1. / Blogs
  2. / Le blog du Dr Tourmente

Le blog du Dr Tourmente

Le blog du Dr Tourmente

Journée du pied : le fétichisme du pied

Rédigé le 21/05/2015 / 1

C'est la journée du pied ! Et pour changer des corps, ampoules et autres durillons, je vais vous parler d'un sujet moins connu… Le pied nous porte toute la journée, est malmené dans des chaussures souvent trop étroites ou à talon pour les femmes et laisse plutôt indifférent… à l'exception des fétichistes qui le vénèrent et ne sauraient prendre de plaisir sans lui vouer un culte inavouable.

Les petons suscitent bien des engouements et certains ne prennent leur pied qu'à l'aide de ceux de leur partenaire… Quand ils les massent, reniflent, lèchent ou sucent, la jouissance est proche. C'est ce que l'on appelle la podophilie, mieux connue sous le nom de fétichisme des pieds. Elle peut faire sourire mais elle a déjà conduit des hommes en prison et compromis la carrière d'hommes politiques. Les pieds provoquent alors un plaisir intense chez l'homme fétichiste, tandis que les seins, fesses le laissent froid… Et lorsqu'excitation et jouissance sont exclusivement conditionnées par les pieds, c'est alors pathologique et peut faire souffrir à la fois le fétichiste et celle qui partage son lit.

Comme l'exhibitionnisme, le sadisme, le voyeurisme, le fétichisme est une paraphilie (anciennement appelée perversion, terme abandonné à cause de sa connotation morale). Elle se définit par une impulsion sexuelle, responsable d'un comportement répété et intense, ou un fantasme sexuellement excitant,  qui sont source de souffrance et d'une altération de la sphère socio-professionnelle ou personnelle.

La prise en charge des paraphilies n'est pas facile : un travail d'évitement de l'objet impliqué dans le fétichisme peut être effectué, avec en parallèle un travail sur les fantasmes, dans le but de les associer, ainsi que l'excitation, l'orgasme à une sexualité plus classique. La partenaire peut également consulter un sexologue pour un soutien, apprendre à connaître ses limites et à en poser.

Alors certains objecteront qu'il n'est pas plus anormal d'érotiser le pied que les seins, les fesses ou les lèvres. Tout est question de point de vue… mais celui-ci oublie les deux critères essentiels de la paraphilie : le scénario exclusif pour jouir et la souffrance que cela implique.

Internet, sms, téléphone : apprendre à déconnecter

Rédigé le 13/05/2015 / 0

Nous sommes souvent envahis sans nous en rendre compte par les emails, les sms, les réseaux sociaux, les sites d'informations. Tout savoir, répondre à la minute, être ultra réactif, nous semblent impératifs et nous rendent dépendants... Profitez de ce long week-end pour vous déconnecter un peu : assainissez et optimisez vos rapports avec votre téléphone, votre tablette et votre ordinateur.

Internet cultive le culte de l'instantanéité, grâce aux chats, aux réseaux sociaux mais aussi dans le milieu professionnel. Le travail envahit la sphère personnelle à grand renfort de sollicitations constantes par email.  La réactivité est constamment attendue, même le soir et le week-end, ce qui est peut être la cause d'un grand stress, d'une forte pression, voire burn-out et d'arrêt de travail, lorsque l'on n'arrive pas à mettre à distance ces sollicitations et à hiérarchiser les priorités.Dans son livre Le culte de l'urgence, la sociologue Nicole Aubert parle d'hyperconnexion au-delà de 3 heures par jour. Mais l'addiction aux connexions se définit surtout en terme de souffrance, qui perturbe profondément la vie personnelle et/ou socio-professionnelle. Rassurez-vous, le plus souvent, il ne s'agit pas d'une véritable addiction mais surtout de très mauvaises habitudes, qui consistent à se pencher sur un écran dès qu'un bip survient ou dès que l'on s'ennuie.

