Ch@t : Les antidépresseurs
Mercredi 18 mai, de 15 h à 16 h : Les réponses du Pr. Christophe Lançon et du Dr Xavier Laqueille, tous les deux psychiatres.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le
Les réponses du Pr. Christophe Lançon, psychiatre
Allez consulter un addictologue, c'est sa spécialité.
Le nordazépam ne soigne pas la dépression il faut demander à votre médecin de vous prescrire un médicament pour la dépression si c'est de cela dont vous souffrez.
A mon avis il va falloir changer de médicament.
Une grossesse est possible sous surveillance avec certains antidépresseurs, il faut être surveillé régulièrement pas votre obstétricien.
Les molécules stimulantes dépendent en fait des personnes, il faut en discuter à votre médecin, c'est à lui de vous aider à trouver.
C'est a priori ce qu'il faut faire.
A mon avis il ne vaut mieux pas envisager d'arrêter le traitement avant plusieurs années sans rechute (au moins 5 ans de stabilisation minimum !).
Certains antidépresseurs sont compatibles avec la grossesse.
Oui c’est un antidépresseur, il existe dans d'autres pays.
Cela est possible.
En théorie oui mais il peut vous adresser à un spécialiste.
Il faudra diminuer de manière très progressive sur plusieurs mois ! De plus, il faudra vous faire aider par un spécialiste pour mieux réguler votre sommeil.
Pour certains, aucune.
Normalement non toutefois certains neuroleptiques atypiques peuvent aider à réguler l'humeur.
A priori oui mais il faut en parler avec votre gynécologue et votre médecin.
Jamais d'arrêt brutal... si vous avez un traitement depuis dix ans, l'arrêt ne peut se faire que sur plusieurs mois avec l'aide d'un spécialiste.
Cela peut arriver exceptionnellement, parlez-en avec votre médecin de famille.
Oui il faut diminuer progressivement si l'on veut arrêter.
Un psychothérapeute normalement ne prescrit pas de médicament. Les antidépresseur quelques jours avant vos examens ne sont pas certains de faire effet.
Certains antidépresseurs peuvent donner des troubles de la mémoire (difficultés de se rappeler les choses de la journée) toutefois il faut toujours vérifier que vous ne prenez pas des médicaments agissant sur la mémoire (anxiolytiques, hypnotiques).
Pour certaines personnes ce que vous dites est juste !
Ce sont des manifestations habituelles de sevrage avec certains antidépresseurs.
Non le traitement n'est pas adapté.
Oui.
Oui prenez votre temp,s faites-vous aider par votre médecin.
En théorie on peut toujours guérir d'une dépression même après une tentative de suicide.
L'EMDR est une technique qui peut avoir des effets dans certaines formes de dépression mais peut-être pas dans les dépressions chroniques, allez voir un médecin ayant les diplômes reconnus.
Oui le bromazépam peut entrainer des problèmes de mémoire.
C'est souvent recommandé.
Cela peut arriver qu'avec des antidépresseurs les effets positifs s'épuisent, il faut adapter le traitement régulièrement avec votre médecin.
C'est un antidépresseur qui peut être éfficace dans certaines boulimies.
A un service spécialisé dans la prise en charge de la dépression chronique.
La majorité d'entre eux. De toutes les façons pas de prescription au long cours (plus de quelques jours) d'anxiolytiques sans vérifier régulièrement si cela est absolument nécessaire.
C'est peut-être un trouble bipolaire. Allez dans un centre recours pour les troubles bipolaires si besoin.
Dans les CHU le plus souvent.
Oui.
La dépression, c'est n'avoir envie de rien (même pas les petites choses que vous aimez) se sentir triste dans le gris tout le temps pendant au moins 15 jours tous les jours plus d'autres petites choses (sommeil perturbé, pas l'appétit...).
Allez sur le site de l'Association française de thérapie comportementale et cognitive.
Apparition d'effet du type : tremblements, nervosité, vertiges, irritabilité difficultés de sommeil... pendant quelques jours.
Changer de traitement ? Demander un autre avis ?
Oui.
