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Stérilisation féminine : pour les femmes sûres de leur choix

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 16 octobre 2008, mis à jour le 11 février 2013

Chaque année 50 000 femmes en France auraient recours à la stérilisation. Très encadrée, cette intervention irréversible est une option pour les femmes sûres de ne plus vouloir d'enfant. Tour d'horizon des différentes méthodes.

Sommaire

 

La stérilisation, légalement encadrée


Catherine a déjà 2 enfants et n’en souhaite pas d’autre, elle explique pourquoi elle a choisi la stérilisation.

Tabou. Contrairement à la contraception temporaire, la stérilisation définitive reste un sujet tabou. Ce n'est que depuis 2001 que la stérilisation est légalement encadrée en France. Avant cette date, le code de déontologie permettait au médecin de pratiquer cette stérilisation uniquement dans un cadre thérapeutique, par exemple quand une grossesse pouvait compromettre la vie de la femme.

Cadre légal. Aujourd'hui, la stérilisation féminine est très encadrée. Le code de la santé précise qu'elle ne peut être réalisée que sur une personne majeure, ayant donné son consentement éclairé. Un délai de réflexion de quatre mois après la première consultation médicale est par ailleurs imposé.


Stérilisation : les différentes techniques


Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent les différentes techniques de stérilisation.

Les implants existent depuis 2002, ils ont l'avantage d'être posés sans anesthésie. Plus de 100.000 femmes en France ont eu recours à ce procédé, avec un taux de réussite de 99 %.

Le but de la stérilisation est d'empêcher la survenue d'une grossesse. Autrement dit, la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovocyte. Du côté des hommes, les spermatozoïdes sont produits dans les testicules, au niveau des tubules séminifères. Une fois libérés, ils sont envoyés vers l'épididyme et passent dans les canaux déférents. Ils se mélangent alors aux sécrétions des vésicules séminales et à ceux de la prostate pour former un sperme fécondant.

Du côté des femmes, les ovocytes sont produits dans les ovaires. À chaque cycle, un petit nombre se développe, mais un seul ovocyte finit par atteindre une taille suffisante pour ovuler. C'est dans les cornes de Fallope, que l'ovule est censé rencontrer des spermatozoïdes pour être fécondé par l'un d'entre eux. C'est le point de départ de la grossesse.

La stérilisation consiste chez la femme à empêcher la rencontre entre ovule et spermatozoïdes au niveau des trompes de Fallope. Différentes méthodes de stérilisation existent notamment la ligature des trompes et l'anneau. 

Ligature des trompes. La méthode la plus courante est la ligature des trompes. L'intervention se fait normalement au niveau de l'isthme, la partie mince des trompes de Fallope la plus proche de l'utérus. À cet endroit, elles sont sectionnées, puis suturées.

Anneau. On peut aussi poser un clip ou un anneau en silicone pour bloquer l'alimentation sanguine d'une petite section des trompes. Cela va entraîner la formation d'un tissu cicatriciel qui va boucher les trompes. Toute fécondation devient alors impossible.

La vasectomie, elle, est une méthode de stérilisation pour les hommes. Elle consiste à fermer le passage au niveau des canaux déférents. Cela permet d'empêcher les spermatozoïdes de se mélanger au liquide séminal.


Stérilisation : le choix d'une contraception définitive


La contraception définitive : un choix mûrement réfléchi

En France, 8 % des femmes sont stérilisées. Jusqu'en 2001, la stérilisation était considérée comme une mutilation, mais aujourd'hui on n'utilise plus ce mot. On parle plutôt de "contraception définitive". La raison de ce changement, c'est que ces femmes ne sont pas stériles, elles ne peuvent plus avoir d'enfants de façon naturelle. Que ce soit la ligature des trompes ou la pose d'implants, il s'agit bien d'un procédé de contraception.

