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Pic de pollution : quel mode de transport privilégier ?

Depuis le début de la semaine, la circulation alternée est de mise dans plusieurs villes de France. Objectif : tenter de diminuer la pollution devant le niveau d'alerte annoncé. Si la gratuité des transports en commun a été ordonnée, vélo, bus ou métro ne nous font pas respirer le même air. Choisir le moyen de transport le moins polluant et user des règles de bonnes pratiques contribuent à diminuer les émissions de polluants et à améliorer ainsi la qualité de l'air.

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Pic de pollution : quel mode de transport privilégier ?
Article du 17 mars 2014, mis à jour le 8 décembre 2016.

Le métro, moyen de transport le plus pollué en particules fines

Tous polluants confondus, utiliser sa voiture serait plus toxique que le bus, qui le serait plus que le vélo, lui même plus nocif que le métro ou la marche à pied, d'après une étude de l'association ORAMIP, association régionale indépendante de surveillance de la qualité de l'air en Midi-Pyrénées. Mais quel moyen de transport choisir alors que cette même étude déclare le métro comme moyen de transport le plus pollué en particules fines ?

Pour le moment, aucune étude scientifique n'a déterminé le polluant le plus nocif pour la santé. En octobre 2013, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'OMS a classé la pollution atmosphérique comme l'une des premières causes environnementales de décès par cancer, sans faire de distinction entre les différents polluants.

Difficile donc de dire s'il vaut mieux s'exposer aux particules fines du métro ou aux multiples polluants en vélo.

Privilégier le vélo ou la marche à pied

Pour Mme Régine Lange, présidente de l'association ORAMIP et présidente d'ATMO France, fédération des associations agrées de la surveillance de la qualité de l'air, les modes de transport "actifs", comme le vélo ou la marche à pied, restent les moyens de transport à privilégier lors des niveaux d'alerte de pollution (niveau de gravité maximal), en prenant certaines précautions :

  • ne pas circuler à proximité d'un trafic important de voitures ;
  • rouler à allure modérée en vélo pour ne pas fournir d'efforts trop intenses majorant l'inhalation d'air pollué par hyperventilation ;
  • éviter les espaces confinés comme la voiture, le bus ou le métro où le renouvellement de l'air se fait discret ;
  • emprunter les aménagements pour les vélos, loin des voitures et de leurs pots d'échappement.

Les transports, l'industrie et le chauffage : principales sources de pollution

Le gouvernement n'avait pas ordonné une circulation alternée depuis 1997. Cette procédure mise en place, dès lors que l'épisode de pollution atmosphérique atteint un niveau d'alerte, avait permis de diminuer de 20% les émissions de polluants atmosphériques en 1997.

La surveillance de la qualité de l'air ambiant est assurée en France par des associations indépendantes comme AIRPARIF en Ile-de-France et ORAMIP dans la région Midi-Pyrénées. Outre les transports, l'industrie et le chauffage sont les principales autres sources de pollution atmosphérique.

En limitant le chauffage en hiver (19°C), en privilégiant les énergies renouvelables et en favorisant le recyclage des déchets, vous contribuerez à l'amélioration de la qualité de l'air.

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