Les douleurs chroniques
Le 26 janvier 2012 de 15h à 16h : les réponses du Dr jean-Baptiste Thiébaut, neurochirurgien et du Dr Anne Margot-Duclot, médecin de la douleur.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Dr Jean-Baptiste Thiébaut, neurochirurgien
Non, la fibromyalgie est une douleur chronique mais il y en a d'autres.
Oui, c'est possible, plus souvent au niveau du canal rachidien.
Oui, ce n'est pas la même classe. On peut prendre de 50 à 400 mg de tramadol par jour suivant les nécessités.
C'est votre médecin qui doit déterminer pourquoi vous avez de l'arthrose à cet âge. C'est surtout les douleurs que l'on va traiter par la suite.
Il faut que vous demandiez à votre médecin ce qu'il peut vous proposer pour soulager ces douleurs qui ont des causes différentes et savoir si vous devez consulter un spécialiste.
Les gastroentérologues connaissent bien le problème des douleurs coliques. Des travaux récents existent dans ce domaine.
Les neurologues et les spécialistes des douleurs peuvent vous proposer aujourd'hui différents traitements. Il y a de nouvelles pistes thérapeutiques intéressantes. Donc il faut contacter ces spécialistes.
Il faut consulter une unité de traitement de la douleur.
Vous pouvez consulter une unité de traitement de la douleur pour voir si on peut envisager d'autres traitements
Bien sûr il faut rechercher les réglages adaptés et cela n'a aucune conséquence néfaste.
Il faut demander à son neurologue les causes de ce déficit et voir éventuellement un spécialiste de rééducation neurologique
Normalement, il n'y a pas de douleurs dans la dystonie mais plutôt une gêne. Il faut en parler à votre neurologue et lui demander éventuellement de vous adresser à une unité de traitement de la douleur.
Oui, bien sûr. Mais que dit le chirurgien ? Pense-t-il que des nerfs ont pu être lésés pendant l'intervention ?
Il faut que vous consultiez un spécialiste du genou.
Il faut consulter dans une unité de traitement de la douleur où on connait le problème du mal de tête chronique quotidien.
Ces douleurs sont difficiles à traiter. La lobotomie est totalement abandonnée. Il y a d'autres alternatives que l'on peut vous proposer dans une unité de traitement de la douleur.
Il n'y a pas de raison qu'un médicament vous augmente votre douleur. C'est plutôt le fait qu'il n'y ait pas d'amélioration qui entraîne cette augmentation.
Si vous n'avez pas de douleurs dans les membres inférieurs et donc surtout des lombalgies, c'est la rééducation qu'il faut d'abord envisager et, dans des cas complexes, les écoles du dos.
C'est une douleur neuropathique qui nécessite un traitement spécifique.
La cimentoplastie a des indications précises et peut donner d'excellents résultats dans le traitement de douleurs par tassement vertébral.
Bien sûr, il faut venir nous revoir.
Il faut les recontacter pour être sûr que votre dossier n'a pas été égaré.
La migraine est un mal de tête qui a des caractères et un traitement particulier. C'est pourquoi, il faut en faire le diagnostic. Si un traitement antalgique banal est inefficace, il y a des traitements spécifiques.
A ce niveau, pratiquement pas d'indication de chirurgie de réparation d'autant qu'il est exceptionnel que les nerfs aient été coupés.
Les pancréatites chroniques peuvent être douloureuses.
Vous avez à Strasbourg une unité de traitement de la douleur au CHU en ville et à la clinique de la Toussaint.
Il y a en tout cas des traitements que l'on peut envisager.
Il n'y a pas de traitement de l'arachnoïdite. C'est plus probablement le Brown-Sequard qui entraîne les douleurs. Traitement difficile mais on peut cependant essayer.
Pas forcément. Mais cela est décrit dans la fibromyalgie.
Les réponses du Dr Anne Margot-Duclot, médecin de la douleur
Plusieurs types de relaxation existent et peuvent être complémentaires, elles sont très utiles pour éliminer le stress induit par l'état douloureux et contrôler les crises douloureuses avec une épargne de médicaments. Reprenez contact avec la personne qui a enseigné la méthode de Schultz qui saura certainement vous conseiller.
