La toxicité des pesticides sous-évaluée

Les associations Pan Europe et Générations futures publient ce mercredi 17 septembre un rapport sur la prise en compte des études universitaires dans l'homologation des pesticides pour l'Union européenne. Depuis 2011, les industriels doivent joindre toute la littérature scientifique disponible à leur demande d'homologation d'un de leurs pesticides. Or, ce n'est pas toujours le cas. 

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Entretien avec François Veillerette, porte-parole de Générations futures

Le rapport a étudié les demandes d'homologation de sept pesticides. Sur ces sept produits, il existe 434 études universitaires qui évaluent leur toxicité. Or, seuls 23% d'entre-elles ont été jointes au dossier d'homologation.

 "Ces études ne sont en plus pas prises en compte par les états membres", explique François Veillerette, porte-parole de Générations futures, "car elles ne suivent pas les bonnes pratiques de laboratoires. Or, ce sont des normes qui ont été définies par l'OCDE pour les organismes régulateurs, et non pour la science universitaire".

"Les seules études à être retenues pour évaluer la dangerosité des pesticides émanent des industriels. Ils sont ainsi complètement juges et partie". 

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