Fermer [X]
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et des offres adaptés à vos centres d’intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. Vous pouvez néanmoins refuser l'utilisation des cookies, en cliquant ici
Mis à jour le 2 septembre 2014 à 19h16
Mon compte

Blogs

Le blog du Dr Tourmente

Tour d'horizon du web médical...

Allergie aux pollens : zoom sur le traitement

rédigé le 27 mars 2012 /     0

Tous les médias en parlent, elles sont de retour ! Un indice ? Elles provoquent des éternuements en salve, le nez qui coule, les yeux rouges... Avec le printemps, les allergies aux pollens pointent le bout de leur nez. Zoom sur les traitements.

Traiter les symptômes

L’OMS considère l’allergie comme la 4ème maladie dans le monde. La rhinite et la conjonctivite allergiques toucheraient 15 à 20% de la population. Avec un fort retentissement sur la vie quotidienne : troubles du sommeil, qualité de vie altérée, activités limitées (exit les balades en forêt…), vigilance diminuée. Le coût pour la société   est non négligeable: absentéisme scolaire et professionnel, consultations répétées, sans oublier le diagnostic et les traitements. Et justement quels sont les moyens de soigner l'allergie ? Le traitement symptomatique va agir sur vos symptômes, comme son nom l’indique.

Le médicament phare est l’antihistaminique. Quand votre corps entre en contact avec le pollen auquel vous êtes allergique, le système immunitaire réagit. Il a mémorisé lors du 1er contact qu’il n’aimait pas le pollen et a mis en place une petite armée pour débarrasser votre corps de cet intrus. Ces soldats vont libérer une arme principale : l’histamine, responsable de vos symptômes. Les antihistaminiques vont donc bloquer son action en prenant sa place sur les récepteurs. 2 voies possibles : localement en spray, en collyre ou en comprimé. Un vasodilatateur peut y être associé : idéal pour déboucher le nez ! Certains sont disponibles en vente libre.

Autre médicament-clé de l’allergie, les corticoïdes qui ont un fort effet anti-inflammatoire. Idem, en voie locale ou par comprimé. Ce n’est pas un médicament anodin donc une prescription médicale est nécessaire. Retrouvez sur Eurékasanté les différents médicaments.

 

Un traitement définitif, la désensibilisation

Vous souhaitez vous vous débarrasser définitivement de votre allergie ? La désensibilisation est le seul traitement définitif de l’allergie. Votre corps réagit trop violemment lors de votre allergie. Ce traitement lui apprend à tolérer une dose de plus en plus élevée de pollen. Initialement sous forme d’injections, elle se fait le plus souvent avec des gouttes à mettre sous la langue. Il faut être motivé car elle dure de 3 à 5 ans. Soyez patient car les 1ers résultats surviennent au bout de 6 à 12 mois.

Son intérêt ? Diminuer le traitement quotidien, voire l’arrêter mais aussi prévenir la formation d’autres allergies. Sachez qu’elle est possible dès l’âge de 5 ans, qu’elle ne peut pas être débutée pendant la grossesse.

Adieu au nez qui coule, aux yeux rouges et aux éternuements. Et bonjour les pique-niques en pleine nature ! 



Du neuf dans le dépistage du cancer du côlon

rédigé le 21 mars 2012 /     0

Ce n’est pas glamour, c’est répugnant pour certains mais cela peut vous sauver la vie. De quoi je parle ? Du dépistage du cancer colorectal. Le mois de mars lui est consacré. L’occasion de rafraîchir vos bases concernant l’un des cancers les plus fréquents.

 

Les stats

2ème cancer le plus meurtrier (17 000 décès) après le cancer du poumon…

3ème cancer par ordre de fréquence chez l’homme (21 500) et deuxième chez la femme (19 000 cas)…

Pour réduire ces nombres, la France organise depuis 3 ans un dépistage organisé. La cible ? Les plus de 50 ans (et moins de 74 ans). Alors bien sûr, les gens n’ont pas très envie de manipuler leurs selles –leur caca, comme ils disent dans l’amusant clip de l'Institut National du Cancer. Il faut 3 jours de suite en poser un peu sur une feuille puis envoyer le tout au laboratoire. Son nom de code ? L’hémoccult. Problème, 1 Français sur 3, âgés de 50 à 74 ans, a participé au dépistage en 2011...