Si vous êtes régulièrement surveillé et que vous faites un bilan de santé une fois par an au minimum oui.
Oui si le traitement est adapté.
Tout dépend du nombre d'épisodes dépressifs que vous avez fait. Dans plus d'un an dans tous les cas.
Oui mais ce n'est pas le meilleur traitement. Les thérapies cognitivo-comportementales sont plus adaptées.
Parce qu'il n'est est pas médecin !
Avoir une forme de dépression avec des oscillations de l'humeur (des moments d'exaltation et des moments de grande tristesse).
Faites un bilan de vos oreilles, on ne sait jamais.
C'est exceptionnel.
Oui, si vous le tolérez bien.
Continuez-le si vous le tolérez... Les génériques dans 30 % des cas ne font pas le même effet donc ne pas hésiter de revenir à ce qui marche.
Probablement oui et il faut trouver des thérapeutes qui comprennent les QI élevés (allez sur des sites d'entre-aide).
En partie mais jamais totalement.
Cela peut arriver quelques fois.
Ce sont des traitements que l'on peut proposer dans les dépressions n'ayant répondu à aucune prise en charge.
Enchainer directement avec suivi régulier médical.
Oui sous surveillance médicale régulière.
L'antidépresseur a révélé votre bipolarité, bien d'autres évènements auraient pu le faire.
Thérapie Comportementale et Cognitive (allez sur le site de l'AFTCC).
Faites-vous confiance.
En effet en plus des médicaments il faut savoir adapter sa vie et trouver des forces ailleurs pour avancer et se faire plaisir, un médecin a qui vous ne pouvez pas dire ce que vous pensez n'est certainement pas celui qui vous convient.
En faisant un électrocardiogramme et en demandant l'avis d'un cardiologue.
Oui certains antidépresseurs peuvent agir sur l'anxiété, c'est pour cela qu'il n'est pas utile de les associer avec des anxiolytiques.
Reprendre un autre antidépresseur qui ne vous fera pas prendre de poids si vous êtes d'accord sinon parlez avec votre médecin, il y a peut-être des méthodes autres qui vous conviennent.
A priori non.
Peut-être bien.
Avoir confiance, trouver que vous allez mieux, trouver que le psychothérapeute est à votre écoute, trouver que cela vous sert à quelque chose sans attendre des mois.
Suivi régulier... Reprise si besoin, psychothérapie (TCC, mindfulness...).
Cela peut arriver, si cela continue il faut changer de traitement.
Trouver un psychiatre qui connait cela (thérapie comportementale et cognitive).
Au CHU.
Voir quelqu'un avec qui vous soyez en confiance.
La perte de libido peut être une manifestation de la dépression ou un effet secondaire des médicaments, il faut absolument en parler avec votre médecin pour trouver des solutions.
Cela peut arriver mais c'est rare.
C'est un traitement possible, allez consulter dans un centre expert (liste sur le site de la fondation FondaMental).
Oui il y a un risque de rechute si l'on est pas totalement guéri… La diminution des doses de médicaments doit se faire très progressivement avec un contrôle régulier (toutes les semaines).
C'est un trouble anxieux, le prazépam peut parfois aider.
Oui à Marseille et Nice au CHU au moins.
Demandez un avis spécialisé… La TMS ?
Pas toujours mais souvent oui.
Nous sommes un pays qui consomme beaucoup de médicaments, pas seulement les psychotropes, c'est notre culture depuis longtemps, les antidépresseurs ne sont pas sur-prescrits mais mal prescrits !
Souvent.
Paroxétine et poids, c'est parfois compliqué mais pas toujours.
Les réponses du Dr Xavier Laqueille, psychiatre
C'est une manifestation de sevrage. Elle survient avec les antidépresseurs qui s'éliminent rapidement de l'organisme Cette réaction est transitoire (quelques jours). Elle est tout à fait différente d'une rechute qui survient plus tardivement avec des symptômes clairement dépressifs (fatigue, tristesse).
Les antidépresseurs font souvent grossir, mais pas tous, la bipolarité est un trouble au long cours qui nécessite un traitement au long cours. Le diagnostic est fait sur des périodes de dérèglement de l'humeur plus longues que quelques heures (des jours ou quelques semaines habituellement).
