Syndrome du bébé secoué : deux nouveaux sites Internet de prévention

Deux sites Internet à usage pédagogique, dédiés au syndrome du bébé secoué (SBS), ont été lancés. Ce syndrome est dû à un acte de maltraitance qui peu entraîner des séquelles graves chez les enfants.

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Syndrome du bébé secoué : deux nouveaux sites Internet de prévention
Syndrome du bébé secoué : deux nouveaux sites Internet de prévention

Le syndrome du bébé secoué (SBS) se caractérise par un traumatisme crânien qui survient lorsque un enfant est violemment secoué par un adulte. Le plus souvent, l'enfant est âgé de moins d'un an, dans deux tiers des cas de moins de 6 mois, et le secouement est utilisé quand l'adulte se sent submergé par les pleurs. C'est un acte volontaire et violent, qui ne peut pas être confondu avec le jeu.

Syndromedubebesecoue.com et Bebesecoue.com, deux sites de prévention

Les sites Internet ont été mis en place dans le cadre de la prévention de ce syndrome, par le Dr Anne Laurent-Vannier, chef du pôle de soin de suite et réadaptation de l'enfant à l'hôpital de Saint-Maurice (94). Ils font suite à une audition publique dédiée au diagnostic du secouement organisée par la Société Française de Médecine physique et de Réadaptation (SOFMER) et la Haute Autorité de Santé (HAS).

Le premier est d'abord à destination des professionnels de santé, des juristes et des professionnels de la petite enfance, mais il consigne de nombreuses données pouvant être utiles à tous. On y trouve des informations sur le SBS, mais aussi des rubriques d'aide au diagnostic ainsi que les démarches juridiques à engager lorsque le secouement est avéré.

Le second site propose une expérience immersive qui permet de comprendre pourquoi un enfant pleure et ce qu'il est possible de faire pour le calmer et se calmer en tant que parent. La fatigue ou encore le stress ne doivent pas justifier le recours au secouement, c'est ce que met en évidence ce site Internet.

Dans la plupart des cas, le secouement est un acte répété par son auteur, mais il faut savoir qu'une seule fois suffit pour handicaper l'enfant à vie ou le tuer. Selon le rapport de la commission d'audition, cela pourrait concerner 120 à 240 nourrissons chaque année, bien qu'il n'existe pas de données épidémiologiques françaises officielles.

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