La nouveauté

Aujourd’hui, un nouveau test a été adopté. Et c’est beaucoup plus facile à réaliser. Son nom ? Le test immunologique. Son mécanisme ? Il suffit de plonger une sorte de piqûre dans vos selles, de prélever une sorte de carotte et de l’envoyer. Beaucoup plus acceptable, non ? Le nombre de prélèvements ? 1 seul, contre 3. Le but ? Il est le même qu’avant, rechercher des traces de sang que l’on ne voit pas à l’œil nu. S’il y en a, une coloscopie est alors réalisée afin d’inspecter le côlon et le rectum et de faire une biopsie.

Il se généralisera fin 2013 à toute la France.

Son efficacité ? A peu près similaire au précédent. Il permettrait de baisser la mortalité de 15 à 20%. Mais aussi d’améliorer la qualité de vie des patients. Car un cancer dépisté tôt correspond à un patient traité plus vite et souvent moins agressivement.

Je résume : vous avez plus de 50 ans ?  Parlez du dépistage à votre généraliste. Vos parents ont plus de 50 ans ? Poussez-les à consulter...


PS : la Ligue contre le cancer a besoin de vous. Elle profite de la semaine nationale contre le cancer pour rappeler que 1000 nouveaux cas de cancer surviennent chaque semaine. Elle met en place un nouveau numéro 3031 pour faire des dons.



Couple : une bonne dispute, et ça repart !

rédigé le 15 mars 2012 /     0

Une bonne scène de ménage peut être bénéfique. Encore faut-il bien maîtriser les codes d’une dispute réussite. Mode d’emploi.

-          Exprimez ce que vous ressentez sans juger. Car c’est ce jugement qui fait mal à l’autre… Exemple : Tu es vraiment nulle ! Efficacité ? Maximale si vous voulez être méchant, nulle si vous souhaitez être constructif.

-          N’accumulez pas des critiques, des ressentiments… C’est le meilleur moyen de jouer les cocottes-minutes et d’exploser, avec un feu nourri de critiques. Exemple : Tu es impossible à vivre, tu laisses traîner tes chaussettes et tu es méchant avec ma mère. Intérêt potentiel ? Nul, l’autre va se sentit agressé, à juste titre et ne comprendra pas forcément pourquoi.

-          Dites ce que vous pensez sans en rajouter. Limitez-vous au sujet que vous voulez aborder. Avec la colère, vous risquez de dire des choses que vous ne pensez pas. Exemple : pendant une dispute sur la cuisine mal rangée par Choupette, vous reprochez, rageur, en plus, tes fellations sont nulles. Conclusion : vous avez traumatisé à vie votre partenaire et vous, vous pouvez vous brosser pour avoir une petite gâterie.

-          Soyez précis dans vos reproches. Exemple : tu ne fais jamais rien pour moi, tu es égoïste. Analyse : c’est beaucoup trop général pour servir votre cause. Au contraire, ça va attiser la dispute. Dites plutôt : J’adorerais que tu assistes à mon cours de macramé (chacun ses plaisirs). Demandez gentiment, en expliquant ce que cela vous apporterait.

-          Cherchez des solutions. Le but de la dispute est, je le rappelle, d’être CON-STRU-CTI-VE. Un problème X existe, cherchez une solution Y. Exemple : Tu ne fais jamais les courses sous prétexte que tu as trop de travail. Solution : J’aimerais que tu fasses les courses une fois sur 2 (ou tous les mois). Ca me soulagerait beaucoup.

-          Ne critiquez pas la famille. La famille, c’est sacré. Vous, vous avez le droit de démolir votre frère qui ne fait rien dans la maison de vacances. Mais votre conjoint, non ! Nous sommes affectivement trop liés à notre famille pour pouvoir écouter une critique….

-          Mettez-vous à sa place. Adopter le point de vue de l’autre, c’est faire preuve de maturité. Et cela permet de mieux comprendre sa réaction.

-          Exit l’ego. Vous avez tort ? Reconnaissez-le… Et puis, est-ce vraiment important d’avoir raison ou tort ? Ne soyez pas trop fier et faites le 1er pas.

Une dispute ne signifie pas que vous ne vous aimez plus ! C’est sain de vous exprimer et de faire un point sur une difficulté. En adoptant les règles ci-dessus, vous optimiserez l’efficacité de votre altercation.

