Pervers narcissiques : quels soins pour la victime ?

Comment peut-on soigner la victime d'une perverse narcissique ?

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses avec Pascale Chapaux-Morelli, présidente de l'Association d'aide aux victimes de violences psychologiques :

"Ce sont des personnes qui ont en général vraiment besoin de consulter et donc de faire appel à un psychanalyste, un psychologue pour se réparer, se reconstruire. Il faut quand même qu'elle sache qu'elles n'ont rien perdu. On ne perd vraiment rien en route, il s'agit de retrouver ce qui a été recouvert par des mois, des années parfois, de souffrance.

"Ces personnes arrivent à l'association lorsqu'elles ont une souffrance intense, lorsqu'elles sont désorientées, parfois au début lors de la prise de conscience, lorsqu'elles se posent des questions sur leur relation, elles prennent actes de certaines situations, parfois aussi lorsqu'il y a de la violence physique qui débute.

"Il existe une dynamique si violente au niveau relationnel entre le pervers narcissique et son objet (l'autre est objectalisé) que cela peut aussi avoir une incidence au niveau physique. Même lorsqu'il n'y a pas de violences physiques, l'épée de Damoclès de la violence physique plane au dessus des victimes. Certains disent : il ne m'a jamais frappé mais il pourrait me tuer, cela semble paradoxal mais c'est tout à fait significatif de la relation.

"La sexualité avec un pervers narcissique suit souvent un cours relativement typique où il y a une phase de séduction, puis une phase de découverte où la partenaire a l'impression d'entrer dans une relation si forte qu'elle est elle-même nourrie. Dans tous les cas, elle découvre quelque chose d'intense, le pervers narcissique parfois l'amène à des pratiques qu'elle n'aurait pas choisi elle-même mais qui lui plaisent car il a l'habileté de lui faire penser ou croire que cela lui plaît.

"Souvent cela débouche sur une violence, c'est-à-dire qu'il y a des phases, il y a souvent, pas toujours mais souvent un crescendo qui va vers une certaine violence et cela peut aller jusqu'à une forme de viol."

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* Les réponses avec Pascal Couderc, psychologue-psychanalyste et Pascale Chapaux-Morelli, présidente de l'Association d'aide aux victimes de violences psychologiques

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