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Intoxication dans des cantines de Seine-Maritime : le fromage en cause

EN BREF – Le fromage servi aux enfants des cantines de Seine-Maritime a été identifié comme la cause de l'intoxication massive qui a touché la semaine dernière 300 enfants de ces communes, ont annoncé ce 5 mai la préfecture et l'Agence régionale de santé de Normandie.

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Intoxication dans des cantines de Seine-Maritime : le fromage en cause
Intoxication dans des cantines de Seine-Maritime : le fromage en cause (Image : cc-by-sa Coyau)

Le 27 avril dernier, 300 enfants ayant mangé à la cantine dans 54 établissements, écoles maternelles et primaires, et au moins 6 crèches, avaient été pris de vomissements, maux d'estomac et céphalées.

Le neufchâtel, souvent en forme de coeur, est un fromage normand au lait cru bénéficiant d'une appellation d'origine protégée (AOP), et produit principalement à l'est de la Normandie, autour de Neufchâtel-en-Bray.

Au cours d'une opération sanitaire de grande envergure, près de la moitié des enfants avaient été examinés dans les services d'urgences du CHU et de cliniques. L'autre moitié avait été traitée par des médecins, infirmières et pompiers directement dans les établissements transformés en hôpitaux de campagne. Trois enfants seulement avaient passé la nuit à l'hôpital, les autres rentrant chez eux en soirée.

Enquête épidémiologique

Une enquête épidémiologique portant sur près de 1.000 réponses aux questionnaires que devaient remplir les parents d'élèves "a permis de mettre en évidence une association forte entre la consommation de fromage et l'apparition de signes digestifs", a indiqué ce 5 mai un communiqué de la préfecture.

Des recherches ont été menées auprès du producteur de ces fromages, de type neufchâtel (voir encadré), "sans que l'origine de la contamination n'ait pu être identifiée à ce jour", selon le texte.

Une explication "pas complètement satisfaisante"

Les analyses pour déceler des toxines dans le fromage incriminé vont se poursuivre dans un laboratoire de Seine-Maritime et dans celui de Maisons-Alfort (Val de Marne) de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail).

"On a une explication pas complètement satisfaisante, avec des résultats statistiques, mais un manque de preuve microbiologique", a estimé le docteur Benoît Cottrelle, responsable de la veille et de la sécurité sanitaire à l'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie, interrogé par l'AFP.

avec AFP

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