Et une bonne dispute, ça se termine par une réconciliation ! Cela implique de mettre son ego de côté. Utilisez l’humour et la gentillesse ou en couple, optez pour la version classique : une réconciliation sur l’oreiller.



Une journée pour l'IVG

rédigé le 5 mars 2012 /     0

Chaque année, 24 heures sont consacrées à la femme le 8 mars… Au-delà du débat "pour ou contre" cette journée dédiée au sexe féminin, elle représente l'occasion de célébrer les avancées concernant la condition féminine. Mais aussi de mesurer les efforts qu'il reste à fournir. Le point sur l'IVG, un droit mis en péril en France.

Rappel pratique

L'IVG peut se faire jusqu'à la 12ème  semaine de grossesse, soit la 14ème à partir du 1er jour des règles. Elle peut se faire à l'aide soit de médicaments soit d'une intervention chirurgicale. Précision importante, les jeunes filles mineures peuvent faire une IVG sans l'autorisation des parents. Mais elles doivent être accompagnées par une personne majeure de leur choix. Cette personne ne fait pas forcément partie de la famille.

Sachez qu'un médecin de ville pratiquer une IVG médicamenteuse jusqu'à la 7ème semaine. Les Centres de planification et d'éducation peuvent également les réaliser depuis 2010. Il faut sinon s'adresser à un hôpital ayant un centre d'IVG. Votre médecin refuse de vous prendre en charge ? C'est son droit. Mais il est obligé de vous donner le nom de confrères pratiquant cette intervention.

En théorie, vous êtes censée avoir un rendez-vous dans les 5 jours suivant votre appel. A la 1ère consultation, vous obtenez des informations sur le déroulement de votre interruption de grossesse. Un second entretien psycho-social est obligatoire pour les mineures et conseillé aux femmes qui le désirent : des professionnels vous apportent soutien, écoute. On vous laisse ensuite un délai de réflexion d'1 semaine.

Le 2ème entretien permet de déterminer l'âge de la grossesse mais également d'aborder le mode de contraception.

 

IVG médicamenteuse ou chirurgicale ?

L'IVG médicamenteuse est possible jusqu'à 7 semaines d'aménorrhée. En pratique, vous prenez un comprimé de mifépristone (plus connu sous le nom de RU486), soit à domicile soit en hôpital de jour. C'est lui qui met un terme à la grossesse. Un antalgique est également prescrit. 36 à 48 heures après, vous prenez cette fois une prostaglandine dont le but est de dilater le col et de provoquer les contractions pour évacuer l'oeuf. 2 à 3 semaines après, une visite de contrôle vérifie le succès de l'IVG médicamenteuse.

En cas d'échec, le recours à l'IVG chirurgicale est alors possible. C'est ce que l'on appelle l'aspiration. Elle se déroule sous une courte anesthésie générale sous anesthésie locale. Date limite : 14 semaines d’aménorhée.

L'IVG reste une épreuve psychologique, prévoyez d'être entourée par une amie. N'hésitez pas à contacter Le Planning familial, via le centre le plus proche de chez vous.

 

Carton rouge pour la France

210 000 IVG ont lieu chaque année. Soit une pour 4 grossesses. Une femme sur 2 aurait recours à l'IVG au cours de sa vie. Cela pose un problème flagrant de contraception en amont. Dû à un manque d'information ? De prise en charge ? De prix ? Les femmes ont parfois leur part de responsabilité en négligeant leur contraception. Ca ne doit pas les priver de ce droit qu'est l'IVG.

Des délais trop longs… Faute de structures suffisantes ou à cause de réorganisation complexe, les délais s'allongent dramatiquement. Et les femmes sont parfois contraintes d'aller avorter à l'étranger, en ayant dépassé le délai légal.

Autre problème : les mineures. 18 000 sont tombées enceintes, 13 500 ont eu recours à l'IVG. Un chiffre en hausse qui alarme le professeur Nisand. Il a mis en place un système efficace en Alsace : la pilule est délivrée gratuitement et anonymement.

Alors je dédie cette journée à toutes les femmes qui ont dû et devront  traverser ce parcours de la combattante…




Liens non sponsorisés
Allodocteurs.fr : un site d’information médicale, sur lequel vous retrouverez toute votre santé en vidéo, expliquée par des docteurs en médecine et professionnels de santé.
Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).