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Quand la nuit tourne aux cauchemars

Même si ce sont plus souvent les enfants qui en font, les adultes n'y échappent pas. Les cauchemars recouvrent les mauvais rêves et font partie d'un cycle de sommeil normal. Un mot qui n'englobe toutefois pas un autre empêcheur de dormir en rond : les terreurs nocturnes. Un épisode "anormal" et plus proche du somnambulisme.

Rédigé le , mis à jour le

Quand la nuit tourne aux cauchemars
Quand la nuit tourne aux cauchemars
Sommaire

Cauchemars et cycles du sommeil

Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes vous expliquent les cycles du sommeil

Le terme "cauchemar" vient de l'ancien français "caucher", qui se traduirait aujourd'hui par fouler, et du néerlandais "mare", qui signifie fantôme. Le mot nous fait donc entrer d'emblée dans l'univers du fantastique et de l'angoissant.

Il existe plusieurs phases de sommeil. Les rêves, mais aussi les cauchemars, se déroulent durant celle appelée "sommeil paradoxal", qui se reproduit plusieurs fois au cours de la nuit. Les cauchemars, lorsqu'ils sont trop angoissants, peuvent aller jusqu'à provoquer l'éveil du dormeur.

Les terreurs nocturnes sont totalement différentes. Plus proches du somnambulisme, elles se produisent lors des phases de sommeil profond.

Les cauchemars post-traumatiques

A l'hôpital Tenon, un service est réservé aux personnes victimes de stress post-traumatique.

Les cauchemars post-traumatiques font suite à un événement traumatisant (accident grave, mort violente, viol, agression, maladie grave, guerre, attentat...) ayant mis en cause l'intégrité de la personne ou de son entourage. Ces cauchemars ne sont qu'une des expressions du syndrome du stress post-traumatique, car le sujet a aussi des flash-back durant lesquels il revit de manière très forte le traumatisme subi.

Le stress post-traumatique nécessite une prise en charge immédiate et spécifique incluant la prise de médicaments (somnifères, anxiolitiques…) et un suivi psychothérapeutique.

Les terreurs nocturnes

A 12 ans, Ulysse souffre de terreurs nocturnes depuis qu'il est petit. Aujourd'hui il bénéficie d'une prise en charge.

La terreur nocturne survient en général durant les premières heures de la nuit, pendant une période de sommeil profond. L'enfant se dresse sur son lit, en larmes, agité de soubresauts. Il hurle, son corps exprime les signes caractéristiques de la peur : sueurs, nausées...

Mais à la différence du cauchemar, le sujet est encore endormi, ne reconnaît pas son entourage et n'a pas conscience de ce qui lui arrive.

Plus proche du somnambulisme. Dans ce cas il ne faut pas le réveiller, il serait incapable d'expliquer son trouble et se trouverait en proie à une confusion accrue. La plupart du temps, quelques minutes après la terreur nocturne, le sujet se calme seul et reprend paisiblement le fil de sa nuit.

La terreur nocturne est plus fréquente chez les enfants que les adultes : elle serait observée chez 6% des enfants en âge préscolaire.

Quand les cauchemars nécessitent un suivi médical

La thérapie par répétition d'imagerie mentale

Quand les terreurs nocturnes et les cauchemars deviennent gênants pour le patient, un suivi dans une unité du sommeil est nécessaire. On peut ainsi enregistrer ce qui se passe pendant son sommeil.

Suite à un traumatisme ou à un événement marquant, certaines personnes ont tendance à répéter inlassablement les mêmes cauchemars. Pour y faire face, une thérapie basée sur la répétition d'images mentales peut être proposée.

"En entraînant nos capacités d'imagerie mentale, nous pouvons modifier le contenu de nos rêves. Et dans la thérapie par répétition par imagerie mentale, on utilise l'imagination visuelle pour transformer le cauchemar en rêve", explique le Dr Elisabeth Groos, psychiatre.

Pour que la technique soit efficace, le nouveau scénario doit impérativement être répété plusieurs fois dans la journée : "Les patients doivent le visualiser en imagerie mentale quotidiennement, environ cinq à dix minutes par jour, dont une fois avant l'endormissement. Le fait de visualiser certaines images avant le sommeil permet de consolider la mémorisation pendant la nuit", précise le Dr Groos.

La thérapie par répétition par imagerie mentale est une technique récente mais très efficace. Elle est notamment utilisée pour traiter les personnes souffrant de cauchemars après un attentat.

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