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Sport : le cancer n'arrête pas les Français

En France, trois patients atteints d'un cancer sur quatre continuent à pratiquer une activité physique en dépit de la fatigue liée aux traitements, selon une enquête publiée ce 12 octobre, commandée par la Fédération nationale CAMI Sport & Cancer.

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Sport : le cancer n'arrête pas les Français
Sport : le cancer n'arrête pas les Français

Menée auprès d'environ 1.500 patients, dont une majorité de femmes souffrant d'un cancer du sein, l'enquête commanditée par la Fédération nationale CAMI Sport & Cancer [1] constate que 17% des personnes interrogées avaient démarré le sport au cours de leur maladie, contre 13% qui l'ont arrêté après le diagnostic.

Selon la CAMI, le sport réduit la fatigue liée au cancer qu'il soit pratiqué "pendant ou après" les traitements. En fabriquant de nouvelles fibres musculaires, l'activité sportive permet également de maintenir la masse musculaire "ce qui a pour effet de lutter contre la toxicité des traitements anti-cancéreux", souligne la CAMI. Mais elle réduit également les risques de rechute et de mortalité : une méta-analyse a ainsi fait état d'un risque de mortalité réduit de 34% chez les femmes atteintes d'un cancer du sein localisé et pratiquant une activité physique "suffisamment soutenue et régulière" (150 minutes par semaine en trois séances). Le même effet se retrouve chez les patients atteints de cancer du côlon, à condition de pratiquer une activité encore plus soutenue.

Au total, 74% des patients ont continué à pratiquer une activité physique malgré leur maladie, selon l'enquête.

Le sport, un atout contre le cancer

Parmi les bénéfices attendus de la pratique du sport, les patients citent en tête l'amélioration de la qualité de vie (99%), des chances supplémentaires de guérir (83%) et la préservation du statut social (67%).

La fatigue liée notamment aux chimiothérapies est en revanche le principal frein à l'activité physique (51%), suivie du manque de courage (41%), des idées reçues selon lesquelles "il faut se reposer" (36%) ou encore des douleurs (un tiers des patients).

Ces dernières années, plusieurs études ont montré qu'une activité physique adaptée, pratiquée de manière régulière permettait de réduire les effets secondaires liés aux traitements anti-cancéreux, mais également de limiter les récidives (voir encadré). Autre effet notable selon la CAMI, le sport contribue à améliorer l'état psychologique des patients "en les réconciliant avec leur corps" et en renforçant les lieux sociaux.

 


[1] Créée en 2000 par deux cancérologues, la Fédération nationale CAMI (http://www.sportetcancer.com/) propose des cours de sport adaptés aux patients atteints de cancer, et a créé un diplôme universitaire "Sport et Cancer" (http://www.sportetcancer.com/presentation-du-sport-et-cancer). L'enquête a été effectuée en 2015 auprès de 1.554 patients et de 894 soignants, dont 41% d'oncologues, avec le soutien du laboratoire de biotechnologies Amgen.

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