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Mis à jour le 24 novembre 2014 à 20h43
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Mieux connaître la transsexualité

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 26 novembre 2008, mis à jour le 9 mai 2014

Les transsexuels ne sont plus considérés comme des malades mentaux en France, selon un décret publié au Journal officiel le 8 février 2010. Cette mesure fait de la France le premier pays au monde à sortir le transsexualisme de la liste des affections psychiatriques. Pour rappel, l'homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales de l'OMS en 1991.

Sommaire

 

La transsexualité : explications


Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent le processus de changement de sexe.

Pendant très longtemps, on a considéré qu'il était plus facile de soigner l'esprit que de modifier le corps. Mais face aux résultats désastreux de cette technique (le taux de suicide post thérapie était énorme), l'opération apparaît comme la meilleure solution, lorsqu'elle est bien maîtrisée. Elle est même prise en charge par la Sécurité sociale, lorsqu'elle est reconnue nécessaire par un psychiatre.

Tout processus de transformation commence, en effet, par un diagnostic psychiatrique. Pendant un à deux ans, le ou la patiente doit consulter un psychiatre afin d'être sûr(e) de son sentiment de ne pas appartenir au bon genre. Sans l'avis favorable du thérapeute, aucune opération n'est envisageable.

La phase suivante est le traitement hormonal.
Elle commence par la prise de médicaments qui annulent les effets des hormones présentes dans le corps. Ce traitement dure six à douze mois et est réversible.

Les injections d'hormones du sexe opposé ne se font qu'après cette préparation médicamenteuse. Elles se font pendant deux ans et sont, elles, irréversibles dans la mesure où elles provoquent des bouleversements physiques importants : pousse des poils pour la testostérone, pousse des seins pour les œstrogènes... La chirurgie ne vient qu'après.


La transformation d'un homme vers une femme : intervention chirurgicale


Attention, images d'intervention chirurgicale : la vaginoplastie est une intervention lourde dont le résultat dépend du savoir faire du chirurgien.

C'est une intervention très lourde qui peut durer jusqu'à huit heures, et dont l'issue dépend complètement du savoir faire du chirurgien plastique.

Sous le terme de vaginoplastie, cette opération consiste à créer un vagin en partant du sexe masculin. Les spécialistes les plus réputés exercent en Belgique, en Thaïlande, en Angleterre ou encore aux Etats-Unis.

La réussite n'est cependant pas systématique. Le résultat dépend de la technique employée. La reconstruction du clitoris et des petites lèvres est une technique de pointe récente. Il y a dix ans encore, on se contentait de créer le canal vaginal et, dans le meilleur des cas, les grandes lèvres.

Ajoutons que la voix est rééduquée
grâce à des séances d'orthophonie ou les cordes vocales sont opérées pour adapter le timbre. Le cartilage de la pomme d'Adam est râpé pour ne plus être visible.


La transformation d'une femme vers un homme


Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent les étapes de transformation d'une femme vers un homme.

Tout processus de transformation commence par un diagnostic psychiatrique. Pendant un à deux ans, le ou la patiente doit consulter un psychiatre afin d'être sûr(e) de son sentiment de ne pas appartenir au bon genre. Sans l'avis favorable du thérapeute, aucune opération n'est envisageable.

Lorsqu'il s'agit d'une transformation d'une femme vers un homme, l'opération est encore peu satisfaisante pour les patients. Pour ce qui est de la chirurgie, la première phase est l'ablation des seins, des ovaires, des trompes et du col de l'utérus. Le vagin, lui, est suturé.

On peut ensuite créer un pénis autour du clitoris, qui aura augmenté de volume grâce à la prise d'hormones. Pour cela, on roule une partie de la peau de l'avant-bras pour former le pénis, avant de couper ce dernier et de le greffer avec un tube. La peau des grandes lèvres sert alors à former le scrotum qui entoure des testicules en silicone. La fonction urinaire du pénis est assurée par un canal urinaire, grâce aussi à la peau de l'avant-bras qui est roulé. Les petites lèvres servent à réaliser l'urètre, le conduit qui évacue l'urine depuis la vessie.

En revanche, le pénis n'est pas érectile. Il nécessite un implant pénien, qui lui donne une semi rigidité permanente, ou un système de pompe installé dans le scrotum.


