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Élargissement de la PMA : avis favorable du Comité d'éthique

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est prononcé ce 27 juin pour l'ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires de la procréation médicale assistée (PMA), aujourd'hui réservée aux seuls couples hétérosexuels. Le comité reste en revanche opposé à la gestation pour autrui (GPA) - et donc au recours aux mères porteuses en France - ainsi qu'à l'autoconservation d'ovocytes pour les femmes jeunes.

Rédigé le

Entretien avec le Pr Michaël Grynberg, gynécologue-obstétricien

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) travaillait depuis trois ans et demi sur les "demandes non médicales" de PMA. Le rapporteur de ces travaux, Frédéric Worms, a expliqué ce 27 juin que le comité recommande "l'ouverture de [l'assistance médicale à la procréation] (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules".

La PMA (appelée par les médecins AMP pour assistance médicale à la procréation), désigne l'ensemble des techniques médicales destinées à aider les couples infertiles à avoir un enfant, telles que la fécondation in vitro ou le don de sperme.

Son président, le Pr Jean-François Delfraissy, a déclaré à l'AFP que "le Comité [avait] décidé dans sa majorité l'ouverture [aux "demande sociétales"], c'est-à-dire non médicales, de recours à l'assistance médicale à la procréation" - à savoir l'insémination artificielle avec donneur (IAD) de sperme, à toutes les femmes.

Le comité s'oppose en revanche à la gestation pour autrui (GPA).

Par ailleurs, la plupart des membres du Comité d'Ethique ont jugé que proposer l'autoconservation des ovocytes à toutes les femmes jeunes, qui souhaitent avoir un enfant plus tard (sans devoir en passer par le don d'ovocytes), était "difficilement défendable". Une prise de position qui va à l'encontre d'un avis favorable de l'Académie de médecine formulé la semaine précédente. L'institution avait recommandé de permettre aux femmes qui le souhaitent de conserver leurs ovocytes pour pallier les éventuels problèmes de fertilité qu'elles pourraient rencontrer après 35 ans.

Aujourd'hui, cette "autoconservation des ovocytes" est théoriquement possible, mais très difficile à réaliser en pratique, et obligatoirement couplée à un don pour autrui.

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Une prise de position attendue

En France, la PMA est actuellement réservée aux couples composés d'un homme et d'une femme en âge de procréer et qui souffrent d'infertilité ou qui risquent de transmettre une maladie grave à l'enfant. Mais interdite aux mères célibataires et aux couples lesbiens.

Six Français sur dix (60%) sont favorables à l'élargissement de la PMA aux couples de femmes, selon un sondage Ifop publié à l'occasion de la Marche des fiertés LGBT ce 24 juin. Ils sont cependant moins nombreux (44%) à être favorables à la GPA pour les couples homosexuels que pour les couples hétérosexuels (59%), selon ce sondage.

En avril, pendant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait indiqué, dans un courrier aux associations LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans), qu'il attendrait que le CCNE "ait rendu son avis [...], pour pouvoir construire un consensus le plus large possible", tout en se disant "favorable" à une loi ouvrant la PMA "aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires". Son mouvement En Marche ! s'était prononcé en mai pour l'ouverture de cette pratique à "toutes les femmes".

avec AFP

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