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Le blog de Michel Cymes

Le blog de Michel Cymes

Réponse... à ceux qui se demandent si...

Rédigé le 11/01/2011 / 12

C’est vraiment sérieux de demander aux hommes de penser à parler à leur médecin du dépistage du cancer de la prostate ?

On s’attendait à des réactions, on n’est pas déçus !

Etant par nature très ouvert au dialogue avec ceux qui veulent faire avancer un débat, mais en revanche très fermé quand il s’agit de répondre à des intolérants extrémistes, je me contenterai de répondre à ce confrère qui trouve la campagne "pathétique" de parfaire ses connaissances dans ce domaine avec la lecture d’un article de la revue "Progrès en urologie" sur le dépistage du cancer de la prostate, paru en 2010. Mais peut-être est-ce trop récent pour lui !

Une petite réaction également après lecture de l’article de Libération ce matin écrit par l’excellent journaliste Eric Favereau. Eric s’inquiète de mon statut. Est-il "journaliste ou médecin", écrit-il ?

Eric Favereau me connaît très bien et sait pertinemment que je suis médecin et UNIQUEMENT médecin. Je prends donc ça comme un (petit) doigt dans le derrière, selon la poétique expression. Ce qui en matière de toucher rectal, prouve qu’à Libé on peut aussi avoir de l’humour. Cela dit, le journaliste santé pose la bonne question à la fin de son article. Si ce n’est qu’il me donne cette fois la qualification d’"animateur"... mais passons... Est ce bien notre rôle de se lancer dans une campagne de santé publique, se demande-t-il ? Et pourquoi pas ?

Que faisons nous depuis 15 ans avec Marina Carrère d'Encausse et Benoît Thevenet dans "Le Magazine de la Santé", si ce n’est participer à l’éducation des Français sur les problèmes de santé que la médecine peut aider à résoudre ? Ne devrions-nous n’être que des relais et jamais des initiateurs ?

Quand il ne s’agit pas de désinformation, tous les acteurs ont leur place. Tout ce qui peut aider le public à se faire dépister sera bénéfique pour l’état de santé de la population. Nous pensons avoir notre place dans cette communication.

Quant au débat sur l’utilité du dépistage de masse de ce cancer de la prostate... Deux études se contredisent : l’étude américaine dit que ça ne sauve pas de vies, l’étude européenne dit le contraire...

J’ai 53 ans, et je préfère suivre les conclusions de l’étude européenne et, si possible, ne pas mourir d’un cancer de la prostate.

La bise aux dames et la mimine aux messieurs

 

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