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Perturbateurs endocriniens ou non ? cinq substances sous la loupe de l’Anses

Retardateurs de flamme, antibactériens ou substituts au bisphénol A... l'Anses a rendu public ce 9 octobre son avis sur cinq nouvelles substances chimiques soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens (PE).

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Perturbateurs endocriniens ou non ? cinq substances sous la loupe de l’Anses
Perturbateurs endocriniens ou non ? cinq substances sous la loupe de l’Anses

Concernant le TMBPF, utilisé notamment comme substitut au bisphénol A dans le revêtement de matériaux métalliques en contact alimentaire, plusieurs tests "ne mettent pas en évidence d'effet perturbateur endocrinien", souligne l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail). Néanmoins "dans l'état actuel des connaissances, on ne peut écarter qu'il puisse agir" comme tel via certains modes d'action, ajoute l'Anses, qui "recommande que des études soient requises par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) dans le cadre d'un contrôle de conformité".

Un perturbateur endocrinien agit sur le système hormonal et peut être à l'origine de dysfonctionnements comme l'infertilité, des malformations congénitales ou des retards de développement.

Pour le RDP (retardateur de flamme), "les données sont assez limitées" mais il y a des signaux d'alerte sur de possibles "effets neurotoxiques, sur les glandes surrénales, et sur le développement", note l'Anses. "Les effets décrits dans ces quelques études expérimentales semblent toujours incertains", ajoute l'Agence, qui propose de soumettre le RDP à l'évaluation du règlement de l'UE sur les substances chimiques (REACH).

Concernant le triclocarban, utilisé comme antibactérien et antifongique, "les données disponibles suggèrent l'existence d'un possible effet PE pour la santé humaine et l'environnement", souligne l'Anses. Ainsi, le triclocarban est également proposé pour l'évaluation dans le cadre de REACH.

L'Agence réclame de plus amples données sur le sulfate d'étain (utilisé notamment dans des préparations pour ciment), ainsi que sur le dicyclopentadiène (fabrication de polymères).

Dans le cadre de la "stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens", l'Anses étudie chaque année une série de substances susceptibles de présenter ce risque ou utilisées en substitution de PE. Actuellement, cinq autres substances suspectées d'être des PE font l'objet de travaux d'expertise de l'Agence : l'homosalate, le triflusulfuron méthyl, le triphényl phosphate, le bisphénol B et le BDE-47.

avec AFP

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