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Pas plus de tumeurs du cerveau depuis l'apparition du téléphone mobile

Des chercheurs australiens ont comparé l'évolution de l'incidence des cancers du cerveau avec l'essor de l'utilisation du téléphone portable depuis trente ans. Résultat : il n'y a pas d'augmentation statistique du risque.

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Pas plus de tumeurs du cerveau depuis l'apparition du téléphone mobile

De nombreux utilisateurs de téléphones portables nourrissent la même angoisse de développer une tumeur cérébrale. Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Sidney et publiée dans la revue The International Journal of Cancer Epidemiology devrait les rassurer.

Les scientifiques ont comparé l'évolution du nombre de cancers du cerveau depuis 1982 avec la progression de l’utilisation du téléphone portable depuis 1987. Et les résultats sont sans appel : la fréquence des tumeurs cérébrales est restée plutôt stable au cours des trente dernières années alors que la proportion d'Australiens équipés d'un portable est passée dans le même temps de 9% à 90%. "C'est extrêmement rassurant. Les risques sont très faibles s'ils existent, or les gens continuent d'avoir peur de leur téléphone portable alors qu'ils continuent de fumer", déplore Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif).

La seule exception concerne les personnes âgées de plus de 70 ans : dans cette classe d’âge, le nombre de cas de cancers du cerveau a augmenté ces dernières années, mais cette tendance a été amorcée au tout début des années 1980, c'est-à-dire avant l'apparition du téléphone mobile. Un phénomène que les chercheurs attribuent à une amélioration du diagnostic. "Il y a dix ou quinze ans, quand une personne de 80 ans avait très mal à la tête, on n'allait pas systématiquement faire un scanner ou une IRM et elle mourrait sans que l'on sache très bien pourquoi… Il y a des augmentations du nombre de tumeurs cérébrales dans la population âgée qui sont simplement dues à l'amélioration des connaissances", explique Catherine Hill.

Cette étude est donc plutôt rassurante sur les effets nocifs des téléphones portables et smartphones, néanmoins, elle ne concerne que les adultes de plus de 20 ans. Les autorités sanitaires misent toujours sur la prudence : depuis 2011, l'usage des téléphones portables est reconnu comme potentiellement cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Etude de référence : Has the incidence of brain cancer risen in Australia since the introduction of mobile phones 29 years ago?, The International Journal of Cancer Epidemiology, DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.canep.2016.04.010

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