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Souffrez-vous d'allergies respiratoires ?

Avec le printemps, arrive le bal des pollens et cette nouvelle ne ravit pas les allergiques. Éternuements, démangeaisons, problèmes respiratoires… Quand faut-il consulter ? Que valent les antihistaminiques ? La désensibilisation est-elle efficace à 100% ?

Rédigé le , mis à jour le

Souffrez-vous d'allergies respiratoires ?
Souffrez-vous d'allergies respiratoires ?
Sommaire

Qu'est-ce qu'une allergie respiratoire ?

Michel Cymes et Benoît Thevenet expliquent les allergies respiratoires.

On parle de réaction allergique lorsque notre système de défense, ce que l'on appelle le système immunitaire, réagit de manière excessive contre une substance a priori sans réel danger. C'est le cas du pollen et des acariens, ce sont des allergènes car ils déclenchent des allergies respiratoires.

La plus courante est la rhinite allergique. Il s'agit d'une inflammation de la muqueuse des fosses nasales. Cette muqueuse est très fragile et irriguée par de nombreux vaisseaux sanguins. Elle est tapissée de cellules ciliées et fabrique une substance épaisse et collante. Des granules de mucus se déposent à la surface de la muqueuse nasale. Ce mucus capture les microparticules contenus dans l'air inspiré puis le mouvement des cils élimine le mucus vers le pharynx. Sinon cela produit des crottes de nez.

En temps normal, le système de défense se contente d'envoyer des globules blancs chargés d'ingérer et de détruire ces micro-organismes. Mais chez une personne allergique, le système de défense va s'emballer dès que du pollen, des moisissures ou un allergène d'origine animale, entre en contact avec la muqueuse nasale. Des réactions excessives se succèdent et des substances inflammatoires comme l'histamine sont alors produites. Ces substances entraînent une augmentation des sécrétions du mucus ainsi que les signes de l'allergie classique : salve d'éternuements, écoulement nasal, congestion et nez bouché. Mais dans les cas graves, l'irritation peut atteindre la muqueuse des bronches respiratoires et provoquer une véritable crise d'asthme ou encore provoquer un œdème de Quincke, les voies respiratoires risquent alors de s'obstruer et la personne peut s'étouffer.

Un interrogatoire pour identifier les causes

Première consultation chez l'allergologue pour Saloua

L'allergologue est le médecin qui traite en premier lieu les allergies.

De l'allergie respiratoire à l'asthme sévère

Rencontre avec Martine qui souffre d'allergies respiratoires

Rhinite allergique et asthme sont très souvent deux pathologies liées. Certaines crises allergiques sévères peuvent donner lieu à de fréquentes hospitalisations.

Les pollens : une surveillance nationale

Les mesures des pollens

Respirer, ce geste vital serait-il devenu potentiellement fatal ? Entre particules fines, dioxine, pollens…. La liste des polluants et allergènes aériens est longue et peut nous couper l'envie de respirer.

Les pollens sont variés (graminées, bouleau…) et de plus en plus nombreux avec le réchauffement climatique. Les pollens sont des grains microscopiques transportés par le vent. Ils ne sont pas tous allergisants.

Entre 10% et 20% des Français sont allergiques aux pollens, un chiffre en augmentation. Ils peuvent provoquer des rhinites, des conjonctivites, de l'asthme

Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) mesure les pollens, de plus en plus nombreux dans l'air. Au total, plus de 70 capteurs sont répartis sur toute la France.

Si le nez des allergiques est un bon détecteur de pollen, il existe des capteurs pour les mesurer. C'est la mission du réseau national de surveillance aérobiologique.

L'air est aspiré dans une fente à raison de 10 litres par minute, ce qui correspond à la respiration humaine. Le capteur est changé une fois par semaine pendant la saison pollinique.

Au total on trouve une centaine de pollens allergisants en France. Pour savoir quels pollens sont présents et dans quelles quantités, il faut analyser les bandes des capteurs. Objectif : reconnaître les pollens, mais cela n'est pas toujours facile.

Après les avoir identifié, il faut les compter. Et selon les espèces et selon les quantités, un risque allergique est déterminé pour chaque pollen. Ces mesures permettent ainsi de faire des prévisions et des bulletins d'alerte pour informer les allergiques, les médecins et les autorités de santé.

Soigner l'asthme allergique

Dans certains cas, les allergies entrainent des crises d’asthme aigu qui peuvent être graves. Chez les adultes, comme chez les enfants, un traitement de fond est alors proposé.

Les produits anti-acariens

Les acariens colonisent nos fauteuils, nos tapis et surtout nos lits car, pour se nourrir, ils dévorent peaux mortes, cheveux et poils. Problème : ils sont la première source d'allergies respiratoires. Alors, pour s'en débarrasser, quoi de plus facile qu'un coup de répulsif anti-acarien ? Mais est-ce vraiment la bonne idée lorsque l'on est allergique ?

Proscrire les aérosols

Selon le Dr Nhân Pham-Thi, pneumo-allergologue à l'Institut Pasteur de Paris, le premier problème est que ces produits se présentent sous forme d'aérosols : "Le soucis, avec ces aérosols, est que l'on va pulvériser des particules extrêmement fines partout dans notre environnement", souligne le spécialiste. "Or, l'on sait que ces produits chimiques vont augmenter l'irritation au niveau des muqueuses et donc participer à l'aggravation d'un tableau d'allergie, de sensibilité", précise-t-il.

Les symptômes allergiques peuvent également empirer à cause de la composition de ces produits : "Quand un produit annonce qu'on va tuer tous les acariens et leur faire barrage, je m'interroge sur la pertinence de mettre des insecticides dans l'environnement", note le Dr Pham-Thi. "Je n'utiliserais pas ce genre de produit", souligne-t-il.

Ouvrir les fenêtres en grand

Certains acaricides vont même jusqu'à promettre de purifier l'air intérieur. "Purifier l'air, cela veut dire diminuer le nombre de particules dans l'atmosphère", précise le pneumo-allergologue. Or, "dans ce cas, la chose la plus simple à faire est d'ouvrir la fenêtre le matin pour diminuer la température et l'hygrométrie, ouvrir son lit pour enlever la vapeur d'eau, prendre soin de sa literie ; ça, ça va déjà diminuer significativement le nombre d'acariens", fait-il remarquer.

Utiliser des housses et des taies anti-acariens peut aussi être une solution, à condition de choisir le tissu adapté. "Ce sont des tissus tellement fermés que les acariens ne passent pas au travers ; c'est une des mesures les plus efficaces pour maintenir les acariens à distance", note le Dr Pham-Thi.

Pour tenir les acariens à distance, donc, inutile de dépenser son argent dans des produits irritants ; il suffit d'aérer…

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