Le tatouage, encre au musée

Ils ornent les peaux des joueurs de football, des stars de cinéma et de millions de femmes et d'hommes partout dans le monde. Mais les tatouages n'ont pas toujours été à la mode. Leurs fonctions ont évolué au fil des siècles et des lieux, les pratiques aussi ont été plus ou moins douloureuses, plus ou moins hygiéniques. Pour faire connaître cet art, le musée du quai Branly à Paris y consacre une exposition intitulée "Tatoueurs, Tatoués" jusqu'au 18 octobre 2014.

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Le tatouage, encre au musée

C'est une histoire longue et sinueuse, un voyage aux frontières des pays, des peuples et des cultures qui remonte à 3.500 ans avant Jésus-Christ. C'est à une momie, Ötzi, que l'on doit les plus anciennes traces de tatouages réalisés au charbon de bois dans un but médical.

On retrouve ce tatouage qui soigne des siècles plus tard aux îles Samoa. Là-bas on pense que le tatouage traite les taches de naissance. En Thaïlande, il fonctionne comme un talisman et fait l'objet d'une cérémonie impressionnante qui mêle incantations et magie.

Au fil de l'exposition et des époques, on découvre d'autres fonctions : des usages punitifs traditionnels, des tatouages plus identitaires pour renforcer la personnalité, valider le courage comme le tatouage facial maori avec les spirales inspirées des crosses de fougères, ornement des chefs et des guerriers...

Pendant longtemps ces traditions sont peu présentes en Europe et en Amérique. La Bible condamne ces marquages qui abîment le corps, cadeau divin. Puis le XIXe siècle marque un tournant. Le tatouage devient alors l'apanage des marins. Après les marins, ce sont les criminels, les prisonniers qui marquent à l'encre leur colère.

À la même époque, de l'autre côté de l'Atlantique triomphe le grand tatoué. Entre l'homme-tronc et la femme à barbe, le tatouage s'exhibe dans les foires et les cirques. Il devient populaire. À partir de ce moment-là, on peut dire qu'on se tatoue un peu partout dans le monde. Mais si le principe est le même, les techniques sont loin d'être identiques.

L'outil souvent un petit peigne ou une aiguille est trempé dans le pigment. Puis le tatoueur exerce de petits coups par percussion pour marquer la peau. Au Japon, c'est avec un manche en métal que le maître graveur recouvre le corps de motifs, empruntés à la nature et au folklore.

Au XXe siècle, c'est le changement. La concurrence des machines électriques se développe. Les machines électriques vont réduire le temps de travail mais pas la douleur. Tour à tour rejeté, admiré, copié, le tatouage est un art en éternel mouvement. Il marque l'exclusion puis l'appartenance à un groupe, il permet de se distinguer ou de se conformer… Mais ce qui est sûr, le tatouage ne laisse pas indifférent.

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