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Le blog du Dr Tourmente

Tour d'horizon du web médical...

Le PC, c'est risqué !

rédigé le 26 avril 2010 /     0

Cette semaine, on parle « santé au travail », et plus précisément santé devant son ordinateur. Les TMS, les troubles musculo-squelettiques, sont les nouvelles bêtes noires des travailleurs de bureau.

Les TMS en chiffres

Coup de projecteur sur les TMS, grâce à la Journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail, le 28 avril. Des troubles qui touchent 30 000 personnes par an, en France et qui sont la 1e cause de maladie professionnelle.

 Le chiffre qui fait réfléchir ? 7 millions et demi. C'est le nombre de journées de travail perdues à cause des TMS.

Mais qu'est-ce qu'un TMS ? Il s’agit de douleurs provoquées par un geste répété chaque jour. Quelles sont les cibles ? Le poignet, le coude, l’épaule ou encore les vertèbres cervicales et lombaires.

 

Les TMS en détail

Mais le « grand gagnant », c’est le syndrome du canal carpien, il représente la moitié des TMS. Les symptômes ? Fourmillements, douleurs nocturnes puis permanentes, fatigue musculaire, ce syndrome devient handicapant. Si une attelle la nuit et les infiltrations ne suffisent pas, le seul recours est la chirurgie. Autres lieux d'inflammation des tendons : le coude avec l’épicondylite ou l’épaule avec la coiffe des rotateurs.

Et c'est la faute à la souris… Si elle est trop éloignée de vous ou si vous gardez le poignet quand vous tapez, cela favorise la survenue des TMS : index, pouce et poignet sont les principales victimes.

Autre trouble fréquent : les douleurs cervicales. Elles sont provoquées par un écran trop haut ou trop bas par rapport aux yeux. Facteur aggravant : le stress. Il favorise la contraction des muscles du cou et des épaules. Plus surprenant : une tâche monotone ou négative augmente aussi les douleurs…

Les yeux ne sont pas en reste, le travail sur écran entraînant une fatigue visuelle. Vos yeux sont rouges, secs et ils vous piquent. Ces symptômes s'accompagnent parfois des maux de tête ou une myopie temporaire.

Le syndrome sec serait lui lié à plusieurs facteurs : écran placé trop haut, climatisation, polluants dans l’air (tabac,…), clignements de paupière trop rares.

Et même la peau est affectée par le travail sur ordinateur ! Démangeaisons, brûlures ou érythème facial, ces affections sont plus fréquentes chez ceux qui travaillent sur écran. Et elles seraient dues aux émissions chimiques émises par les écrans. A démontrer…

 

Comment éviter les TMS ?

C’est la bonne nouvelle ! Quelques mesures simples peuvent réduire les TMS.

1/ Aménagez votre poste de travail

Choisissez un matériel réglable pour l’adapter à votre taille. Asseyez-vous bien au fond du fauteuil. Vos pieds reposent sur le sol ou sur un repose-pied. L’avant-bras doit faire un angle droit avec le bureau. Les coudes sont proches du corps, Votre dos est droit, soutenu par le dossier du fauteuil. Le haut de l’écran doit arriver au niveau des yeux. Regardez ce dessin plus explicite !

Si vous travaillez aussi sur des documents, utilisez un porte-document. Il vous évitera les mouvements de la nuque et des yeux.

2/ Multipliez les pauses

Votre employeur a tout à y gagner, pas de souci ! Le but est de faire des pauses plus courtes mais plus souvent. 5 mn toutes les heures si votre travail est intensif, ¼ d’heure toutes les 2 heures si ce n’est pas le cas.

Regardez au loin, cela repose les yeux (idéalement, il faudrait le faire tous les ¼ d’heure).

Bougez un peu, mobilisez vos articulations et vos muscles. Retrouvez ici quelques exercices à faire pendant vos pauses.

Travaillez bien !

 



Haut les coeurs !

rédigé le 19 avril 2010 /     0

Le we prochain, chaussez vos baskets aux pour faire un parcours du cœur. 2 jours consacrés à la prévention des maladies cardio-vasculaires, la 1e cause de mortalité en France.

Le jogging contre les maladies cardio-vasculaires

 Au placard l’inactivité et ses conséquences déprimantes ! Et vive une activité physique adaptée et progressive. Nous sommes en 1975, des médecins viennent de bouleverser la rééducation après un infarctus du myocarde. Par extension, la course est promue pour prévenir les maladies cardio-vasculaires.

35 ans plus tard, l’idée est la même mais elle a fait du chemin. Vous le savez, l’activité physique est bénéfique pour le cœur et pour les vaisseaux. Avec 2 impacts : limiter l’apparition des maladies cardio-vasculaires mais aussi leur évolution quand elles sont déjà là.

