "Mon job ce n'est pas de convaincre, c’est de respecter la volonté du défunt."

Pour la première fois, un film rend hommage à ces invisibles en blouses blanches : coordinateurs, chirurgiens, techniciens. Tous côtoient en permanence la mort dans un seul et même but : réparer au mieux les vivants. "On est tous des receveurs potentiels, pour chacun d’entre nous aujourd’hui en France. A partir du moment où l’on est receveur potentiel, alors est-ce qu’on ne devrait pas être tous donneurs potentiels ?" demande Katell Quillévéré, la réalisatrice. "Le film invite évidemment à se poser la question et à faire son choix après", conclut-elle.

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