Accouchement à domicile, une pratique à risque

Dans certains pays anglo-saxons, de plus en plus de femmes ne veulent plus accoucher à l’hôpital, et préfèrent des lieux moins impersonnels. Mais si ces accouchements hors de l'hôpital sont originaux, ils ne sont pas sans risques…

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Accouchement à domicile, une pratique à risque
Accouchement à domicile, une pratique à risque

- La chronique de Magali Cotard, du 27 octobre 2011 -

 

Mis à part quelques expériences originales, l'objectif des femmes qui font le choix de ne pas accoucher à l'hôpital, c'est de pouvoir accoucher chez elles.

Mais comment cela se passe-t-il en cas de problème ? C'est évidemment la question que soulèvent tous ces accouchements à domicile. Des sages-femmes formées à la réanimation peuvent être présentes, et en cas de problème, un transfert à l'hôpital est prévu. Mais ça ne se passe pas toujours comme ça. Dans les pays anglo-saxons, un mouvement est né dans les années 1950 et s'est développé depuis quelques années. On appelle ça "l'accouchement non assisté", ou le freebirthing qui signifie "l'accouchement libre". Et cette fois, tout membre médical est exclu. La femme accouche seule, ou en couple, ou alors entourée d'amis, et évidemment, ce n'est pas sans risque.

En Australie, l'une des plus ferventes militantes du mouvement en a payé le prix fort en 2009… Janet Fraser s'apprêtait à donner naissance à son troisième enfant. Son fils de 5 ans qui devait naître à la maison, est finalement né par césarienne à l'hôpital. Sa fille de 2 ans était née à la maison, mais en présence d'une sage-femme. Alors pour son troisième enfant, elle a voulu passer à l'étape suivante. Aucun médecin n'a suivi sa grossesse car elle souhaitait accoucher sans aucune assistance médicale. Résultat : le 27 mars 2009, le bébé, privé d'oxygène, fait un arrêt cardiaque et décède. En 2009, à Sydney, 4 bébés sont morts en l'espace de 9 mois dans les mêmes conditions.

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