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Jardinage : éviter l'usage de pesticides grâce à la nature

Pour protéger les plantes des maladies et des parasites, de nombreux jardiniers utilisent des pesticides. Des produits efficaces mais toxiques pour l'homme et à l'origine de nombreux accidents. Pourtant, des alternatives naturelles et écologiques existent.

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Jardinage : éviter l'usage de pesticides grâce à la nature

Erigé sur les bords de la Loire à la Renaissance, le château de Villandry est un véritable témoignage de l'architecture de l'art de vivre de l'époque. Un bijou de pierres qui cache de somptueux jardins. Salades, aubergines blanches, carottes, choux, rosiers d'ornement… Toute l'année une dizaine de jardiniers s'activent pour que le potager resplendisse de mille couleurs. Mais aujourd'hui, les jardins de l'ancienne forteresse médiévale doivent faire face à une nouvelle invasion : les pucerons.

Si rien n'est fait, la survie de tous les pommiers du potager est compromise. Pour remporter la bataille contre ces ravageurs, un ingénieur spécialiste de la lutte biologique se sert d'une arme naturelle : des larves de coccinelles. "Une larve de coccinelle peut tuer jusqu'à 500 pucerons par jour. C'est donc un prédateur très efficace (…) En plaçant les larves aux pieds des pommiers, ça va diffuser à l'endroit précis concerné par l'attaque", note Maxime Cornillon, ingénieur d'études parcs et jardins.

Les sachets contenant les larves de coccinelles sont ainsi fixés à proximité des principaux foyers de pucerons. Rapidement, les larves se répandent dans les pommiers et font leurs premières victimes. Si l'efficacité des larves de coccinelle sur les pucerons est désormais bien connue, dans un laboratoire, on étudie d'autres couples de ravageurs et de prédateurs.

Les chenilles sont particulièrement dévastatrices. Contre ces chenilles, il existe un parasite naturel : des micro-guêpes dont l'action est minutieusement observée par les chercheurs : "La guêpe se pose sur la chenille. Elle injecte via un dard des œufs dans le corps de la chenille ainsi que des virus. Les virus vont alors prendre le contrôle de la chenille, les œufs de la guêpe vont se développer pendant plusieurs jours. Puis, ils vont transpercer la peau de la chenille", explique Karine Musset, technicienne de rcherche. La mort de la chenille survient dix jours plus tard.

Grâce à l'étude approfondie du mécanisme d'action de ce parasite, les chercheurs pourront sélectionner génétiquement les micro-guêpes les plus performantes contre les ennemis rampants de nos potagers.

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