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Trois conseils pour se remettre d'une gueule de bois

Les lendemains de fête sont parfois difficiles... La bouche sèche, des maux de tête ou encore des nausées, sont les conséquences inévitables d'un réveillon bien arrosé. Voici quelques conseils à suivre pour vous aider à mieux passer le cap du 1er janvier.

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Trois conseils pour se remettre d'une gueule de bois
Conseils pour lendemains de fête difficiles - Photo © donfiore - Fotolia.com

Gueule de bois, késako ?

L'éthanol est la molécule à l'origine de l'ivresse. Présente dans toutes les boissons alcoolisées, sa teneur varie selon les alcools. 

Une fois la boisson ingérée, l'éthanol se disperse dans l'organisme, à travers la paroi de l'estomac, pour atteindre l'ensemble des organes très vascularisés, y compris le cerveau et l'oreille interne. Cette molécule a la particularité d'être de petite taille, elle se diffuse donc rapidement dans le sang.

Au niveau cérébral, l'éthanol vient alors brouiller les mécanismes de transmission de l'information nerveuse et peut même détruire les neurones (les cellules du cerveau). Il induit un déséquilibre au niveau des neurotransmetteurs. Cela entraîne des effets excitateurs ou déshinhibants. D'où un débit de paroles incohérentes parfois chez certains buveurs.

Puis, la molécule se propage dans l'oreille interne (organe de l'équilibre) et une sensation de mouvement et de déséquilibre chez le consommateur, contraire à l'environnement statique qu'il perçoit en réalité. Le cerveau réagit. Il actionne alors les muscles pour corriger cette défaillance. Une régulation qui donne une sensation de vertige et des nausées au buveur.

Les premiers effets de l'alcool sur le comportement se manifestent à partir de 0,5 gramme par litre de sang, ce qui représente l'équivalent de deux verres d'alcool.

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Buvez de l'eau !

Sachez que votre consommation d'alcool entraîne une déshydratation rapide. Quatre verres d'alcool consommés sont l'équivalent d'une perte d'un litre d'eau. Les reins sont fortement sollicités pour éliminer l'alcool, et pour cela, ils utilisent principalement de l'eau. Ce qui a pour conséquence d'amplifier certains des symptômes de la gueule de bois comme les maux de tête et d'augmenter le volume des urines.

Pour pallier cette déshydratation, il est conseillé de boire en soirée, avant d'aller se coucher et au lever. Dans l'ambiance, vous n'y penserez certainement pas, mais c'est ce qu'il y a de mieux. Votre corps en a besoin, écoutez-le.

En revanche, la caféine, présente dans le café et le thé, est déconseillée durant la gueule de bois. Elle a des effets diurétiques (augmentation du volume urinaire) qui ne feront que vous déshydrater davantage. Par ailleurs, la caféine augmente le rythme cardiaque, déjà élevé dans une gueule de bois.

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Mangez !

Il est préconisé de se nourrir avant de consommer de l'alcool. Une fois dans l'estomac, l'alcool est mélangé à la nourriture. Ce qui permet de ralentir son passage dans le sang. En revanche, si votre estomac est vide, l'alcool arrive rapidement dans l'estomac et augmente le taux d'alcool dans le sang plus vite. A jeun, il ne faudra pas plus de 30 minutes pour que votre alcoolémie soit à son paroxysme.

Bien que manger un lendemain de fête soit une chose difficile, il faut se forcer un peu. Vous vous sentirez bien mieux une fois le ventre plein. Par contre, faites léger ! Rien de mieux qu'un petit bouillon de légumes pour consoler votre foie, qui aura joué un rôle important dans l'élimination de l'alcool, et ménager votre estomac.

Bannissez les aliments trop gras et trop salés : votre estomac et votre foie ont déjà beaucoup souffert. Evitez de manger des aliments acides, tels que pamplemousses et oranges.

 

Attention aux interactions entre alcool et médicaments !

Prenez garde aux interactions négatives entre médicaments et alcool. Les nausées et les maux de tête sont caractéristiques de la gueule de bois. Le premier réflexe des lendemains de fêtes, pour soulager les douleurs, est donc de se précipiter sur le paracétamol et l'aspirine, couramment utilisés en automédication. 

Une fois que le médicament est ingéré, il est assimilé et métabolisé par le foie. Mais c'est là aussi que l'alcool est éliminé. Le foie aura tendance à privilégier l'élimination de l'alcool au détriment de celle du médicament. Résultat : ce dernier va s'accumuler dans l'organisme en augmentant le risque d'effets secondaires.

Associée à de l'alcool, l'aspirine peut provoquer des brûlures d'estomac ou des reflux acides. Elle peut aussi aggraver une gastrite alcoolique, un effet direct de l'alcool sur l'estomac. Quant au paracétamol, toxique pour le foie déjà bien fatigué par les excès d'alcool, il peut provoquer des lésions ou entraîner des hépatites aiguës sévères chez les buveurs excéssifs.  

Concernant les boissons dites "dégrisantes" (1), l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'Alimentation (Anses) a rappelé, en 2010, que leur efficacité n'était pas prouvée.

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Verdict : il n'existe pas de solution miracle contre la gueule de bois des lendemains de fêtes. Seul le temps permet d'éliminer l'alcool. Selon l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), "l'alcoolémie commence à baisser 1h après le dernier verre et il faut compter environ 1h30 pour éliminer chaque verre d'alcool."

Programmez-vous donc une bonne journée de repos pour commencer une nouvelle année du bon pied.

Une dernière petite recommandation : si vous prenez le volant, ne buvez pas ! Et ainsi point de gueule de bois.

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(1) Boissons "dégrisantes" : Il s'agit d'une boisson dont la consommation permettrait une baisse accélérée de l'alcoolémie et une diminution de certains effets néfastes liés à une consommation excessive d'alcool.

 

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