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Un fongicide dans ses chaussures lui brûle les pieds

Des cloques sont apparues sur les pieds d’une femme d’une soixantaine d’années, probablement à cause des sandales qu’elle venait d’acheter. Un fait qui rappelle le scandale des canapés chinois en 2008.

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Un fongicide dans ses chaussures lui brûle les pieds
L'eczéma est souvent d'origine allergique

"C’est la nuit que ça a gonflé et que c’est devenu insupportable." Citée par le Parisien, Katya Lemaître raconte comment ses nouvelles chaussures lui ont brûlé les pieds. Cette femme d’une soixantaine d’années a acheté début juin des sandales moyennant 75 euros. Une belle acquisition, mais des désagréments en perspective.

Elle a d’abord senti ses pieds chauffer, avant de voir des cloques apparaître la nuit. Le lendemain, l’habitante du Pas-de-Calais va consulter. Voyant l’état de ses brûlures, son médecin lui prescrit sept jours d’incapacité de travail.

La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), contactée par la victime des sandales, a dépêché une inspectrice pour déterminer l’origine des brûlures. Depuis la plainte de Katya Lemaître, huit personnes se sont signalées à la Direction départementale de la Protection de la population (DDPP) du Pas-de-Calais. "Il convient toutefois d'expertiser ces témoignages", assure-t-on à Allodocteurs du côté de la DDPP, pour affirmer que ces sandales en provenance de Turquie sont la cause de toutes ces brûlures.

Un fongicide interdit en France depuis un scandale sanitaire est en cause

Le médecin de Katya Lemaître soupçonne le diméthylfumarate d’être à l’origine de sa blessure. Un fongicide, interdit en France depuis 2008 après le scandales des canapés chinois. Cette année là, le vendeur de mobilier d’intérieur Conforama avait été forcé de retirer de ses magasins des fauteuils et canapés de relaxation fabriqués par l’entreprise chinoise Link Wise. 47.000 modèles avaient déjà été vendus en France depuis 2005. L’enseigne avait reçu plusieurs centaines de demandes de dédommagement de clients souffrant principalement d’eczéma, mais aussi aussi de brûlures, d’affections respiratoires, de pertes de cheveux et de douleurs musculaires. Une dizaine de personnes avait dû être hospitalisées et l’une d’entre elle en était morte, selon l’association Rouannez-Anna qui réunissait une partie des victimes.

En novembre 2008, le diméthylfumarate était réapparu dans l’actualité. Le vendeur de chaussures Etam avait dû rappeler en magasin douze modèles de bottes importées de Chine. D’autres chausseurs furent par la suite concernées. Le 4 décembre, le gouvernement français, par l’intermédiaire du secrétaire d’Etat à la consommation Luc Châtel, prenait un arrêté interdisant la commercialisation de biens contenant du diméthylfumarate. Ce produit était déjà interdit dans l’Union européenne comme fongicide.

Depuis, la substance allergène est revenue à la une de manière épisodique, jamais dans les mêmes proportions qu’en 2008. Les autorités publiques interviennent plus vite et les enseignes ont pris conscience du tort que pouvait leur causer un procès intenté par les victimes, comme cela avait été le cas pour Conforama. Le scandale des sandales turques ne devrait pas avoir lieu.

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