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Virus du Nil occidental : premier cas en France depuis 2003

Un porteur humain du virus du Nil occidental - aujourd'hui guéri et en bonne santé - a été détecté pour la première fois en France depuis 2003 dans le Gard, ont annoncé ce 13 octobre les agences régionales de santé Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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Le moustique de genre Culex est vecteur du virus du Nil occidental.

Le porteur du virus a été diagnostiqué le 2 octobre 2015 à Nîmes, précisent les ARS dans un communiqué. "Depuis août 2015, plusieurs cas de [fièvre dite "West Nile"] ont été également signalés chez des chevaux du Gard, de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône", poursuivent-elles.

Chez l'homme, le virus du Nil occidental entraine "le plus souvent une infection inapparente ou banale" comme un "syndrome grippal", expliquait début septembre la préfecture du Gard dans un communiqué, suite à l'infection de deux chevaux.

Exceptionnellement, ce virus peut toutefois être à l'origine d'une "encéphalite ou d’autres désordres neurologiques".

Complications neurologiques mortelles

Si l’infection par le virus West Nile (VWN) ou virus du Nil occidental est généralement asymptomatique, dans 20% des cas elle provoque un syndrome pseudo grippal. Et dans 1 cas sur 150 environ elle entraîne des manifestations neurologiques : méningite, encéphalite ou méningo-encéphalite. Des symptômes mortels dans 7 à 9% des cas.

Transmission par piqûre de moustique

L’infection humaine, hôte accidentel du virus, résulte le plus souvent des piqûres de moustiques du genre Culex qui se contaminent en se nourrissant du sang d’oiseaux infectés. Quand l’insecte pique, lors de repas ultérieurs, le virus peut être injecté à des êtres humains ou à des animaux notamment des chevaux. Le virus peut aussi se transmettre par contact avec le sang ou d’autres tissus de ces animaux infectés. Enfin, une très faible proportion d'infections se sont produites lors de transplantations d'organes, de transfusions sanguines ou d'allaitement au sein.

Surveillance équine et aviaire

En l'absence de vaccin chez l'homme, le seul moyen de réduire le nombre d’infections chez l’homme consiste à sensibiliser les populations aux facteurs de risque. La prévention passe donc par la lutte contre les piqûres moustiques ainsi que le port de protection lors de contact avec des animaux malades. La surveillance active de la santé animale pour détecter les nouveaux cas chez les oiseaux et les chevaux est essentielle car les flambées d’infection chez les animaux précèdent généralement les épidémies humaines.

Les ARS Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur insistent sur le fait que "la circulation du virus West Nile est actuellement surveillée en France par un triple dispositif : humain, équin et aviaire. Ce réseau de surveillance a été mis en place en Camargue en 2001, puis étendu aux départements du pourtour méditerranéen en 2004. Ces cas humain et équins témoignent de la circulation du virus dans les départements du Gard, de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône". Les agences appelent les habitants de ces départements à se protéger contre les piqûres de moustiques.

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