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Cancer : le ''droit à l'oubli'' bientôt dans la loi

La contraction d'un prêt ou d'une assurance est un parcours du combattant pour tous les malades du cancer. Et même après guérison, ils restent discriminés par les banques et les assurances. Le 13 février 2015, le gouvernement a annoncé vouloir légiférer pour offrir à ces malades guéris un "droit à l'oubli", particulièrement pour les enfants.

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Cancer : le ''droit à l'oubli'' bientôt dans la loi
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Même totalement guéri, un ancien malade du cancer reste toujours un malade aux yeux des banques et des assurances. Une situation pesante, surtout pour les plus jeunes qui entament leur vie adulte avec un handicap important. Le gouvernement envisage de légiférer afin d'accorder un "droit à l'oubli" à ces malades, notamment aux enfants, qui guérissent d'un cancer afin d'éviter toute discrimination lors de la contraction d'un prêt bancaire par exemple. Une annonce faite le 13 février par Marisol Touraine, lors de la remise du rapport de suivi du troisième Plan cancer lancé en 2014.

"Le droit à l'oubli, c'est la volonté que (...) lorsque les médecins vous considèrent guéri d'un cancer, vous le soyez pour le reste de la société et en particulier pour les banques ou pour les assureurs", a déclaré Marisol Touraine. "Nous avons ce matin été alertés, tout particulièrement sur le droit à l'oubli pour les enfants ou les adolescents", a-t-elle indiqué, dénonçant les difficultés de jeunes adultes à acheter une maison ou contracter un prêt après avoir vaincu la maladie.

Une loi envisagée

L'annonce devrait satisfaire les associations de malades, qui se battent en faveur de cette mesure depuis de nombreuses années. "Des discussions sont engagées, qui pour le moment n'ont pas abouti", a regretté la ministre, qui a ajouté que le gouvernement envisageait de passer par la loi. "Si des mesures législatives sont nécessaires, en particulier pour les enfants, nous allons y réfléchir."

François Hollande avait évoqué la mise en œuvre du droit à l'oubli lors de la présentation, il y a un an, du troisième Plan cancer (2014-2019). Doté de 1,5 milliard d'euros, il met l'accent sur la diminution des cancers évitables comme ceux liés au tabac. Actuellement, deux cancers sur trois sont guéris, les patients retrouvant la même espérance de vie que ceux n'ayant jamais eu de cancer.

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