Chaque année, des parcours du cœur sont donc organisés le dernier we d’avril. Découvrez les manifestations près de chez vous ou même mieux, organisez vous-même un parcours ! Marche, roller, vélo, natation ou encore tir-à-l’arc, toutes les disciplines sont bonnes.

La découverte de l’activité s’articule autour d’un Pôle Santé, composé de cardiologues, nutritionnistes, secouristes ou professionnels du sport. Au programme : gestes qui sauvent, tests de tabacologie, dépistage (mesure de la tension, du cholestérol, du taux de sucre.

 

Sport et cœur, l’alliance sacrée

Mais par quels biais le sport est-il aussi efficace ? Le travail du cœur est diminué, la fréquence cardiaque s’abaisse et le temps entre 2 contractions cardiaque s’allonge. Le muscle du cœur reçoit donc plus d’oxygène. Du côté des hormones, l’activité physique diminue la sécrétion d’adrénaline et par ricochet la tension artérielle et le travail du cœur.

Une activité modérée (30 mn par jour, 5 jours par semaine) augmente même le diamètre des vaisseaux. Des vaisseaux qui ont tendance avec l’âge à s’obstruer à cause des plaques de cholestérol.

D’où l’intérêt de marcher 30 mn par jour. Arrêtez-vous un arrêt avant votre station, garez votre voiture un peu plus loin, ne soyez pas paresseux ! Et prenez l'escalier...

 

Une bonne résolution

Après un we sportif, continuez sur votre lancée et ne remisez pas vos baskets au placard !

Voici quelques conseils : respectez 10 mn d’échauffement et de récupération, signalez toute douleur thoracique à votre médecin, buvez régulièrement, évitez le sport pendant les pics de chaleur ou si vous avez de la fièvre.

Vous reprenez le sport ? Faites un test d’effort à partir de 40 ans si vous êtes un homme et de 45 si vous êtes une femme. On enregistre l’activité de votre cœur pendant que vous pédalez sur une bicyclette, on analyse ainsi les réactions de votre cœur à l’effort.

 



Kilos, calories et compagnie

rédigé le 12 avril 2010 /     1

Avec le printemps, c’est le temps des régimes qui revient. Et c’est un véritable festival : Dukan, Fritzer, Atkins, … Comment vous y retrouver et quels pièges éviter ? Petit guide de survie dans la faune des diètes!

Régimes en tous genres

Hyperprotéiné, dissocié ou jeune drastique ? Sans glucides, avec la chrononutrition ou sur mesure ? Pas évident de choisir votre manière de maigrir ! Pas de panique, il suffit d’opter pour un peu de bon sens et quelques conseils. Déterminez d’abord votre objectif (rationnel, s’il vous plaît !). Combien de kilos souhaitez-vous perdre ? En combien de temps ? Calculez votre IMC (indice de masse corporelle) et testez votre comportement alimentaire. L’aide d’un nutritionniste ou une diététicienne est souvent la bienvenue. Aussi bien pour établir un programme censé que pour adopter un régime alimentaire adapté.

Inutile de faire l’inventaire de tous les régimes. La plupart vous vendent du rêve et vous promettent une perte de poids trop rapide et importante. Avec à la clé des carences et la reprise des kilos perdus dès que vous mangerez normalement… Sans compter le risque de tomber dans l’engrenage des régimes toujours plus restrictifs et inefficaces.

 

Exit le yoyo

Si votre alimentation et votre poids ressemblent aux montagnes russes, vous êtes concerné par le fameux effet yoyo. La prise de poids à l’arrêt du régime sera à chaque fois plus importante et elle peut se chiffrer jusqu’à 20% de votre poids normal ! Votre corps se souvient des périodes de privation et il va faire des réserves en vue du prochain régime. D’où un cercle vicieux dont il est difficile de s’extraire.

Autres risques : la baisse du taux de bon cholestérol, une dépression à la suite de ces échecs répétés, l’obésité et même le raccourcissement de l’espérance de vie.

 

Alors comment faire pour maigrir ?

La clé d’une ligne sylphide (ou presque) est simple mais pas forcément facile : vous allez devoir changer définitivement votre manière de manger en optant pour un régime équilibré. Rébarbatif ? Pas forcément ! Les extras sont permis, sans culpabilité, dès votre poids de forme atteint.

Quelques recommandations simples assurent un parcours sans embûches.

Acceptez de ne perdre qu’1 kilo par semaine au maximum. Ne sautez pas de repas, les grignoteuses peuvent s’autoriser 2 collations en plus des 3 repas. Adoptez une alimentation équilibrée, en limitant les graisses et les sucres, l’alcool.