Quand les femmes consultent leur gynécologue pour demander une contraception définitive, le médecin doit s'assurer que leur patiente est bien informée de toutes les conséquences de ce geste chirurgical. De plus, il s'agit d'une démarche encadrée par la loi qui impose des délais (notamment un délai de réflexion de 4 mois) et une procédure. Dans quel état d'esprit sont les femmes qui choisissent ce mode de contraception ? Les réponses en images.


Stérilisation féminine : la pose d'implants


Un ressort pour boucher les trompes

Une technique plus récente permet d'éviter les risques d'anesthésie. Sans aucune incision, elle utilise les voies naturelles. Il s'agit d'introduire par le vagin de micro-implants souples, une sorte de ressorts, et de le poser à l'entrée des trompes. Cela va entraîner la formation d'un tissu cicatriciel fibreux qui empêche toute fécondation. Depuis décembre 2007, c'est cette méthode qui doit être proposée en premier lieu par les médecins aux femmes qui souhaitent une stérilisation. Elle devrait donc prendre le pas sur la ligature des trompes.

Cette intervention, qui se fait en hospitalisation de jour, est irréversible. Plus question donc d'envisager ensuite un nouveau bébé : c'est pour cela que la stérilisation tubaire doit être une décision mûrement réfléchie. Rapide et très peu médicalisée, c'est aussi une façon pour les gynécologues de ne pas culpabiliser les femmes qui ne désirent plus avoir d'enfants.

Comment se déroule cette pose d'implants ? Est-ce douloureux ? Les réponses en images.


En savoir plus : vos questions, nos réponses sur la contraception définitive


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Dr Tourmente - Allodocteurs.fr
Modérateur
@viny29900 : vers votre gynécologue... en sachant que la stérilisation tubaire est à considérer comme irréversible, même si on peut réussir dans certains cas à 'déboucher' les trompes. Allez lire l'article suivant.
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Joléva
Bonjour à toutes, j'ai RDV demain avec mon gynéco, pour parler de stérilisation, on verra sa réaction (c'est un nouveau doc j'ai déménagé). Pour ma part, j'ai 39 ans, 2 enfants 10 et 12, plus de 30Kg pris par grossesse et en parti reperdus (ouf), pendant les grossesses, des soucis de diabète, d'albumine, restée alitée le 3éme trimestre, 2 césariennes, et j'en passe des meilleurs. Mon choix est ferme, plus d'enfants, plus l'envie, ni de 'besoin' mais certes on ne sait jamais ce que la vie réserve. Le seul réel souci psychologique je dirais c'est le termes stérilisation qui nous gênes mon mari et moi, cela fait 'animal'. Dans la pratique cela ne me gêne pas, c'est plutôt les apprioris de certains, le côté tabou. Les préservatifs, ça va un temps, le reste avec diffusion d'hormones pour la plupart, c'est NONNNNN, trop de contre-indications.Je préfererais la méthode 'essure', sans intervention, car je réagis plutôt mal aux anesthésie, mais bon on verra bien aprés ma consultation.
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valechka229
je me suis faite opérer à l'age de 30ans je l'ai très bien vécu et je peu dire que que ma gynéco a très bien compris ma démarche malgré que j'étais jeune on en a profité comme il y a eu cézarienne de le faire en même temps j'ai eu vraiment de la chance qu'elle accepte et ne regrette en rien ma décision
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solomeo
Bonjour,
moi j'ai 18 ans et, malgré mon jeune age, la certitude de ne jamais vouloir d'enfant. Je pense donc avoir recours à la stérilisation d'ici quelques années. Toute personne sure de son choix devrait en avoir le droit et être respectée. Quand on me ressort le discours du 'mais t'es une femme de toute façon, ton but est de procréer!'
Comme si l'accomplissement d'une femme passait obligatoirement par le fait d'avoir des enfants...
Une page se tourne, ayez confiance les filles!
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westwood
j ai accouche de mon troisieme enfant en angleterre. Je savais des le depart qu il s agirait d une cesarienne (en ayant deja eu deux avant).
lors de ma visite du 3eme mois, le gynecologue m'a tout naturellement proposee de me ligaturer les trompes pendant la cesarienne. Cette procedure est proposee a toutes les femmes de 35 ans et plus qui subissent une cesarienne.
A mon retour en france, mon gynecologue a ete choquee de savoir que j avais fait le choix de la sterilisation. tous les pays ne sont pas encore prets a accepter cette demarche. je reste donc avec ' mon secret, mon tabou'. je reste ravie de l avoir fait et le conseille vivement
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memeolga
bonjour
A 15ans1/2 j'ai eu mon premier enfants et a 19ans mon 3em commes j'avais mes 3 enfants et ni mon mari ni moi souhaitons en avoir d'autre j'ai décidée avec l'accord de mon mari de me faire ligaturée les trompes j'ai pris rdv avc mon médecin et 4mois aprés la venu de mon 3em j'ai etai oppérée
je trouve que toutes personne qui et bien dans sa tête a droid de prendre cette décision
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JournalisteJT
Bonjour,

