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Auteur Impuissance sexuelle et dysfonction érectile depuis toujours chez jeune adulte, besoin d'aide et de conseils
niko83
Le 14/02/2016 21:43:16

Bonjour à toutes et à tous,

Je me permets de m’adresser à vous, ici sur ce forum, afin d’avoir quelques conseils, avis, témoignages et réponses à certaines de mes interrogations.

Je vais bientôt avoir 32 ans et je souffre d’une dysfonction érectile importante qui se traduit par une impuissance sexuelle permanente depuis très jeune, depuis toujours même, qui ne m’a jamais permis d’avoir le moindre rapport sexuel ni de connaître les joies et les plaisirs du sexe malgré quelques rares tentatives qui ont toutes échouées ces dernières années y compris. Ce qui m’empêche aujourd’hui, à trente ans passés et d’une manière générale depuis de nombreuses années de mener une vie normale et épanouie tant au niveau privé que sur le plan professionnel. Plus les années passent et, plus il m’est insupportable de vivre au quotidien avec ce problème assez lourd de conséquences également au sens psychique avec notamment de plus en plus le sentiment de m’isoler socialement. Car ce handicap à des répercussions et n’est pas forcément toujours compris par son entourage qui peut parfois s’en moquer et qui vous certifie que ce n’est que dans la tête ; on a l’impression d’être dépassé, totalement largué, quand ses amis parlent de sexe à tout va ; la virilité et la dignité masculine en prend pour son grade aussi ; on se retrouve de plus en plus souvent seul au fur et à mesure que ses proches se mettent en couple, qu’ils ont des enfants ; de moins en moins convié à certaines sorties ; les rencontres sont devenues difficiles et j’en passe… Bref une vie sociale de moins en moins riche, une vie sentimentale inexistante et un célibat imposé et non voulu.

J’ai toujours, plus ou moins compris, que ça ne fonctionnait pas comme tout le monde depuis l’adolescence mais ce n’est que tardivement que je l’ai réalisé. Le sexe étant moins tabou dans la société actuelle qu’il y a encore une dizaine voire une quinzaine d’années en arrière.

Il ne m’a jamais été possible d’obtenir une érection à 100% et surtout de la maintenir pour avoir des rapports sexuels. Pour faire simple, on va dire que j’ai des semi-érections, la verge peut partiellement se gonfler voire légèrement se rigidifier sans plus, ça reste très élastique quoi qu’il arrive et lorsque je veux décalotter j’ai un gland ultra sensible pour ne pas arranger les choses. Ce qui me permet néanmoins de pouvoir me masturber bien que cette pratique me demande une certaine concentration et ça ne s’arrange pas avec le temps alors que c’est le seul plaisir sexuel que je peux avoir aujourd’hui et même jusqu’à 3 fois par jour tellement le manque à combler est grand de ce côté là. Quand j’évoque une certaine concentration, c’est qu’en réalité, la moindre distraction ou le fait de retirer ma main et d’arrêter le mouvement fait que ma verge, avec sa faible érection, revient au stade repos quasi instantanément. Donc la pratique peut s’avérer être parfois longue avant d’atteindre l’orgasme. Et pour les rares occasions où j’ai pu avoir un partenaire, j’ai rencontré les mêmes difficultés alors qu’en plus il y avait l’excitation et l’envie… En revanche, je n’ai aucun problème d’éjaculation. Enfin, j’ajoute que je n’ai jamais eu d’érections matinales non plus, j’ai beau remonter loin dans mes souvenirs, je ne me souviens pas de m’être réveillé un beau matin au garde à vous. Concernant ce dernier point, c’est quelque chose que j’ignorais tout simplement jusqu’à il y a encore 3-4 ans de là. C’est au cours d’un dîner que certains de mes amis sont venus à aborder ce sujet et c’est à partir de ce moment précis que je me suis décidé à consulter et à en parler me rendant bien compte qu’à ce niveau il y avait bel et bien une grande défaillance.

Il y a environ 3 ans, je me suis décidé, tant bien que mal quand même, à en parler à mon médecin traitant qui m’a envoyé voir un urologue réputé à Paris. Ce dernier, n’ayant relevé aucune anomalie lors de la consultation, m’a ensuite redirigé vers un andrologue que j’ai consulté à 3 reprises. J’ai entre-temps consulté un neurochirurgien en rapport à une hernie discale L4-L5 que je traine depuis près de 10 ans et dont les examens donnent la conclusion suivante : Hernie discale, saillie disco-ostéophytique L4-L5 postéro-latérale droite d’aspect conflictuel. Hypointensité diffuse vertébrale en pondération T1.

J’ai un temps pensé que cela pouvait venir de l’Hernie et des sciatiques à répétition, mais celle-ci s’est manifestée bien ultérieurement.

Au cours de cette période (2012 – 2015) il a été fait :

  • Une echographie testiculaire.
  • Un pharmaco doppler pénien.
  • Un Electromyogramme (EMG).
  • Bilans sanguins et hormonaux.

