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L'accident ischémique transitoire (AIT), un signe avant-coureur de l'AVC

C'est un accident cérébral dont les signes passent souvent inaperçus… il s'agit de l'AIT, l'accident ischémique transitoire. Or, selon une étude parue dans le New England Journal of Medicine, leur prise en charge précoce permettrait de réduire de 50 à 80% le risque d'AVC ultérieur.

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L'accident ischémique transitoire (AIT), un signe avant-coureur de l'AVC

Troubles du langage, perte d'équilibre, sourire asymétrique, difficulté pour bouger un membre… Pour bon nombre d'entre nous, ces symptômes évoquent l'AVC, l'accident vasculaire cérébral. Mais ces signes sont aussi le signe d'une pathologie beaucoup moins connue : l'AIT, l’accident ischémique transitoire. AIT et AVC ischémique ont la même origine : une interruption de la circulation du sang dans l'une des artères cérébrales le plus souvent à cause d'un caillot. La différence tient à la durée des symptômes. "À la différence d'un AVC, les symptômes de l'AIT durent quelques secondes, quelques minutes… une heure tout au plus. Mais lorsque l'on a ces symptômes-là, il faut les prendre en considération. C'est la fumée du volcan qui annonce l'éruption, c'est-à-dire l'AVC ", explique le Pr Pierre Amarenco, chef du service de neurologie de l'hôpital Bichat (AP-HP), à Paris.

Selon l'étude dirigée par ce spécialiste et publiée aujourd'hui dans la revue New England Journal of Medicine, le risque d'avoir un AVC dans les trois mois suivant un AIT est de l'ordre de 12 à 20%. Il est donc nécessaire de prendre en charge ces AIT le plus précocement possible pour réduire le risque d'AVC ultérieur et ses séquelles souvent très lourdes. "Il s'agit par exemple d'un traitement qui empêche les plaquettes de s'agréger entre elles et de former des caillots. Ou des traitements antihypertenseurs, des traitements contre le diabète ou encore une chirurgie lorsque l'on trouve un rétrécissement sur une artère carotide", affirme le Pr Pierre Amarenco. Grâce à ces traitements précoces, on estime que 15.000 à 30.000 AVC pourraient être évités chaque année en France. Encore faut-il des centres spécialisés dans la prise en charge en urgence de ces AIT. À ce jour, il en existe seulement deux en France, à Paris et à Toulouse.

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