Les douleurs neuropathiques sont des douleurs complexes liées à plusieurs mécanismes. Leur durée entraine souvent des états de stress qui aggravent l'état douloureux. Leurs traitements nécessitent souvent de recourir tant à des techniques médicamenteuses que non médicamenteuses (neurostimulation transcutanée, relaxation, hypnose..). La stimulation médullaire peut être proposée en cas d'échec.
il serait important que votre médecin élimine une lésion nerveuse dans le territoire opéré, cause fréquente (20%) de douleur neuropathique.
Les séquelles douloureuses de zona sont de type neuropathique. Plusieurs types de médicaments (antidépresseurs, antiépileptiques) existent avec des efficacités différentes en fonction des personnes ainsi que des traitements locaux. Parlez-en à votre médecin traitant.
Le test d'efficacité par stimulation externe (TENS) n'est pas fiable pour prédire l'efficacité d'une stimulation médullaire. Seul le test par implantation d'électrodes péridurales permet d'évaluer l'efficacité espérée.
La sciatique peut en effet persister après disparition de la hernie (que celle-ci soit spontanée ou chirurgicale). le mécanisme de la douleur persistante correspond souvent à un dysfonctionnement persistant des messages des fibres sensitives de la racine sciatique comprimée initialement (douleur neuropathique). Les traitements diffèrent alors des traitements habituels données dans les sciatiques aigues inflammatoires. L'évolution la première année est souvent favorable. En cas de persistance de ces douleurs, des techniques de stimulations médullaires peuvent être envisagées.
Une lésion nerveuse en rapport avec ce traumatisme, éventuelle source de douleur persistante, a-t-elle été éliminée ?
Votre cas me semble relever d'une consultation dans un centre d'évaluation et de traitement de la douleur parlez-en à votre médecin traitant pour y être adresser.
Les centres de la douleur s'adressent à des personnes qui souffrent de douleurs chroniques (depuis plus de 6 mois, rebelles et invalidantes. Les différents facteurs impliqués dans vos douleurs y seront évalués par un ou plusieurs médecins et des propositions thérapeutiques adaptées seront proposées. Les objectifs seront d'améliorer l'état douloureux en diminuant l'intensité de la douleur, développer un savoir faire (apprivoiser la douleur), et reprendre une vie plus active et agréable.
Consultez votre médecin traitant, il existe des traitements pour ce syndrome.
L'arthrose est en rapport avec le vieillissement et/ou l'usure des structures osseuses (mais peut débuter jeune) l'arthrite est une inflammation de l'articulation (mécanisme différent), le mot rhumatisme n'identifie pas les mécanismes (inflammatoire ou mécanique) dans le langage commun décrit le plus souvent une douleur de l'appareil locomoteur (articulation, muscle, ligament tendon…).
Le terme de névralgie d'Arnold en fait regroupe des affections différentes (migraine, céphalée de tension, névralgie du nerf d'Arnold..), les traitements diffèrent bien entendu en fonction des diagnostics. Dans certains cas de névralgie du nerf d'Arnold rebelle on peut proposer une technique de neuromodulation sous cutanée (dans les services de neurochirurgie de la douleur).
Les traitements médicamenteux peuvent être décevants dans certains cas. Les techniques non médicamenteuses (ex : thérapies cognitives et comportementales, hypnose, sophrologie, développement de la tolérance à l'effort..) semblent apporter des réels bénéfices tant sur la douleur que sur les autres symptômes de la fibromyalgie (fatigue..). Certains centres de la douleur ont développés des prises en charge spécifique de cette affection.
La prise au long cours de paracétamol à plus de 3g peut provoquer une hépatite. De plus, il peut être responsable de céphalée (maux de tête) induite. Cette molécule n'est pas prescrite dans la fibromyalgie primitive du fait de son inefficacité. Il vaut mieux donc arrêter la prise systématique quotidienne de cette molécule et la garder pour des prises occasionnelles.
