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AVC : quel suivi pour les patients qui ont des séquelles ?

Seuls un tiers des patients victimes d'AVC sont pris en charge dans un service de soins de suite et de réadaptation (SSR) selon une étude du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). La rééducation était pourtant l'une des priorités du plan national AVC. Trois questions au Dr Sylvie Crozier, neurologue à l'hôpital La Pitié-Salpêtrière (AP-HP).

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Entretien avec le Dr Sylvie Crozier, neurologue à l'hôpital La Pitié-Salpêtrière (AP-HP).
  • Quelles sont les séquelles les plus courantes après un AVC ?

 Dr Sylvie Crozier : "Les séquelles les plus courantes sont une paralysie d’un côté, les troubles du langage et les problèmes de déglutition qui peuvent justifier une prise en charge en rééducation.

"150.000 nouveaux patients sont victimes d’un AVC chaque année, c’est la première cause de handicap acquis en France. Or il est certain qu’une rééducation précoce et spécifique pourrait permettre de limiter les séquelles."

  • Seul un patient sur deux présentant une paralysie après un AVC bénéficie d’une hospitalisation en service de soins de suite et réadaptation (SSR). Comment expliquer ce chiffre si faible ?

 Dr Sylvie Crozier : "On peu probablement l’expliquer par le manque de places, le manque de lits. Mais il faut aussi bien être conscient que ces patients qui sont admis en SSR vont ensuite avoir un projet de retour chez eux or actuellement il reste beaucoup de travail à faire sur l’organisation des soins et de la rééducation à domicile. Par conséquent beaucoup de patients restent plus longtemps que prévu en SSR car le retour à domicile est compliqué.

"On a fait beaucoup d’efforts sur la prise en charge de l'aigu, au moment de l’accident, mais il reste beaucoup à faire sur le suivi à plus long terme."

  • Certains patients victimes d'AVC se retrouvent seuls après la prise en charge en aigu. A qui peuvent-ils s’adresser pour retrouver de l’aide ?

 Dr Sylvie Crozier : "Il y a deux situations. La première, ce sont les patients qui sont déjà passés en unité neuro-vasculaire, quand la prise en charge post-hospitalisation dysfonctionne, il faut reprendre contact avec l’unité neuro-vasculaire dans laquelle ils ont été hospitalisés.

"Pour les patients qui ne sont pas passés par cette filière AVC, c’est-à-dire 50% des patients, ils peuvent contacter une unité neuro-vasculaire car elles proposent des consultations post-AVC. Mais pour cela, ils doivent repasser par leur médecin traitant."

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