A l'inverse des détracteurs de l'hyperconnexion, , des chercheurs interviewés dans un article du Huffington post estiment que la plupart des gens savent s'auto-discipliner en adoptant des stratégies pour échapper aux sollicitations,  mais qu'ils subissant davantage le fantasme de l'hyperconnexion, relayé abondamment dans les médias. Elle n'appauvrirait pas les relations sociales mais les transformerait, avec le développement d'une culture d'échanges (de liens jugés intéressant, d'articles, de film, de séries,…).

A chacun de réfléchir avec honnêteté à la place des connexions dans sa vie, à ce qu'elles apportent ou enlèvent à la vie quotidienne, et à poser des limites s'il estime qu'elles sont nécessaires.

Un programme en 3 étapes

Catherine Lejealle conseille dans son livre Arrêtez d'être hyperconnecté !, aux éditions Eyrolles, propose un programme en 3 étapes. Tout d'abord, évaluez votre rapport aux connexions (en séparant les usages positifs qui rendent service ou font plaisir et les usages négatifs, qui polluent ou stressent). Faites un test : comptez le nombre de fois où vous regardez votre portable dans une journée… Instaurez une soirée sans connexion, prévoyez une activité, comme un cinéma, un bowling, une soirée avec des amis. Que se passe-t-il  quand vous vous déconnectez ?  Un malaise, la peur du vide, peur de ne pas être aimé ?

Ensuite, il convient d'analyser la façon dont certains vous sollicitent et continuent à le faire tant qu'une limite n'est pas posée. Parfois, 2 interlocuteurs suffisent à apporter 80% des désagréments ! Rétablissez une limite entre votre vie privée et votre vie personnelle, hiérarchisez vos priorités, répartissez votre temps autrement. Diminuez vos connexions aux réseaux sociaux, cessez d'assimiler les messages reçus à une preuve de valeur et de reconnaissance personnelle et vivez dans la vraie vie !

Dernière étape : analyser toutes ces connexions que nous surajoutons, alors que nous pourrions profiter de moments déconnectés (par exemple, répondre à un sms non urgent au lieu de profiter d'une sieste ; s'occuper en regardant son portable attendant dans une file ou en regardant la télé)… Apprenez à savourer autrement les "temps morts" : écoutez de la musique, fermez les yeux et rêvasser, ne faites qu'une seule chose à la fois au lieu de cumuler les activités.

Maintenant, profitez de cette optimisation des connexions…

 

Orgasme féminin : tour d'horizon sur Internet

Rédigé le 07/05/2015 / 0

Quoi de neuf sur Internet dans le domaine de la jouissance féminine ? Je vous propose ici des liens vers des articles récents qui ont un point commun : l'orgasme. Idées reçues, préservatif intégrant un vibromasseur, vidéo décalé pour illustrer le mécanisme de l'orgasme, place de la sexualité féminine dans les séries,… voici un peu quelques lectures amusantes pour ce long weekend !

RTL et le journal de Montréal font le point sur 6 mythes sur la sexualité féminine : oui, l'orgasme clitoridien est aussi bon que l'orgasme vaginal !
Une vidéo ludique et didactique a fait le tour du net il y a  une dizaine de jours et explique l'orgasme féminin à l'aide d'expériences simples et amusantes (je ne cautionne toutefois pas les chiffres avancés).

Les  femmes toujours les femmes… Les Inrocks examine la place de la sexualité féminine dans les séries. Verdict de cette analyse percutante : peut mieux faire !

Un préservatif féminin garantirait l'accès à la jouissance grâce à un vibromasseur intégré à la base du préservatif. Son arrivée en Europe est prévue dans un an à un an et demie. Alors pourquoi pas si c'est intégré sous forme de jeu avec son partenaire, mais voilà vraisemblablement de quoi rajouter un peu plus de pression dans la course à l'orgasme...

Sur Topsanté, la sexologue Catherine Solano fait le point sur le retentissement sexuel de la stérilisation définitive…

Pour finir  un petit rappel sur les zones érogènes de la femme, ça ne fait jamais de mal : merci Marie-Claire ! Et un lien vers notre dossier sur le plaisir féminin.