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Imprimer de la peau en 3D

De la peau humaine fabriquée et cultivée en laboratoire, ce n'est pas nouveau. Mais fabriquer de la peau avec une imprimante 3D est une technique innovante qui a été mise au point par un laboratoire lyonnais. Avec à terme, l'espoir de développer des applications médicales autour de cette peau imprimée en la greffant par exemple aux grands brûlés.

Rédigé le , mis à jour le

Imprimer de la peau en 3D

De prime abord, elle ressemble à une imprimante 3D classique. Mais au bout de la cartouche, il s'agit en fait d'un cocktaïl biologique nutritif composé de cellules qui progressivement reproduit le derme, la couche profonde de la peau située sous l'épiderme.

"Nous chargeons la seringue avec le mélange de biomatériaux et de cellules. On coupe notre objet en différentes couches. Et ensuite ça marche comme une imprimante 3D classique mais au lieu de déposer des couches de plastique pour avoir l'objet final, on dépose nos différentes couches de biomatériaux et de cellules", précise Léa Pourchet, ingénieur ICBMS-CNRS à Lyon.

Ce procédé innovant permet pour le moment de réaliser des tests en cosmétologie. Mais dans un futur proche, il pourrait permettre d'imprimer des morceaux de peau plus larges pour les victimes de brûlures graves comme l'explique Christophe Marquette, directeur de recherche ICBMS-CNRS : "L'impression 3D nous sert à faire des objets ré-implantables qui sont exactement l'image du défaut qui est présent. Pour pouvoir faire une greffe parfaite, on prend les imageries médicales ou les imageries 3D de la plaie ou du défaut sur une peau, on l'intègre dans notre logiciel et on va imprimer le défaut. C'est vraiment la force de la 3D".

Une heure et demie d'impression pour un hexagone d'environ cinq millimètres de haut. C'est dans une bio-encre dont la composition est tenue secrète que les cellules de peau vont s'organiser entre elles pour générer un tissu dermique bien vivant. Après deux semaines de maturation, derme et épiderme se reconstituent pour former une peau naturelle.

La dernière étape du processus est le contrôle de la qualité de la peau bio-imprimée. Car si l'aspect est identique à celui d'une peau humaine, il faut que les différentes couches qui la constituent soient elles-aussi bien développées. L'avantage de ce procédé unique en France, c'est le gain de temps dans la fabrication d'une peau prête à être greffée. Des premiers tests de greffe sur les animaux pourraient être effectués dans l'année à venir.

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