Un nouveau corps pour une nouvelle vie


L'opération permet aux personnes transsexuelles de retrouver leur identité corporelle.

La transsexualité est une discordance entre le corps et l'esprit. Les personnes transsexuelles ont l'impression d'être nées dans le mauvais corps, c'est-à-dire soit dans le corps d'un homme alors qu'elles se sentent femme, soit dans un corps de femme alors qu'elles se sentent hommes.

Ce trouble concerne entre 5 000 et 10 000 personnes en France, mais il est difficile de donner une estimation précise puisque l'on ne dispose d'aucun recensement.

L'origine serait double, à la fois psychologique et biologique. Psychologique d'abord, puisque certains privilégient la thèse d'une confusion d'identité liée à l'enfance, voire au désir des parents d'avoir un enfant de l'autre sexe. Biologique ensuite, car pour certains chercheurs, la transsexualité viendrait d'un dérèglement entre les hormones mâles et femelles. Mais à l'heure actuelle, il n'y a toujours pas de véritable explication.


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Vos commentaires
Marie.B
En ce qui concerne votre demande, il ne faut pas aller n'importe où pour entamer une évaluation psychiatrique puis, un parcours de transition. Pour cela, adressez-vous à des unités spécialisées qui sont dans les CHU de Bordeaux, Lyon, Marseille et à l'AP-HP de Paris. Pour ma part, je suis prise en charge depuis septembre 2012 à Bordeaux. C'est la plus ancienne unité en France puisqu'elle existe depuis 30 ans. Je suis très satisfaite de tous les médecins que je vois (psychiatre, endocrinologues et chirurgiens). Je suis sous Androcur depuis novembre 2013, sous œstrogènes(Estreva gel 1,5%) depuis mars 2014 et la vulvo-vagino plastie est programmée pour novembre 2014. Il n'y a que dans ce genre d'unité où vous bénéficierez d'une prise en charge sérieuse et approuvée par l'assurance maladie. Pendant tout le temps de votre transition, vous bénéficierez d'une ALD, c'est à dire la prise en charge à 100% des frais médicaux et chirurgicaux relevant de votre affection.
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Marie.B
Bonjour Eva, Je suis Marie, moi même présentant le syndrome de Benjamin ou transidentité de genre. C'est comme cela que l'on appelle ce qui nous fait souffrir et non transsexualité. Ca arrange bien les médias de nous mettre dans la même catégorie que ces gens là qui, en fait, ont un trouble psychiatrique puisque le but de leur auto-transformation à une finalité sexuelle. En ce qui concerne les personnes transidentitaire, il en est tout autrement. La confusion et les amalgames règnent, même dans le corps médical qui ne connait pas le syndrome de benjamin, puisque celui-ci n'est absolument pas enseigné en faculté de médecine, ni lors de la spécialité de psychiatrie. Je suis en train de créer une association pour faire valoir le terme de transidentité et syndrome de benjamin et que l'on arrête de parler de nous en tant que transsexuels. C'est très important à mon avis pour notre reconnaissance sociale et notre paix intérieure. Moi même, je refuse que l'on dise que je suis un transsexuelle
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eva835
bonjour, je cherche désespérément des contacts pour entamer ma transformation. Je ne trouve pas de psychiatre capabale de me recevoir. Qui en connait ? merci pour tout

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latnach
je suis toujours très déçue de constater qu'on ne parle que des problèmes des transsexuelles (celles qui vont à l'opération ou qui l'ont déjà réalisée) alors que 68 % d'entre nous sont et resteront des transgenres (c'est à dire hormonées & non opérées). Je demande à tous ceux qui parlent des ftm ou mtf, qui informent le public, de se pencher sur les problèmes de la majorité. Je demande aussi aux associations de se battre pour qu'on puisse avoir un T sur notre carte d'identité.


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youcef73
Hi am a man and i really want to change my gender from man to woman .so i need your help about the surgery.thanks
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diabless6
Je tiens à préciser car l'article est un peu erroné, minimum 2 ans de suivie mais pas de maximum en connaissance de cause d'un ordure de psy à Paris que vous avez reçu sur votre plateau venant de St anne...

Ensuite, j'ai subie une chirurgie à Gand et je peux vous dire que ça ne ressemble plus ou pas à la photo sur la video (faites en 2008 pour ma part)
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Isa²
Pour plus d'info:
transidentite.fr
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robert5
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