Heureusement de plus en plus de centres de rééducation proposent des consultations de la douleur. Demandez à votre médecin traitant, les consultations de la douleur elles mêmes peuvent vous orienter vers des structures douleur spécialisées.
Les douleurs persistantes entrainent toujours un état de fatigue résultants de plusieurs facteurs : en rapport avec le stress déclenché par les douleurs, les troubles du sommeil, certains médicaments, les troubles de l'humeur en particulier la dépression réactionnelle à la situation douloureuse invalidante, il existe parfois un véritable état d'épuisement physique et moral qu'il convient de prendre en charge spécifiquement.
Le diagnostic d'algodystrophie est posé sur les signes cliniques et radiologiques et scintigraphie osseuse il n'existe pas d'autre critère diagnostic utile.
Avez-vous déjà reçu les traitements de fond et de crises spécifiques de la maladie migraineuse et respecté une hygiène de vie correcte (limiter les stress, le tabac, sommeil régulier sans grasses matinée, etc...? Si oui prenez avis auprès d'un centre de la douleur ou un neurologue spécialisé dans les céphalées.
Oui bien sûr.
Centre de la douleur : une seule équipe, prise en charge pluridisciplinaire.
Les réponses du Dr Charlotte Tourmente
Ce sont des douleurs qui ne passent pas au bout de 6 mois, qui sont rebelles au traitement.
Associez des techniques de relaxation, comme la sophrologie, l'hypnose, la méthode de Schultz...
Avez-vous consulté dans un centre de la douleur ? Il existe plus de 170 substances médicamenteuses qui ont un effet sur la douleur. Il y en a forcément une pour vous soulager ? Ils pourront vous proposer d'autres techniques de relaxation, de la kiné,... à associer aux médicaments.
Le clonazépam est efficace sur ce type de douleurs, d'origine neurologique. Vous pouvez apprendre l'hypnose, faire de la sophrologie ou de la méditation. Des psychologues, des psychiatres ou psychothérapeutes peuvent vous l'apprendre.
Je ne sais pas, le problème principal est qu'il y a beaucoup de charlatans qui font payer cher leur consultation...
L'hypnose et la sophrologie peuvent être prises en charge dans les centres de la douleur. La kinésithérapie l'est également sur prescription médicale.
Avec une prise en charge globale au centre de la douleur justement et des traitements complémentaires (médicaments, neurostimulateur transcutané, hypnose, sophrologie,...). Vous pouvez peut-être reprendre un mi-temps thérapeutique ? C’est à voir avec votre médecin.
Toute douleur chronique devrait bénéficier d'un bilan complet au sein d'un centre de la douleur et d'un traitement adapté. Le risque de l'automédication est de mal se soigner, d'augmenter les doses d'un médicament non adapté et donc inefficace. Je vous conseille de consulter.
Associez de la relaxation (hypnose, sophrologie,...). Demandez à votre médecin si le neurostimulateur externe (un boitier avec des électrodes posées sur la zone douloureuse) est indiqué. C'est efficace.
Votre médecin est le plus adapté à vous soigner car il connaît votre dossier médical. Si vous avez un doute, demandez-lui de vous adresser à un centre de la douleur qui a l'avantage d'offrir une prise en charge globale. Le traitement de ce syndrome peut faire appel à un antidépresseur pour agir sur l'humeur et la qualité du sommeil et à des anti-inflammatoires ou des antalgiques classiques.
Oui, certains antidépresseurs, certains anti-épileptiques, la kétamine sont efficaces. Les techniques de relaxation sont un excellent complément. Je vous conseille de consulter un médecin spécialisé dans le traitement de la fibromyalgie ou d'aller dans un centre de la douleur (une lettre du généraliste est nécessaire pour la 1ère consultation).
Le neurostimulateur externe (appelée également TENS) peut être essayé. A voir avec votre médecin généraliste ou demandez-lui de vous adresser dans un centre de la douleur. Les techniques de relaxation sont un très bon complément.