Quels aliments choisir ? La notion de pyramide alimentaire est intéressante : à la base, ce sont les aliments que l’on doit consommer à chaque repas (produits céréaliers, de préférence complet), fruits, légumes,… A la pointe de la pyramide, les pâtisseries, les sodas,… A consommer de temps en temps ! Il existe des variantes : pyramide méditerranéenne, à index glycémique, Okinawa,… Accrochez sur votre frigo une pyramide, ça vous motivera !

Mangez lentement, en ne faisant que ça (pas de télé ou de lecture), ne diabolisez pas un aliment (c’est le meilleur moyen de vous jeter dessus à la moindre fringale ou au premier stress). Si vous faites un écart, ne culpabilisez pas, c’est humain. Et c’est même autorisé de temps en temps ! Bien sûr, n’oubliez pas l’activité physique, c’est un complément indispensable…

Vous êtes diabétique ? Vous avez un excès de cholestérol ou de l’hypertension ? Votre régime doit être adapté à ces contraintes médicales. Découvrez ici les adaptations à faire.

PS : Et retrouvez les sites à fuir et d’autres conseils sur mon post de février 2009

 



Joyeuses Pâques !

rédigé le 2 avril 2010 /     1

Il est paré de toutes les vertus ou diabolisé à l’extrême. Le chocolat laisse rarement indifférent et rend souvent accro. Mais que savez-vous réellement de cette divine substance ? Réponses gourmandes…

Un peu d’histoire

Les Mayas et les Aztèques se régalaient de cette « eau amère », traduction littérale de « xocoatl » et l’utilisaient comme monnaie d’échange. Le breuvage avait la réputation d’être la boisson des dieux… Et si Christoph Colomb est le premier européen à l’avoir découvert en 1502, c’est Hernan Cortès qui fut conquis et l’envoya à Charles Quint. Le cacao séduisit la cour espagnole et il envoûta le monde entier !

Savez-vous pourquoi l’on mange des œufs en chocolat à Pâques ? Les gens s’offraient des animaux vivants le jour de Pâques pour fêter la fin du carême. L’Eglise interdisant de manger des œufs pendant ces 40 jours de diète, les œufs devinrent donc le présent le plus apprécié. Avec le temps, le chocolat prit naturellement la place des animaux… Et les Français en consomment désormais 7 kg par an !

 

Petit tour des idées reçues sur le chocolat

Vous pensez que le chocolat provoque de l’acné ou des crises de foie ? Vous croyez toujours qu’il est aphrodisiaque ? Il va falloir réviser ! Bon nombre d’idées reçues entourent le chocolat. Non, il ne constipe pas, oui il peut provoquer des migraines à cause de la tyramine et de la phényléthylamine. Et contrairement à ce que l’on imagine, il fait baisser le taux de LDL, le mauvais cholestérol, et il augmente celui du HDL, le bon cholestérol. A condition de consommer un chocolat noir à 70% de cacao.

Vous êtes accro au chocolat ? Et vous vous déculpabilisez en prétextant une dépendance ? En réalité, le chocolat contient bien des substances addictives, comme la phényéthylamine (un anti-dépresseur naturel) ou les anamides (qui se fixent aux mêmes récepteurs que le cannabis, dans le cerveau). Autre effet intéressant : il stimule la production d’endorphines. MAIS ces substances sont présentes en trop faible quantité pour avoir de l’effet ! Exit la bonne excuse…

Retrouvez d’autres idées reçues sur le chocolat.

 

Et la santé dans tout cela ? 

Vos hanches le savent très bien, le chocolat est calorique. Environ 500 kcal pour 100 grammes (et 580 pour le chocolat au lait). En revanche, son index glycémique n’est pas si élevé et les diabétiques peuvent en consommer en quantité raisonnable.

Bon alors, à quoi sert-il ? Il aurait un effet anti-stress grâce au magnésium et serait utile aux spasmophiles. Mais la botte secrète du chocolat, ce sont les polyphénols, des anti-oxydants qui limitent le stress subi par nos tissus. Leur intérêt ? Ils réduiraient le risque de maladies cardio-vasculaires, de cancers et d’autres maladies chroniques.

Cœur, artères et cerveau, voilà des amateurs de chocolat noir… les anti-oxydants qu’il contient réduiraient le risque d’AVC et diminueraient l’inflammation des artères. A 1 condition : ne pas en abuser !

La peau n'est pas en reste. Réalisé avec un procédé conservant les polyphénols, le chocolat protégerait la peau des ultraviolets. Ne vous ruez pas sur une tablette, ça ne fonctionne pas avec le chocolat normal !

 

En conclusion, les scientifiques n’ont toujours pas percé tous les mystères du chocolat. Et si notre attirance irrépressible s’expliquait tout simplement parce que c’est un délice ?

 




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