C'est une bonne association médicamenteuse : antidépresseurs + régulateur de l'humeur. A surveiller le poids + = Surveiller aussi le foie (ASAT-ALAT) et la formule sanguine (NFS).
Oui dans les 15 jours si l'épisode est récent. Dans les 6 mois à 2 ans en face d'une maladie à rechute. Prudence donc !
Ce n'est pas un antidépresseur mais un traitement de la dépendance au tabac.
Bonne question ! L'arrêt de travail dépend de votre aptitude à travailler a priori altérée. Votre employeur préfère un arrêt maladie plutôt que votre présence avec fatigue et tristesse. Vous serez surprise de voir qu'à votre retour, vous n'aurez aucun reproche, mais plutôt des collègues contents de vous retrouver mieux.
Les antidépresseurs ne donnent pas d'Alzheimer. Selon son âge il peut y avoir :
- des abus de tranquillisants
- une maladie type alzheimer débutante
- une grande confusion anxieuse.
Parlez-en à son médecin.
Les antidépresseurs sont utiles quand un patient atteint de schizophrénie se déprime sinon c'est inutile.
Il n'y a pas de vraie dépendance aux antidépresseurs. Les rechutes sont liées à des événements de vie et souvent aussi à des diminution de traitement. Quand le traitement est adapté, on fait face plus facilement aux évènements de vie douloureux.
Vous n'êtes pas déprimée mais plutôt anxieuse.
En début de traitement tous les 8 à 15 jours selon l'état du patient puis tous les 15 jours à un mois. Plus fréquemment quand le sujet veut faire un travail psychothérapeutique.
Les crises épilepsie sont rares sous duloxétine. En avez-vous informé votre médecin ?
Il s'agit de protocole trop expérimentaux pour les proposer.
Les antidépresseurs favorisent la remise en état de ces désordres biologiques. Mais il ne sont que palliatifs, ils masquent le trouble. Il faut donc laisser du temps au temps pour que la maladie disparaisse avant un arrêt définitif des médicaments.
Il faut en effet distinguer les réactions dépressives qui se soignent par tranquillisants des dépressions caractérisées qui se traitent par antidépresseurs.
Les médecins préfèrent un arrêt, cela est parfois très difficile avec un rebond d'insomnie de manière pratique, il n'y a pas grand danger, le lorazépam n'est pas un antidépresseur.
Si vous êtes trop triste ou angoissée, sachez prendre des tranquillisants ou utiliser des techniques comportementales de relaxation pour éviter une complication dépressive quand la dépression est là, il faut des antidépresseurs. Il n'y a hélas pas de traitement qui les remplacent.
Ce traitement est en effet proposé dans certaines douleurs rebelles et autres fibromyalgies sans qu'il ait un trouble dépressif, si ça marche, continuez !
Un bon médecin généraliste en qui vous avez confiance: c'est très bien. Attention aux arrêts de traitement lors de la maladie à rechute : 1 risque sur 2 de rechuter dans les 2 ans.
Non.
Une prescription d'antidépresseur est habituellement argumentée. Ces médicaments ont aussi comme indication associée : le traitement de certaines maladies anxieuses sans donc être forcément déprimé !
Les drogues psychoactives et non psychotropes qui sont des médicaments, donnent des dépressions difficiles à traiter l'arrêt de la drogue est essentielle pour une amélioration de l'humeur.
Pas de façon nette. Sauf si ces troubles sont liés à une dépression caractérisée sous sous-jacente.
Une semaine.
Tristesse et désintérêt. Fatigue et démotivation. Un état inhabituel dans lequel on ne se reconnait pas.
Il vaut mieux être bien dans sa tête pendant une grossesse Ces médicaments ne sont pas contre-indiqués formellement, allez sur le site du CRAT.
Idem. Ce médicament est un des premiers connus avec un bon recul, allez sur le site du CRAT.
Par l'existence d'au moins une période de vraie excitation ou de subexcitation d'une semaine au cours de laquelle, il y a des troubles du comportement (achats inconsidérés, desinhibition, toujours parler...).