Le tramadol est souvent utilisé pour remplacer le dextropropoxyphène. Il doit l'être avec une prescription encadrée et régulièrement évaluée. Essayez l'hypnose ou la sophrologie en complément.
Un soutien psychologique peut être important lorsque l'on souffre. Demandez à votre médecin de vous adresser à un centre de la douleur, où vous pourrez bénéficier d'une prise en charge globale.
Il faudrait voir un neurologue spécialisé dans le traitement de la douleur d'origine neurologique. Le 1er entretien dans un centre de la douleur est habituellement avec un spécialiste de ce type, c'est étrange. Mettez-vous à la relaxation, l'hypnose ou la sophrologie,...), allez voir votre généraliste pour essayer un autre traitement si le votre n'est pas efficace et redemandez un rendez-vous au centre de la douleur.
Si votre gynécologue ne parvient pas à vous soulager, pourquoi pas. A voir avec elle...
J'imagine qu'il est déjà pris en charge dans un centre de la douleur. La neurostimulation externe peut être un bon complément, tout comme la relaxation l'hypnose ou sophrologie,... qui permettent de mieux vivre les douleurs et de les diminuer.
C'est possible grâce à l'apprentissage de l'hypnose, de la sophrologie ou de la relaxation (type Schultz). C'est proposé par les psychologues, psychiatres ou psychothérapeutes.
Certains rhumatologues savent très bien la soigner. Un centre de la douleur est parfaitement indiqué.
La prégabaline est généralement bien toléré. Tout traitement en médecine est évalué en termes de bénéfices/risques. Si le soulagement qu'il vous apporte est important, si votre qualité de vie est améliorée, alors cela peut valoir le coup d'avoir quelques effets secondaires, qu'en pensez-vous ? Si vous le tolérez bien, le problème ne se pose pas.
S'il est efficace, pourquoi en changer ? Tournez-vous en complément vers la sophrologie ou l'hypnose.
La spondylarthrite ankylosante est souvent très douloureuse. Un centre de la douleur vous offrira une prise en charge globale, associant aux médicaments de l'hypnose, de la sophrologie, un soutien psychologique,... Si les insomnies sont très invalidantes (la fatigue augmente souvent les douleurs), voyez avec votre médecin s'il n'est pas nécessaire de changer de traitement.
Il existe des CD permettant l'apprentissage de la sophrologie, c'est un bon moyen, moins onéreux. Le centre anti-douleur propose habituellement des traitements qui ne se limitent pas aux antidépresseurs. Ceux-ci peuvent être prescrits dans le cas de douleurs chroniques neurologiques, indépendamment de leur action sur l'humeur. Le TENS peut également être indiqué, l'appareil vaut cher, environ 100 €, mais cela peut valoir le coup. Un essai est possible avant l'achat au centre de la douleur pour voir si c'est efficace.
En savoir plus
Cela commence par un mal que l'on croit temporaire mais, la douleur s'installe à demeure, s'avère rebelle aux traitements usuels, alors si elle persiste pendant plus de 3 à 6 mois, on parle à ce moment de douleurs chroniques.
La douleur chronique est un trouble qui touche de plus en plus d'individus. Parfois sans cause apparente, ces douleurs persistantes confrontent les professionnels de la santé à leur propre impuissance. Les médicaments sont peu efficaces : ils soulagent à peine 10 % à 20 % de la douleur.
D'où l'importance des cliniques de la douleur, rattachées aux hôpitaux, qui offrent une large gamme de services qui vont de la psychologie à la physiothérapie car la prise en charge de la douleur est complexe et parce qu'on ne saurait se limiter au mal physique... en effet une approche psychologique est souvent indispensable pour aider les malades à gérer cette souffrance persistante.
Ces douleurs graves empoisonnent tous les aspects de la vie des gens qui en sont victimes. Retrouvez l'essentiel sur la prise en charge et les conséquences de ces douleurs rebelles avec nos spécialistes.
Dossiers sur Allodocteurs.fr :
Questions/réponses :
Dossiers sur L'Express.fr :
Partagez vos expériences sur notre forum :
Adresses utiles :