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Cryolipolyse : mincir par le froid peut être dangereux

Epilation au laser, minceur par le froid... Mal utilisées, ces techniques peuvent avoir des effets indésirables. Fin mars, l'Agence nationale sécurité sanitaire alimentaire nationale (Anses) a lancé une alerte sur les "appareils à visées esthétiques". L'agence de sécurité sanitaire recommande de mieux encadrer ces procédés. C'est le cas de la cryolipolyse, une méthode d'amincissement par le froid. 

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Cryolipolyse : mincir par le froid peut être dangereux

Elsa, 42 ans, a accouché il y a quelques mois. Cette jeune maman ne supporte plus son ventre. Elle a donc décidé de faire une séance de cryolipolyse. Une technique que pratique le Dr Laurence Netter, dermatologue. "Ce n’est pas fait pour faire maigrir quelqu’un. C’est fait pour enlever un bourrelet localisé qui résiste malgré un régime et un poids à peu près normal. Le froid combiné à la pression va entraîner une autodestruction des adipocytes qui sont les cellules graisseuses", explique-t-elle.

Des risques de brûlures

Cette séance de 35 minutes coûte 600 euros à Elsa. Cette méthode séduit de plus en plus, d’autant qu’elle est moins invasive que la liposuccion. Mais, elle peut être responsable de rares effets secondaires. Selon le Dr Philippe Blanchemaison, médecin vasculaire, "si par hasard, vous avez des zones plus violacées qui ne sont pas homogènes avec le reste ou même grisâtres, ce sont des zones où il y a un risque d’avoir une brûlure dans le futur, voire même une nécrose. Cela peut également créer des irrégularités. Ça correspond a un protocole mal adapté, un temps de contact trop long, une puissance trop forte ou bien un appareil qui n’est pas aux normes ou mal réglé."

Dans son rapport publié fin mars 2017, l’Anses recommande une surveillance plus poussée des appareils à visée esthétique en les considérant comme des dispositifs médicaux.

Mieux encadrer les appareils de minceur par le froid

Olivier Merckel est responsable de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. Selon lui, c’est "une première garantie pour l’utilisateur, notamment parce que cela oblige le fabricant à assurer que son appareil a bien été testé suivant des normes bien précises, visant justement à garantir la sécurité lors de l’utilisation".

L'Anses recommande aussi de mieux former les professionnels qui utilisent ces appareils en créant une habilitation. D’ici la fin de l’année, le ministère de la Santé devrait se saisir de la question pour suivre ou non ces recommandations.

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