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Grossesses à risques : neuf mois sous haute surveillance

En France, 15 % des grossesses sont classées à risque. Accouchement prématuré, diabète gestationnel, toxoplasmose, incompatibilité fœto-maternelle … Et dans les cas extrêmes, ces risques menacent même la survie de la mère ou du fœtus.

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Grossesses à risques : neuf mois sous haute surveillance
Sommaire

Menaces d’accouchement prématuré

Témoignage d'Ismahane, suivie à domicile par une sage-femme : en raison de son premier accouchement 3 mois avant le terme, sa grossesse gémellaire est suivie de très près.

Une grossesse entraîne toujours un bouleversement du corps qui a des répercussions sur le bon fonctionnement de chaque organe. Durant neuf mois, la vigilance s'impose. C'est pour cette raison que chaque future mère est suivie par son gynécologue au moins une fois par mois. C'est ce que l'on appelle les consultations de suivi périnatal. Sept visites sont obligatoires, et dès la première consultation (qui est généralement vers le troisième mois), le médecin évalue le niveau de risque de la grossesse.

Pour évaluer ce risque, le gynécologue doit savoir si la future mère souffre d'une pathologie chronique, comme une hypertension artérielle ou un diabète ou encore si elle a des antécédents de fausse couche... Il demande une prise de sang pour une recherche de toxoplasmose, de rubéole mais aussi pour rechercher s'il y a une incompatibilité fœto-maternelle et une sérologie pour le VIH. Si l'une de ces situations se présente, la grossesse est d'emblée classée à risque.

Même si tout va bien lors de cette première consultation, des complications peuvent survenir au cours de l'aménorrhée. Notamment, celles qui aboutissent à une menace d'accouchement prématuré.

L'hospitalisation

Malika est atteinte d’un diabète gestationnel qui peut être très dangereux si trop de sucre est transmis au fœtus.

Longueur du col ? Aujourd'hui, on sait mieux évaluer les risques. Par exemple, on sait qu'il ne suffit pas que le col de l'utérus soit dilaté pour que l'accouchement soit imminent, sa longueur est un paramètre plus décisif. En effet, si celle-ci diminue, le risque est réel. Avant, on ne pouvait mesurer manuellement que l'ouverture du col, alors qu'aujourd'hui, l'échographie permet d'en connaître sa longueur.

L’alitement : pas positif à tous les coups. En cas de problème, l'hospitalisation et surtout l'alitement ne sont plus systématiquement imposés. Car l'immobilisation de longue durée peut même aggraver la situation, avec en particulier le risque de faire des thromboses : les vaisseaux sanguins se bouchent à cause du ralentissement de la circulation sanguine, le sang ayant tendance à coaguler. C'est l'une des raisons pour lesquelles, pendant la grossesse, ce taux de coagulation fait l'objet de contrôles réguliers, pour évaluer le risque d'hémorragie au cours de l'accouchement.

Les consultations de suivi périnatal : il en faut minimum sept. Malheureusement, en France, 1 % des femmes enceintes effectuent moins de quatre consultations. Pourtant elles permettent de mieux surveiller l'évaluation du risque de la grossesse et d’orienter vers le bon centre de naissance ou vers un centre médical qui possède un service de néonatologie, si la naissance risque d'être prématurée, par exemple.

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Livre :

Attendre bébé
René Frydman, Christine Schilte
Ed. Hachette pratique, édition 2010

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