Les bilans hormonaux donnent les résultats suivants :
2012 Prolactine 19,0 ng/mL - Testostérone totale 4,05 ng/mL
2013 Prolactine 14,4 ng/mL et 16,7 ng/mL (2ème bilan) - Testostérone totale 6,23 ng/mL
2014 Prolactine 8,8 ng/mL - Testostérone totale 6,29 ng/mL

Je précise aussi, avant de continuer, que je présente un surpoids (IMC 35.38), je suis fumeur régulier et je consomme de l’alcool avec modération. Je sais que ce sont de potentielles causes de dysfonction érectile mais lorsque je ne fumais ni ne buvais, je n’avais déjà pas d’érections…

Les résultats de l’echographie testiculaire et du pharmaco doppler pénien sont normaux.

En revanche, il semblerait que l’EMG apporte un début de réponse à mon problème mais l’andrologue qui m’a prescrit cet examen m’a informé que celui-ci n’était de toute façon pas fiable (alors pourquoi me l’avoir prescrit ?) tandis que le spécialiste qui l’a réalisé ne me laissait entrevoir rien de positif pour l’avenir sans entrer dans les détails mais en omettant pas, tout comme l’andrologue, de m’informer que j’étais leur plus jeune patient et qu’à mon âge ce n’était pas normal (à 29 ans j’étais tout de même en mesure de me le dire !). Je me souviens juste qu’il a m’a demandé si, étant petit, je n’avais pas fait d’énurésie nocturne. J’ai rencontré ce problème durant toute l’enfance et ce jusqu’à un âge avancé, mais je n’ai pas eu plus d’explications. Il semblerait qu’il puisse y avoir un lien…

Et depuis, aucun médecin ne m’a apporté plus de précisions quant aux résultats de cet EMG dont voici le compte-rendu :

Latences du réflexe bulbo-caverneux parfois normales, souvent prolongés.
Vitesse de conduction sensitive sur le nerf dorsal de la verge limité.
Latences des potentiels évoqués somesthésiques corticaux étalées.
Conclusion : Signes électriques d’atteinte neurogène des structures érectiles évalués sur l’échelle N0 – N4 à N2.

Pour ce qui est des traitements classiques, l’andrologue m’a prescrit des injections intra caverneuses avec l’Edex® 10 et 20 ainsi que du Viagra® (Sildénafil). Des traitements onéreux qui se sont avérés inefficaces pour ma part… Un léger mieux pour les premières injections à l’Edex® mais une verge bien douloureuse, puis plus rien sur les suivantes. D’autant plus que les injections ne nécessitent pas forcément de stimulation et qu’elles semblent avoir un taux de satisfaction de près de 97% de mémoire !

Je précise également, pour finir, que je présente un surpoids (IMC 35.38), je suis fumeur régulier et je consomme de l’alcool mais avec modération. Mon alimentation est tout de même équilibrée. Je sais que ce sont de potentielles causes de dysfonction érectile mais lorsque je ne fumais ni ne buvais, je n’avais déjà pas d’érections…

Je vais à nouveau tenter une consultation chez un andrologue dans les prochaines semaines, et cette fois chez un professeur réputé sur l’Ile de France. Mais en attendant je suis à la recherche d’une personne, ou un médecin, qui pourrait m’éclaircir notamment sur les résultats de mon EMG, ne serait-ce pas ces fameux nerfs érecteurs qui seraient endommagés ou n’y aurait-il pas une malformation à ce niveau là d’après le peu d’éléments que j’ai pu trouver sur les forums ? Entrent-ils en conflit avec un autre élément ? Il me semblerait comprendre, bien que cela reste une hypothèse, dans mon cas que l’envie est bien là, au niveau de la tête, mais que le message n’arriverait pas jusqu’en bas… Quelles pourraient être les autres causes en fonction des éléments que j’ai énumérés dans mon message ? Y’a t-il des personnes qui rencontrent le même problème que moi, avec plus ou moins les mêmes similitudes, qui le vivraient mal et comment vous en êtes-vous sorti si tel est le cas ? Y’a t-il tout simplement des solutions ou pas pour enfin connaître des érections normales et dignes de ce nom ou est-ce irréversible comme je peux le voir écrit à certains endroits ?

En tout cas je ne baisse pas les bras mais tout conseil et toute information pourront peut-être m’aider à identifier la ou les causes de mon impuissance en espérant tout de même pouvoir trouver une solution prochainement qui pourra sans aucun doute m’aider à m’en sortir et à aller mieux.

Je vous remercie pour votre aide et pour m’avoir lu.

Message modifié le 14/02/2016 22:07:20, par Modérateur Allodocteurs.fr
Dr Tourmente - Allodocteurs.fr
Modérateur
Le 15/02/2016 10:36:33

@niko83 : l'EMG montre une atteinte modérée. l'andrologue saura vous l'expliquer plus en détails. Oui, la dysfonction érectiel a un retentissement majeur sur la qualité de vie, avec comme vous le mentionnez, des répercussions sur le plan psychologique (qui vont majorer la dysfonction érectile, créant un cercle vicieux)/ Avez-vous esssayé le vaccum ? Il s'agit d'une pompe qui crée une érection par effet de dépression. Elle est très efficace chez certains patients. Je vous souhaite bon courage et ne perdez pas espoir...

Message modifié le 15/02/2016 11:12:20, par Modérateur Allodocteurs.fr

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