Journaliste à la rédaction de France 2, je prépare un reportage pour le JT de 20H sur le non désir d'enfants. Je suis donc à la recherche de témoignages de femmes et d'hommes ayant fait ce choix. Je cherche aussi des personnes souhaitant se faire stériliser ou ayant déjà opté pour cette possibilité.

Vous pouvez me contacter à cette adresse : amira.souilem@francetv.fr
N'hésitez pas à me communiquer votre numéro de téléphone.

Bien cordialement.
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holmes
j'ai 33 ans, 2 enfants, je suis sûre de ne plus vouloir d'enfant et plus aucun moyen de contraception ne me convient.... j'ai demandé cette technique à mon gynéco qui me l'a refusée au motif que j'étais trop jeune... totale, mon mari a subi une vasectomie (il a 35 ans)... c'est un peu dommage, son opération à lui se fait dans des conditions plus lourdes que la pose implants.
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nath02
bonjour , j'ai 42 ans et deux enfants depuis le 14.10.09 j'ai des implants, j'ai repris mon travail deux jours aprés et tout va bien . j'ai été anesthésié totalement mais vous pouvez le faire sans et ca dure que 15 minute ca ne fait pas du tout mal .
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tiotecoco
Bonjour,

J'ai 32 ans. Un passif médical plutôt chargé. Abscés de parois il y a 8 ans à la naissance de mon fils avec infection au staph doré. Il y a 3 ans 5 jours après césarienne pour ma fille, j'ai fais une péritonite par abcès de parois, choc septique et nécrose des tissus abdominaux et 4 mois plus tard une trombose veineuse. Je ne veux plus d'enfants. Cela m'est déconseillé par le corps médical (mais pas interdit ^^ nuance). Je suis absolument sûr de moi. Je n'ai plus que la cérazette comme pillule et je subit quasiment tous ces effets secondaires : perte de cheveux, dépression, chaud / froid, insommnies, saute d'humeur. Le préservatif ... De l'amour aseptisé avec mon mari depuis 12 ans père de mes enfants... non merci... Prendre du cérazette pendsant encore 20 ans en attendant la ménopause. J'ai demandé à être stérilisé, le gynoco m'a répondu que j'étais trop jeune pour cela et m'a traité et réduite à l'état d'enfant faisant un gros caprice. En clair, aujourd'hui, je suis sans solution... la stérilisation est encore très tabou à l'heure actuelle. Les praticiens ont peur des procès et ne pensent pas forcèment aux patientes, ou sont parfois tout bonnement contre la stérilisation définitive... Moi, en tout cas, j'aimerais pouvoir faire l'amour librement avec mon époux sans angoisser à l'idée d'une prochaine grossesse et je ne peux pas. Les médecins ont décidé que je n'avais pas assez souffert caer la seule pillule que je prends me rends malade et je fais un blocage total avec le préservatif. JE NE VEUX PLUS d'ENFANT et personne veut le comprendre.
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