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Se nourrir de plaisir

Se nourrir de plaisir

Y a-t-il des aliments diaboliques ?

Rédigé le 28/11/2016 / 0

Une des raisons qui nous empêche d'avoir une relation saine avec la nourriture, c'est le fait de diaboliser certains aliments. Pourquoi n'avons-nous pas une relation apaisée avec tous les aliments ? Comment peut-on sortir de ce rapport délétère ? Explications.

Avant de manger, écoutez votre intuition !

Rédigé le 21/11/2016 / 0

Le constat sur le poids des Français n'est pas brillant : un Français sur deux est en surpoids, et on sait les risques sur la santé, notamment cardiovasculaires, que cela entraîne.

Chacun se pose donc la question de comment faire maigrir les Français. La première réponse qui vient à l'esprit, c'est le régime. Mais un rapport de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) en 2011a montré que les régimes étaient préjudiciables pour la santé et pour le poids puisqu'ils entraînent des carences ainsi qu'une reprise de poids souvent supérieure à ce qui a été perdu.

L'alimentation intuitive, qu'est-ce que c'est ?

Une des alternatives aux régimes est l'alimentation intuitive. Un concept devenu à la mode qui respecte les rythmes et les besoins de chacun, contrairement à un régime qui impose au patient des règles, des quantités, des portions.

L'alimentation intuitive consiste à apporter au corps qualitativement et quantitativement les aliments dont il a besoin. Cela signifie qu'il faut apprendre à écouter les signaux que notre corps nous envoie pour exprimer ses besoins.

C'est ce que fait un bébé, qui sait très bien manifester quand il a faim et quand il est rassasié. On a tous cette capacité intuitive à nous réguler, et il faut renouer avec. Ca commence par la faim. La première question à se poser, c'est "comment ça fait quand j’ai faim ?".

Ecouter son corps

Le siège de la faim, c'est l'estomac : ça gargouille, ça tord, ça brasse. Puis ça diffuse une sorte de langueur, de torpeur : on baille, on a sommeil, du mal à se concentrer, on sent que la nuque devient un peu raide, jusqu'aux sueurs froides et parfois, un malaise hypoglycémique dans les cas les plus extrêmes. Le point commun entre tous ces signes, c'est le fait qu'ils s'expriment de manière physique : le corps parle, exprime un besoin en énergie, et notamment en glucides (sucres), et c’est capital de l’écouter.

Mais parfois, ce n'est pas toujours le bon moment. On a faim, mais ce n'est pas l'heure de manger. C'est à ce moment-là que la dimension culturelle de la faim vient bousculer le besoin physiologique. En effet, dans notre société, culturellement, il est convenu de manger trois fois par jour (petit déjeuner, déjeuner, dîner) à des horaires qui sont liés à notre organisation professionnelle ou familiale. En tout cas, c'est ce que la théorie nous indique de faire. Mais en pratique, quand les patients nous racontent leur façon de manger, on se rend compte qu'ils font souvent quatre ou cinq prises alimentaires par jour, pour peu qu'ils aient faim dans l'après-midi ou en arrivant le soir chez eux ; ou bien seulement deux, s’ils sautent le petit déjeuner. Ils se sentent alors coupables de ne pas coller à la culture partagée par le plus grand nombre, surtout s'ils sont déjà en surpoids. Du coup, ils tentent de manger trois fois  par jour, qu’ils aient faim ou pas.

Problème, comme le signal de faim exprime un besoin du corps en énergie, cela signifie que manger quand on a faim est une garantie de brûler ce qu'on avale : que les aliments soient utilisés à des fins énergétiques et donc, pas stockés. Dans l'autre sens, manger quand on n'a pas faim, par peur d'avoir faim plus tard, ne garantit en aucun cas de perdre du poids, puisque l'énergie apportée aux moments où les cellules n'en réclament pas, va être stockée dans le tissu adipeux (on fait du gras). Pire, ça ne garantit pas non plus de ne pas avoir faim à l'heure biologique qui est la vôtre.

On peut comprendre que le fait de manger de manière intuitive, quand le corps le réclame, ne soit pas toujours très facile. Cela nécessite un peu d'organisation, mais comme toute situation alimentaire. Par exemple, le petit déjeuner peut être pris sous une autre forme : des amandes, des fruits secs, des mélanges que l'on trouve dans les supermarchés, quelques crackers de table, faciles à sortir, à manger discrètement (plateau), ou un riz au lait si vous disposez d’un petit frigo, un sandwich de pain avec beurre et confiture, un fruit frais… Voilà de quoi répondre à sa faim lorsqu'elle se présente.

La crainte du décalage

Les personnes avec lesquelles on travaille sur cette alimentation intuitive craignent d'être en décalage par rapport aux autres, à leur famille, leurs collègues. Il faut faire confiance à son corps : lorsque vous mangez à l’heure où vous avez faim, et que vous mangez à hauteur de votre faim, vous apportez à votre organisme juste ce dont il a besoin. Assez vite, il va donc se recaler sur un rythme d’un besoin exprimé toutes les quatre ou cinq heures. Mais si ce n’était pas le cas et que vous abordiez un repas en ayant très peu faim, vous pouvez aussi adapter le contenu de votre assiette et ne manger que de la verdure, une salade, une soupe, un fruit et prendre un peu plus tard ce qui manque à ce repas : un morceau de pain avec du fromage ou un yaourt par exemple, remonté du restaurant d’entreprise, et que vous mangerez avec appétit un peu plus tard dans l'après-midi.

Le plus dur, c’est d’essayer des choses nouvelles. L’homme est très rassuré par ses habitudes. Mon conseil, pour savoir quel mangeur vous êtes fondamentalement, c’est de vous écouter, d’essayer, d’expérimenter : vous ne serez jamais dans l’erreur en étant respectueux de votre corps et de ses besoins, et c’est la meilleure manière de maigrir en douceur et durablement.

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