La divalproate de sodium, oui pour les bipolaires, la venlafaxine pour la dépression.
Oui. Un épisode actuel, un risque de rechute à 5 ans. Un épisode actuel avec antécédents de dépression dans les 5 ans précédents, un risque de rechute dans les 2 ans. Une maladie qui donc a tendance à rechuter avec de ce fait des traitements préventifs longs.
Oui cette ordonnance n'est valide que pour 12 semaines. A ce terme, il faut revoir un médecin qui réévalue l'intérêt de ce traitement pour le prolonger.
Le chlopromazine est proposé dans les maladies de type psychotique. L'olanzapine en cas de psychose ou de la maladie bipolaire.
Pas sûr ! Parfois l'arrêt du dernier petit quart de dose peut entraîner une rechute dans les 6 mois. C'est selon le type de diagnostic. Prudence donc !
Non mais certaines dépressions de l'adolescent sont des modes d'entrée dans des maladies schizophrénique. Il faut donc toujours une évaluation spécialisée.
Votre trouble est difficile à soigner. Un traitement antidépresseur, c'est un médicament efficace. Une dose adéquate, si la dose est trop faible, c'est comme si on ne prenait rien sur le plan du bénéfice thérapeutique avec en plus des effets secondaires.
Oui souvent mais pas tous.
Plutôt dans les phobies sociales et les phobies des espaces moins pour ces phobies spécifiques.
Dans la bipolarité, il y a en effet dépression l’olanzapine est un régulateur de l'humeur.
Oui. Il y a parfois des problèmes de tolérance avec des excipients différents. Il peut y avoir des réactions individuelles que nous comprenons mal.
Oui bilan hépatique surtout mais aussi la formule sanguine, le rein, la glycémie et les lipides en début de traitement puis selon les médicaments pas besoin de le faire tous les 15 jours.
Il peut y avoir des symptômes résiduels une maladie dépressive peut amener à des modifications de notre personnalité, en mieux (recul, moindre anxiété, meilleur contrôle émotionnel et écoute de l'autre) mais aussi une vulnérabilité (peur de la rechute, insécurité, anxiété, fatigabilité).
Oui, un déficit de transmission de sérotonine.
Pas sur les symptômes anxieux, mais sur les maladies anxieuses.
Voir votre médecin pour un diagnostic a priori un trouble anxieux des médicaments anciens (CRAT) et des techniques cognitivo-comportementales de gestion de l'anxiété.
Un épisode isolé : 6 mois à un an et demi, des épisodes récurrents : au moins 5 ans
Oui.
8 à 15 jours. Au delà, il faut réévaluer le traitement (posologie à augmenter, changement de médicaments, réévaluation diagnostique). En cas de résistance, 2 antidépresseurs à dose efficace pendant 6 semaine, faire un bilan organique un bilan.
Il peut y avoir, comme souvent, une réponse incomplète par ailleurs, s'il existe des anxiétés ou des insatisfactions anciennes, l'amélioration dépend de l'évolution psychothérapique.
La maladie dépressive est en rapport avec un désordre neuro-biologique qui demande un traitement antidépresseur bien mené. Les psychothérapies s'adressent aux troubles de la personnalité qui sont associés. Une psychothérapie ne guérit pas une dépression et à l'inverse les antidépresseurs n'agissent pas sur ces questions de personnalité. Mais penser que traiter la cause soigne les conséquences est une erreur, c'est comme si soigner du cholestérol permettait de guérir un infarctus.
En savoir plus
Les antidépresseurs sont les médicaments utilisés dans le traitement des dépressions, ils peuvent corriger et relever l'humeur dépressive jusqu'à atteindre de nouveau l'état normal. Ils peuvent également diminuer l'intensité des troubles anxieux associés ou non à la dépression (anxiété forte, angoisse, crises de panique, troubles obsessionnels compulsifs). Ils font partie des avancées majeures de ces dernières années. S'ils ont amélioré de manière considérable le traitement de la dépression et s'ils ont des vertus, ils ont aussi des dangers insoupçonnés.
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