Dépression : l'utilité des thérapies comportementales confirmée

L'association d'une thérapie comportementale et cognitive (TCC) dans le traitement des symptômes dépressifs double les chances de guérison à six mois. C'est le résultat d'une étude réalisée sur 500 patients dépressifs, âgés de 18 à 75 ans, au Royaume-Uni.

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Dépression : l'utilité des thérapies comportementales confirmée
Dépression : l'utilité des thérapies comportementales confirmée

Les TCC pour lutter contre la dépression

Seul un tiers des patients souffrant de dépression répondent pleinement aux antidépresseurs. Quelle prise en charge pour les patients "résistants" ?

Dans le cadre d'un vaste programme britannique de promotion de la santé mentale "no health without mental health", une équipe de Bristol, Exeter et Glasgow a montré que l'adjonction d'une TCC au traitement standard par antidépresseurs double les chances de réponse à 6 mois. Le taux de réponse était ainsi passé de 22 % dans le groupe de dépressifs pris en charge de manière standard à 46 % dans celui avec une TCC.

"Ce n'est pas vraiment une découverte, commente le Dr Christine Mirabel-Saron, chef de l'unité psychothérapies à l'hôpital Sainte-Anne (Paris) et ex-présidente de l'Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive (AFTCC), dans Le Quotidien du médecin (10 décembre 2012). "On sait depuis longtemps que les TCC marchent dans les dépressions en association aux antidépresseurs. Il y a moitié moins de rechute à 1 an et un tiers de moins à 2 ans. Quatre petites études indépendantes, passées inaperçues, l'avaient déjà retrouvé dans les dépressions résistantes", précise-t-elle. Résultat auparavant exposé dans un rapport de l'Académie de médecine, publié en 2010.

Qu'est qu'une TCC et comment trouver un thérapeute ?

Les psychothérapies cognitivo-comportementales ou thérapies comportementales et cognitives (TCC), nées d'un courant de recherche anglo-saxon, s'attachent aux comportements problématiques observables.

Les TCC s'inscrivent dans "l'ici et maintenant". Pas de longues séances sur le divan pour explorer les tréfonds de l'inconscient. De manière active, ciblée et structurée, le patient est pris en charge pour ses difficultés présentes. La compréhension de leur origine dans le passé est secondaire.

Ensemble, le thérapeute et le patient vont identifier les causes actuelles des pensées et des comportements qui posent problème, puis les modifier.

Phobies, dépression, anxiété, boulimie, addictions, troubles obsessionnels compulsifs… Les approches brèves des TCC peuvent venir à bout de comportements profondément ancrés et néfastes pour le patient, que ce soit sur le plan personnel, relationnel et/ou professionnel.

Sources :
- "Cognitive behavioural therapy as an adjunct to pharmacotherapy for primary care based patients with treatment resistant depression: results of the CoBalT randomised controlled trial", The Lancet, Early Online Publication, 7 December 2012, doi:10.1016/S0140-6736(12)61552-9
- "Les critères d’évaluation des thérapeutiques comportementales et cognitives dans la dépression", Bull. Acad. Natle Méd, 2010, Tome 194 No 3, p. 605:616

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