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Le suicide, deuxième cause de mortalité chez les jeunes

Idées noires, désespoir, envie d’en finir… En France, 220 000 tentatives de suicide sont prises en charge chaque année par les urgences. Le suicide touche particulièrement les jeunes de 15 à 29 ans.

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Le suicide, deuxième cause de mortalité chez les jeunes

Le suicide est la deuxième cause de mortalité à l'échelle mondiale pour les 15-29 ans d'après l’OMS. L’adolescence est en effet une période de la vie où l’individu est particulièrement vulnérable. Le psychiatre Guillaume Fond explique : "sur le plan biologique, il y a des bouleversements, il y a la puberté qui modifie le fonctionnement du cerveau… Sur le plan psychique, il y a beaucoup de stress. C’est une période où l’on joue son avenir, où l’on est en conflit avec les parents. Et puis, il y a aussi la consommation de toxiques comme le tabac, l’alcool ou le cannabis ou d’autres drogues qui vont bouleverser tout cela dans le cerveau".

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le suicide est à l'origine de plus de 800 000 décès chaque année dans le monde, soit un mort toutes les 40 secondes.

 A lire aussi : Suicide : un mort toutes les 40 secondes dans le monde

Les troubles mentaux, facteur aggravant pour le suicide

L’adolescence est  une période où débutent aussi les troubles psychiatriques comme les troubles dépressifs, les troubles bipolaires de l’humeur ou encore la schizophrénie. Toutes ces pathologies accentuent encore le risque de suicide.

Face à cette situation préoccupante chez les jeunes, l’Organisation mondiale de la Santé rappelle qu’il est nécessaire de mettre en place un système de prévention adéquat pour mieux détecter les sujets à risque.

Identifier les adolescents à risque grâce à l'école

L’OMS préconise notamment de mieux former les personnels de santé. Mais, l’école a aussi un rôle fondamental selon le Dr Guillaume Fond. "Les enseignants, le milieu scolaire sont un outil et des collaborateurs qui sont fondamentaux pour dépister les troubles parce l’adolescent passe la majeure partie de son temps à l’école. Il faut pouvoir parler aux jeunes, aux adolescents de ce qu’est le suicide, qu’il est possible d’avoir des pensées suicidaires…  Contrairement à ce qu’on pense, ce n’est pas le fait de parler du suicide qui va augmenter le risque. Mais, au contraire, le fait d’en parler va libérer des choses et permettre de consulter plus facilement un psychologue ou un psychiatre".

Très souvent, les personnes suicidaires multiplient les tentatives. Après un premier passage à l’acte, il est donc important de se faire suivre par un professionnel de santé.

avec AFP

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