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Hépatites : le foie en péril

Dans le monde, une personne sur douze souffre d'une hépatite. Ces inflammations du foie sont avant tout dues à des virus, or plus de la moitié des porteurs de tels virus de l'hépatite ne se savent pas infectés ! Quels sont les signes, les traitements et les conséquences d'une hépatite ? A,B ou C, quelle est la plus grave ?

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Hépatites : le foie en péril
Hépatites : le foie en péril
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Une maladie insidieuse

Benoît Thevenet et Michel Cymes expliquent l’impact des hépatites sur le fonctionnement du foie.

Grande fatigue, fièvre… ces symptômes peuvent être ceux d'une grippe ou d'une hépatite. On parle d'hépatite quand le foie est le siège d'une inflammation. Elle peut être due à un abus d'alcool ou à la consommation de certains médicaments dans les cas d'hépatites toxiques. Mais l'hépatite peut aussi être virale. On connaît six types de virus responsables d'hépatites : A, B, C, D, E et G. Il y aurait même un type F mais tout le monde n'est pas d'accord.

Le foie est un organe vital chargé de filtrer le sang, et c'est le plus souvent par le sang que ces virus attaquent. Le foie est un organe très vascularisé, donc gorgé de sang. Une fois à l'intérieur des cellules, le virus se multiplie et déclenche l'inflammation dite "aiguë". L'évolution et la gravité dépendent surtout du type du virus.

L'hépatite A est généralement bénigne. Les hépatites B et C, en revanche, sont beaucoup plus graves. L'hépatite B peut évoluer vers une hépatite fulminante, souvent mortelle, ou vers une hépatite chronique avec des complications.

Le virus de l'hépatite C, quant à lui, peut évoluer vers une cirrhose du foie qui est responsable de décès par complications ou par le développement d'un cancer du foie. Et cette évolution peut se produire 30 ou 40 ans après la contamination. Les hépatites B et C représentent donc un véritable enjeu de santé publique.

Des traitements lourds

Une cirrhose sévère peut être traitée par trithérapie. Les patientes ont beaucoup d'espoir avec la nouvelle molécule.

Contrairement à l'hépatite B, l'hépatite C n'a pas encore de vaccin. Depuis sa découverte en 1989, elle est traitée par des molécules, interféron d'abord, puis interféron et ribavirine.

En 2012, a été introduite sur le marché, une troisième molécule, le bocéprévir. Cette trithérapie a été proposée aux personne atteintes de cirrhose sévère.

Le bocéprévir et télaprévir peuvent remplacer, dans certaines formes d'hépatite C (génotype 1 du virus de l'hépatite C) le traitement par interféron et rivabirine.

Hépatite virale : une maladie sous surveillance

Pour surveiller l’évolution du foie malade, les patients doivent subir des biopsies régulières.

Traitement efficaces ou pas, les patients doivent alors se soumettre à des examens réguliers qui permettent de surveiller l'évolution de la maladie. Ainsi, les patients doivent subir régulièrement des biopsies, examen durant lequel le médecin prélève à l'aide d'une aiguille, des échantillons du foie malade.

Vers des examens moins invasifs

La biopsie est ce qu'on appelle un geste invasif qui peut même, c'est rare, présenter des complications. On a donc recours aujourd'hui à un autre type d'examen qui combine prise de sang et mesure de l'élasticité du foie à l'aide d'un appareil spécifique, le fibroscan. Un appareil qui ne nécessite pas de prélever des échantillons de foie et qui apporte plus de confort pour le patient.

Il s'agit d'un examen totalement indolore qui s'apparente à un examen doppler. Il ne prend que cinq minutes et le résultat de la mesure est connu immédiatement. Cet examen permet de mesurer l'élasticité du foie (plus le foie est dur, plus la fibrose est importante).

Une double consultation addictologue-hépatologue

Un suivi particulier est mis en place pour les anciens consommateurs d'alcool et de drogue.

La prise en charge de l'hépatite C est longue, difficile. En plus de la prescription médicale, il faut gérer les effets secondaires, les troubles psychologiques liés au traitement ou déjà présents. Pour cette raison, une consultation double a été mise en place à l'hôpital Henri Mondor de Créteil. En plus de l'hépatologue, un addictologue suit les patients, principalement anciens usagers de drogue ou d'alcool.

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